Soutenez Armenews !

Vous devez Ítre inscrits pour utiliser les forums d'armenews.com

Vous n'Ítes pas identifiť.

Annonce

Tout message postť sur ce forum engage la responsabilitť civile et pťnale de son auteur. Les messages racistes, homophobes, etc... sont donc interdits !

#1 06-08-2013 13:47:33

Adic2010
@rmenaute

Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

____________

- Oppenheim.5 : 5. Oppenheim's "1914 Denkschrift"  .   Lionel GOSSMAN
- Traduction.5  .  Traduction transcrite dans les messages ci-dessous de ce thread .

Cette pr√©paration du Djihad de novembre 1914 en Allemagne mentionn√©e dans les messages suivants pour faire conna√ģtre :

- NE - messages ~ #359 ~ #360 ~ #361 / "Symbolique allemande : accessible à l'internet franco-arménien ?"

- GF - message.#22 / "FrancoMusulmans contre terrorisme"

- OR - messages.#255-256 / "Hays & Franco-Arabes : potentialités >> faire connaitre + valoriser"

- DI - message.#75 / "Le dialogue islamochrétien face au(x) franco-poncepilatisme(s) ?"

- NE - message.#7 et précédents de "The Jihad Against the Armenian, Assyrian, and Greek Christians"

- NE - message.#18 de "Islam-Islamisme-Jihad1914-Touran-Kémalisme-Islamophobie-Négationnisme"

- GF - message.#16 de "Islamisme-Islamophobie : DroguePoliticoSociale ProfitantAuxTrafiquants"



Denkschrift betreffend die Revolutionierung der islamischen Gebiete unserer Feinde
[Memorandum concerning the fomenting of revolutions in the Islamic territories of our enemies], carefully prepared by the Freiburg scholar Tim Epkenhans, was published and thus made generally accessible in 2001 in the academic journal Archivum Ottomanicum (vol. 19, pp. 120?63).

DerniŤre modification par Adic2010 (29-08-2018 23:19:19)

En ligne

 

#2 06-08-2013 13:52:02

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Traduction des paragraphes du Ch.5 incluant les notes (*1) >> (*10) :

Le texte intégral de Denkschrift betreffend d'Oppenheim die Revolutionierung der islamischen Gebiete unserer Feinde [Mémorandum sur l'fomenter des révolutions dans les territoires islamiques de nos ennemis], préparés avec soin par le Freiburg chercheur Tim Epkenhans, a été publié et donc fait généralement accessible en 2001 dans le revue académique Archivum Ottomanicum (vol. 19, pp 120-63). Il sera présenté ici, donc, que dans ses grandes lignes. Notre attention se concentrera sur sa réception, sur les moyens employés pour exécuter ses propositions, y compris la fatwa émise au nom du sultan-calife, et sur son efficacité.

Le mémorandum est daté "Berlin, im Oktober 1914." A cette époque la Turquie n'avait pas encore officiellement entré dans la Première Guerre mondiale I. Un bref rappel de la succession des événements ayant conduit à l'entrée de la Turquie dans la guerre ne sera pas hors de propos:
Le 28 Juillet 1914 l'empereur Franz Josef a déclaré la guerre à la Serbie après avoir rejeté une réponse relativement accommodant serbe à la demande de l'Autriche que les conspirateurs serbes responsables de l'assassinat du prince héritier d'Autriche et son épouse à Sarajevo être livrés à Vienne pour y subir son procès.
Le 31 Juillet la Russie, un alli√© de la Serbie, a mobilis√©, en r√©ponse le 1er Ao√Ľt, Allemagne mobilis√© et d√©clar√© la guerre √† la Russie.
Le 3 Ao√Ľt Allemagne d√©clare la guerre √† la France, qui √©tait alli√©e √† la Russie, et vers√© des troupes en Belgique neutre; Bretagne envoy√© √† l'Allemagne un ultimatum exigeant le retrait des troupes allemandes en Belgique.
Le 4 Ao√Ľt-Bretagne d√©clare la guerre √† l'Allemagne.

Le 2 Ao√Ľt, compte tenu de l'apparente in√©vitabilit√© d'une guerre majeure en Europe, un trait√© secret d'alliance a √©t√© sign√© par l'Empire ottoman, qui craint pour son avenir dans l'√©ventualit√© d'une victoire des puissances de l'Entente et l'Allemagne, qui √©tait d√©sireux de bloquer une ligne de communication essentiel, par le Bosphore, entre les puissances occidentales et leur alli√© russe, ainsi que d'utiliser les Ottomans en vue d'√©tendre leur influence dans le monde musulman. Il a fallu attendre pr√®s de trois mois plus tard, cependant, le 25 Octobre, que le tr√®s pro-allemand ottoman ministre de la Guerre, Enver Pacha, avec le soutien du ministre de la Marine Djemal Pacha et ministre de l'Int√©rieur Talat Pasha, a charg√© le contre-amiral Wilhelm Souchon-a officier de la marine allemande qui avait cherch√© refuge dans les eaux turques pour ses navires de guerre, le Goeben et le Breslau, apr√®s qu'ils eurent bombard√© ports en Alg√©rie fran√ßaise, et qui avait √©t√© nomm√© commandant en chef de la marine ottomane √† entrer dans la mer Noire avec ses navires de guerre, maintenant reflagged que les navires turcs, rebaptis√©e Yavuz Selim et le Medilli, et habit√©s par leurs √©quipages allemands originaux portant fez. Leur mission √©tait d'attaquer les ports russes et des navires de guerre. Comme cela a certainement √©t√© pr√©vu, cette action (29 Octobre), a provoqu√© une d√©claration de guerre russe sur la Turquie (2 Novembre). Le 5 Novembre, alli√©s de la Russie, la Grande-Bretagne et la France, √† son tour, d√©clar√© la guerre √† Turquie.(*1)

Il √©tait donc d√©but Novembre avant que la Turquie a √©t√© √©labor√© ouvertement dans le conflit. Il y avait des √©l√©ments importants en Turquie qui s'opposaient √† l'entr√©e en guerre. Selon le c√©l√®bre √©crivain turc femme et militante Halide Edib Adivar, "en 1914, non seulement les masses, mais la plupart des intellectuels et des forces vives des unionistes [ie les Jeunes-Turcs] √©taient contre la guerre. Seulement Enver Pacha et un groupe militaire convaincu, avec les profiteurs, √©taient en faveur de la guerre. "Elle s'est oppos√©e entr√©e de la Turquie dans l'guerre.(*2) Arnold Toynbee, puis un Fellow de 26 ans de Balliol au service de renseignement britannique , pr√©tend avoir vu un m√©mo allemand diffus√© priv√© de 1916, dans lequel il √©tait indiqu√© que "l'entr√©e de la Turquie dans la guerre √©tait importune √† la soci√©t√© turque √† Constantinople, dont les sympathies sont avec la France, ainsi que de la masse du peuple, mais la propagande panislamique et la dictature militaire ont r√©ussi √† √©touffer toute opposition. "(*3) Le cabinet ottoman lui-m√™me √©tait divis√©. Un petit mais puissant parti de la guerre, dirig√©e par Enver, a favoris√© l'entr√©e imm√©diate dans la guerre, l'autre, beaucoup moins puissant groupe de ministres a √©t√© compl√®tement engag√© √† maintenir la neutralit√© de la Turquie comme une politique fondamentale, tandis qu'un troisi√®me groupe, le plus important, sans s'opposer √† l'entr√©e en la guerre, en principe, a jug√© que pour des raisons tactiques, il √©tait dans le meilleur int√©r√™t de la Turquie √† rester neutre aussi longtemps que possible. Le trait√© d'alliance avec l'Allemagne avait √©t√© n√©goci√© par le parti de la guerre √† l'insu des autres membres du cabinet. Le Grand Vizir, Sa√Įd Halim Pacha, qui en tant que ministre des Affaires √©trang√®res avait √©t√© impliqu√© dans les n√©gociations pour le trait√© et avait appos√© sa signature √† lui, mais il √©tait dans les paroles de Djemal Pacha, le ministre de la Marine et futur commandant de la quatri√®me arm√©e turque dans le Sina√Į "totalement oppos√© √† notre participation √† la guerre", a insist√© pour que le trait√© soit gard√©e secr√®te. Lorsque la connaissance de celui-ci a finalement atteint les autres membres du cabinet, il a rencontr√© des protestations v√©h√©mentes de la part de la majorit√©. La provocation d√©lib√©r√©e constitu√© par le bombardement des ports russes de la flotte ¬ęturc¬Ľ, de m√™me d√©cid√© par le parti de la guerre pro-allemand sans consulter leurs coll√®gues du Cabinet, a entra√ģn√© le Grand Vizir de menacer de d√©missionner et de la d√©mission r√©elle de plusieurs autres Ministers .(*4) m√©morandum de Oppenheim a donc √©t√© compos√© √† une √©poque o√Ļ il y avait encore une certaine incertitude quant au r√īle √©ventuel de la Turquie dans la guerre, malgr√© la pression de Berlin et le pouvoir consid√©rable exerc√© par les ¬ęTrois pachas"-ministre de la Guerre Enver, Marine ministre Djemal, et Ministre de l'Int√©rieur Talat.(*5)

D'o√Ļ l'importance, au d√©but de la note, sur la n√©cessit√© d'actif turc coop√©ration militaire, ainsi que la propagande: ¬ęLa condition la plus importante pour fomenter la r√©volution dans les territoires islamiques de nos ennemis est la coop√©ration √©nerg√©tique de l' . Turcs sous la banni√®re du sultan-calife "Oppenheim poursuit en observant, en g√©n√©ral, que des demi-mesures √† l'appui de ses propositions n'irons nulle part:¬ę Nous devons fournir les Turcs avec les hommes, de l'argent et de mat√©riel, pour que par d√©ployer des moyens consid√©rables que nous pouvons obtenir un r√©sultat satisfaisant. "La fin, cependant, sera vaut tous les efforts d√©ploy√©s pour y parvenir, pour" seulement lorsque les Turcs envahissent l'Egypte et r√©voltes √©clatent dans l'Inde Angleterre se faire c√©der. L'opinion publique 'sup√©rieure' Angleterre va forcer le gouvernement √† Londres, soit √† en envoyer autant que la moiti√© de la flotte en Inde afin de prot√©ger le nombre d'Anglais qui y vivent, ainsi que les milliards de dollars investis dans le pays, et de maintenir la place de la Grande-Bretagne en le monde, ou, puisque l'on peut s'attendre que l'Angleterre sur son propre [ie sans son empire] sera incapable d'atteindre ce dernier objectif, de faire la paix √† des conditions favorables pour nous. " (*6)

Le m√©morandum fait des suggestions concr√®tes d√©taill√©es pour la cr√©ation, une machine de propagande bien organis√©e efficace, pour √™tre ex√©cut√© par les Turcs et les Allemands, avec ce dernier en plein contr√īle, mais de telle mani√®re que les Turcs ne sont pas conscients de this.(*7) L'objectif de la propagande est de persuader tous les musulmans, mais surtout les sujets musulmans des Britanniques, les Fran√ßais et les Russes, que les Allemands sont en train de gagner la guerre et sortira victorieux de lui, et donc √† encourager les musulmans sous britannique, fran√ßais et la domination russe √† se soulever contre leurs ma√ģtres √©trangers. √Ä cette fin, Oppenheim propose la cr√©ation d'un Nachrichtenstelle [du renseignement] √† Berlin, qui sera r√©alis√© par lui-m√™me et g√©r√© par des orientalistes allemands et les professeurs n√©s √† l'√©tranger, dans le but de pr√©parer des tracts dans toutes les langues pertinentes, faisant usage de tous les Allemands consulats au Moyen-Orient (qui devrait s'attendre √† une augmentation appropri√©e dans leurs budgets mensuels) ainsi que des citoyens allemands priv√©s en service √† l'√©tranger et hommes d'affaires allemands √† l'√©tranger, afin d'assurer la diffusion la plus large possible du mat√©riel de propagande, et non des moindres, la mise en des agences d'information ou des salles de lecture (Nachrichtens√§le) dans tous les grands population centres.(*8)

Sur la question des mesures √† prendre contre l'ennemi, le m√©morandum d√©crit en d√©tail la situation dans les principaux territoires britanniques, fran√ßais et russe habit√©es par des musulmans (population de la r√©gion, la proportion de musulmans, qu'ils soient √† majorit√© chiite ou sunnite , les attitudes des dirigeants et des diverses classes de la population de gouverner par Christian Europ√©ens, la force et le moral des forces arm√©es indig√®nes et europ√©ennes, les conditions qui devront √™tre cr√©√©s afin d'inciter les gens √† se lever, etc.) Les articles sont consacr√©s √† l'Egypte et de l'Arabie, le Kirghizistan et le Turkestan, le Maroc, l'Alg√©rie et la Tunisie, et l'Inde. Le premier et le dernier de ces sections sur l'Egypte et sont l'Inde-et de loin, le principal ennemi, dans les yeux de Oppenheim, √©tant sans doute la Grande-Bretagne, et l'effet potentiel des soul√®vements en Inde et en Egypte sur les capacit√©s militaires plus substantiels et d√©taill√©s les de la Triple-Entente, √† son avis, greatest.(*9) Une attaque turque succ√®s sur l'Egypte, pour laquelle l'aide des B√©douins doit √™tre recherch√©e, serait susceptible de d√©clencher des r√©voltes massives en Egypte et mutineries dans l'arm√©e anglo-√©gyptienne, ce qui entra√ģne la fermeture du canal de Suez aux navires britanniques et la perturbation des la connexion britannique cruciale avec l'Inde. Sans une telle action par les Turcs, cependant, rien ne peut √™tre pr√©vu des Egyptiens. (En g√©n√©ral, Oppenheim a exprim√© une vision st√©r√©otyp√©e des ¬ęOrientaux¬Ľ dans ce m√©morandum destin√© √† la bureaucratie allemande Ainsi, les Turcs √©taient les organisateurs pauvres et permettrait d'atteindre rien sans orientation allemand;. Les Arm√©niens et les G√©orgiens chr√©tienne ¬Ľm√©ritent sans doute leur r√©putation de l√Ęches, traceurs et magouilleurs ", la grande masse des¬ę Orientaux ¬Ľ√©tait en g√©n√©ral" apathique ").

D'autres sections de l'accord de protocole avec le r√īle √† jouer par la Perse et l'Afghanistan et avec les moyens de convaincre leurs dirigeants de coop√©rer, tant militairement que par la propagande, avec la centrale Powers.(*10) L√† encore, la situation sociale et politique des deux pays est d√©crit leur potentiel militaire analys√© en d√©tail, et le meilleur moyen envisag√© de surmonter la m√©fiance mutuelle qui Oppenheim voit comme emp√™chant une triple alliance hautement souhaitable des trois puissances musulmanes: Turquie, la Perse et l'Afghanistan

DerniŤre modification par Adic2010 (06-08-2013 23:41:56)

En ligne

 

#3 06-08-2013 14:01:36

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Notes du Ch.5 (*1) >> (*10) :


1   On the hesitations, orders, counter-orders, and secret counter-counter-orders culminating in the shelling of the Russian ports, see the detailed study of Carl M√ľhlmann, Deutschland und die T√ľrkei 1913?1914 (Berlin-Gr√ľnewald: Dr. Walther Rothschild, 1929), pp. 71?74 (Politische Wissenschaft, Heft 7).

2   Memoirs of Halide Edib (New York and London: The Century Co., n.d., c. 1926), p. 381.

3   A. J. Toynbee, Turkey: A Past and a Future (London: Hodder and Stoughton; New York: George H. Doran Company, 1917), p. 21. Toynbee may have been citing Harry Stuermer, the Constantinople correspondent of the K√∂lnische Zeitung from Spring 1915 to Christmas 1916, who left Germany for Switzerland in 1917, and who likewise claimed that Turkish opinion was opposed to war (Two War Years in Constantinople: Sketches of German and Young Turkish Ethics and Politics, trans. E. Allen and the author [New York: George H. Doran Company, 1917], pp. 209?11). On anti-war sentiment in Turkey see, in addition, Rafael de Nogales, Four Years Beneath the Crescent (New York: Charles Scribner?s Sons, 1926), p. 13.

4   Djemal Pasha, Memories of a Turkish Statesman 1913?1919 (New York: George H. Doran, 1922), pp. 130?33; M√ľhlmann, Deutschland und die T√ľrkei 1913?1914, pp. 39?43, 51?56, 71?77; Sina Akșin, Turkey: from Empire to Revolutionary Republic, trans. Dexter Mursaloğlu (London: Hurst & Company, 2007), pp. 95?96.

5   In a letter to Ernst J√§ckh, dated Therapia (the elegant waterside district to the north of Constantinople where many embassies were located) 13 October 1914, the writer (possibly a naval officer, named Janson) complained that ?we found things here very different from the way we imagined them to be in Berlin. To pick out the thing that most affects the military man: we were sent out here on the explicit understanding that we would be used in a military offensive. For the moment, there is no question of that and there is still constant discussion as to whether and when Turkey will take an active part in the war.? (Ernst J√§ckh Papers, Yale. MS group 467, Princeton University Library, Microfilm 11747, box 1)

6   Denkschrift in Archivum Ottomanicum, 19 (2001): 120?63 (see Introduction, note 7 above), p. 2. (All page numbers of the Denkschrift refer to the original pagination.) Oppenheim?s prediction that Britain on its own, without the Empire, would be unable to sustain its place in the world has turned out to be entirely accurate.

7   Ibidem, p. 8.

8   Oppenheim had been pressing from the beginning for systematic conduct of a propaganda war in the Islamic lands. (Memo from Oppenheim to Bethmann Hollweg 18 August 1914; see Wolfgang G. Schwanitz, ?Djihad ?Made in Germany?: der Streit um den Heiligen Krieg 1914?1915,? Sozial. Geschichte, 18 [2003]: 7?34 [p. 11]).

9   Thus Morocco, for example, though ripe for revolt, is too divided tribally to be of more than secondary significance as far as the war itself is concerned. Moreover, the Moroccans consider their own Sultan to be the legitimate Caliph and do not recognize the Turkish Sultan as the supreme religious authority (Denkschrift, pp. 95?96).

10  Denkschrift, pp. 59?78.

DerniŤre modification par Adic2010 (06-08-2013 14:03:08)

En ligne

 

#4 06-08-2013 14:26:31

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Traduction des paragraphes du Ch.5 incluant les notes (*11) >> (*20) :

Une telle alliance, de l'avis de Oppenheim, serait dirig√©e principalement vers la promotion des soul√®vements en Inde, √† la fois en faisant appel √† la solidarit√© des musulmans et par l'interm√©diaire d'une pouss√©e militaire vers le golfe Persique et le Nord-Ouest Territories.(*11) sous-produits utiles de ce militaire mesures sont √©galement consid√©r√©s, comme la prise de contr√īle des puits, le stockage des d√©p√īts et des raffineries de l'Anglo-Persian Oil Company et ainsi couper l'approvisionnement en p√©trole de la Colombie-flotte ainsi que de jeter les bases pour un Allemand reprise des installations apr√®s la guerre. (Comme indiqu√© pr√©c√©demment, Oppenheim a toujours √©t√© attentif aux possibilit√©s √©conomiques et commerciaux inh√©rents aux diff√©rents projets, politiques et scientifiques, qu'il soutenait.) Enfin, Oppenheim sugg√®re des m√©thodes d'exploiter la col√®re et le ressentiment parmi les troupes coloniales musulmanes en Colombie et en fran√ßais arm√©es: en l√Ęchant des tracts de propagande de l'air en les encourageant √† d√©sertent et passent aux Allemands, et en s√©parant les prisonniers de guerre musulmans de leurs camarades fran√ßais et en anglais, et en les pla√ßant dans des camps s√©par√©s o√Ļ ils recevraient un traitement favorable, o√Ļ tous leurs besoins religieux serait √™tre pris en charge √†, et o√Ļ un effort pourrait √™tre fait avec l'aide de sp√©cialement mis en imams √† "fanatiser" autant que possible. Ceux qui r√©pondait le mieux √† ce traitement alors √©t√© convaincus de participer √† la propagande anti-Entente, et, dans certains cas, pour revenir sur le devant de travailler en int√©r√™ts, soit de l'Allemagne en combattant du c√īt√© allemand ou en s'infiltrant dans leur ancienne colonie britannique ou Les unit√©s fran√ßaises et la dissidence de semis et le malaise des coreligionnaires.

La condition sine qua non des propositions de Oppenheim √©tait que, comme la plupart des musulmans, selon lui, a accept√© la demande du sultan turc d'√™tre le leader calife ou religieuses de la Oumma, toute propagande dirig√©e vers les musulmans effectu√©e au nom du calife et donc √™tre investi de la ¬ęnimbus¬Ľ, comme Oppenheim l'a dit, du successeur de l'Prophet.(*12) ¬ęD√®s que les gr√®ves de la Turquie, l'appel √† la guerre sainte et de l'√©mancipation de la domination √©trang√®re doit imm√©diatement √™tre sonn√©." (*13) Oppenheim a √©t√© pris au mot . Le 11 Novembre, neuf jours apr√®s la Russie ont r√©pondu aux attaques navales turques de la fin Octobre en d√©clarant la guerre √† l'Empire ottoman, et six jours apr√®s la Grande-Bretagne et la France ont embo√ģt√© le pas, la Turquie tardivement d√©clar√© la guerre √† la Grande-Bretagne et la France et leurs alli√©s. Cinq fatwas ont √©t√© r√©dig√©es et sign√©es par le Cheikh ul-Islam Khairi, le Grand Mufti de Constantinople. R√©dig√© sous la forme d'une s√©rie de questions et r√©ponses √† partir du Sheikh appris, les fatwas proclam√© que la poursuite du djihad contre les puissances de l'Entente √©tait une obligation sacr√©e de tous les musulmans individu, y compris les musulmans vivant sous la domination de l'une quelconque de ces pouvoirs et donc soumis aux repr√©sailles les plus s√©v√®res de leurs dirigeants, tels que ". mort pour eux-m√™mes et la destruction de leurs familles" Tout musulman d√©faut √† ce devoir, il a √©t√© d√©clar√©, encourra la col√®re de Dieu; tout musulman qui s'engage dans le combat contre les soldats de l'islam (donc toute musulmans dans la lutte contre les arm√©es britanniques, fran√ßais et russe) m√©riteront les feux de hell.(*14)

Le 11 Novembre, lors d'une c√©r√©monie solennelle dans la grande mosqu√©e de Mehmet II le Conqu√©rant √† Constantinople, la banni√®re du Proph√®te a √©t√© d√©ploy√© et Cheikh ul-Islam Khairi ceint le Sultan avec l'√©p√©e du Proph√®te. Le sultan et le ministre de la Guerre, Enver Pacha, ont prononc√© des discours enflamm√©s appelant le peuple √† se joindre √† la lutte contre les ennemis de l'Islam. Le 14 Novembre de la promulgation officielle des fatwas appelant au jihad a √©t√© marqu√©e par un spectacle soigneusement planifi√©e et dirig√©e par les autorit√©s allemandes, dont la Snouck orientaliste hollandais Hurgronje √©crit d√©daigneusement qu'il devait avoir rappel√© tout occidental "d'une com√©die musicale d'Offenbach ¬Ľ(*15.) Une foule de manifestants, accompagn√©e par un orchestre, se sont rassembl√©s devant l'ambassade d'Allemagne, o√Ļ ils ont √©t√© accueillis depuis le balcon de l'ambassadeur von Wangenheim et quatorze marocains, tunisiens, alg√©riens et prisonniers de guerre, sp√©cialement amen√©s dans des camps en Allemagne cr√©er une image vivante de la solidarit√© de tous les musulmans. Interpr√®te Karl Emil Schabinger, qui avait voyag√© avec le groupe et qui a r√©ussi plus tard Oppenheim comme chef du renseignement bureau de ce dernier ou Nachrichtenstelle f√ľr den Orient-debout derri√®re les prisonniers de guerre, en les incitant aux cris de ¬ęVive le Sultan et Calife." Apr√®s la foule avait √©t√© harangu√© par le chef de l'avancement de la Jeunes-Turcs et le Parti de l'Union et un membre turcophone du personnel de Monsieur l'Ambassadeur Wangenheim, √† laquelle il a r√©pondu par des applaudissements pour le Kaiser et l'Allemagne, alli√©e de l'Islam, la d√©monstration est pass√© √† l' Ambassade d'Autriche-Hongrie, puis au centre-ville, o√Ļ Schabinger raconte que l'un des policiers qui l'accompagne, ont tir√© vers le haut par l'enthousiasme patriotique, est entr√© un h√ītel, a sorti son revolver et tir√© √† bout portant sur un beau-p√®re anglais et nuit √† l'entr√©e hall.(*16) Le lendemain, le 15 Novembre, les cinq fatwas paru dans la presse dans le Iqdām de journal et en traduction fran√ßaise dans le journal fran√ßais "La Turquie" Constantinople. Enfin, le 25 Novembre, la proclamation officielle du djihad a √©t√© publi√© en turc dans le journal Sabah, ainsi que les noms des signataires, dirig√©e par Cheikh ul-Islam Khairi. Une traduction en fran√ßais est sorti le lendemain dans "La Turquie".

http://openbookpublishers.com/htmlreader/TPOMVO/images/img_p88.jpg . http://openbookpublishers.com/htmlreader/TPOMVO/images/img_p88-1.jpg  Fig.5.1 El Dschihad ou du Jihad, journal publi√© en arabe et d'autres langues par le Nachrichtenstelle f√ľr den Orient musulman pour les prisonniers de guerre qui avaient servi dans les arm√©es des puissances de l'Entente. Premier num√©ro paru en arabe le 1er Mars 1915, par la suite, tous les quinze jours, puis irr√©guli√®re jusqu'en 1918. Reproduit dans Gerhard H√∂pp, Arabische und Islamische Periodika √† Berlin und Brandenburg 1915-1945 (Berlin: Das Buch Arabische [Forschungsschwerpunkt Mittlerer Orient], 1994), p. 61.

Dans l'histoire de l'Ambassadeur Morgenthau, publi√© √† la fin de la guerre (1918), l'ambassadeur am√©ricain √† Constantinople donne un r√©cit vivant de la proclamation et de l'un des pamphlets pr√īnant le djihad qui l'ont suivi. Peu de temps apr√®s la d√©claration de guerre du sultan, Morgenthau √©crit:
le cheikh-ul-Islam a publi√© sa proclamation, appelant tout le monde musulman √† se lever et massacrer leurs oppresseurs chr√©tiens. "Oh, les musulmans¬Ľ, a conclu le pr√©sent document, ¬ęvous qui √™tes √©pris de bonheur et sont sur le point de sacrifier votre vie et vos biens pour la cause du droit, [...] se rassemblent d√©sormais autour du tr√īne imp√©rial, ob√©ir aux ordres de l' Tout-Puissant, qui, dans le Coran, nous promet la f√©licit√© √† cet √©gard et dans l'autre monde; embrasser vous au pied du tr√īne du calife et sachez que l'Etat est en guerre avec la Russie, l'Angleterre, la France et leurs alli√©s, et que ces sont les ennemis de l'Islam. Le chef des croyants, le calife, vous invite tout comme les musulmans √† se joindre √† la guerre sainte! "

Les chefs religieux lire cette proclamation √† leurs fid√®les rassembl√©s dans les mosqu√©es, tous les journaux imprim√©s bien en vue, il a √©t√© diffus√© dans tous les pays qui ont une grande population musulmane et l'Inde, la Chine, la Perse, l'Egypte, Alger, Tripoli, le Maroc et etc; dans tous ces endroits, il a √©t√© lu √† la foule assembl√©e et le peuple a exhort√©s √† ob√©ir au mandat. Le Ikdam [Iqdām], le journal turc qui s'√©tait pass√© dans la propri√©t√© allemande, a √©t√© constamment incitation des masses. "Les actes de nos ennemis¬Ľ, a √©crit cet √©diteur turco-allemand, "ont ramen√© la col√®re de Dieu. Une lueur d'espoir est apparue. Tous les musulmans, jeunes et vieux, hommes, femmes et enfants, doivent remplir leur devoir afin que l'√©clat peut pas dispara√ģtre, mais donner de la lumi√®re √† nous pour toujours. Combien de grandes choses peuvent √™tre accomplies par les bras des hommes vigoureux, √† l'aide d'autres personnes, des femmes et des enfants! [...] Le temps est venu d'agir. Nous aurons tous √† lutter de toutes nos forces, de toute notre √Ęme, avec les dents et les ongles, avec tous les nerfs de notre corps et de notre esprit. Si nous le faisons, la d√©livrance des royaumes musulmane soumise est assur√©e. [...] Allah est notre aide et le Proph√®te est notre soutien. "

La proclamation du Sultan était un document officiel public, et traitait de la guerre sainte proposé que d'une manière générale, mais à cette époque un pamphlet paru secrète qui a donné des instructions aux fidèles en des termes plus spécifiques. [...] Il a été imprimé en arabe, la langue du Coran. C'était un long document [...] plein de citations du Coran, et son style a été frénétique dans son appel à la haine raciale et religieuse. Il a décrit un plan d'opérations détaillé pour l'assassinat et l'extermination de tous les chrétiens, sauf ceux de nationalité allemande. Quelques extraits seront dépeindre son esprit:

√Ē gens de la foi et O musulmans bien-aim√©s, consid√®rent m√™me mais pour un bref instant, l'√©tat actuel du monde islamique. Car si vous consid√©rez cela, mais un peu, vous allez pleurer longtemps. Vous pourrez contempler un √©tat d√©concertant des affaires qui va provoquer la d√©chirure de tomber et le feu de la douleur √† feu. Vous voyez ce grand pays qu'est l'Inde, qui contient des centaines de millions de musulmans, tomb√©, en raison de divisions religieuses et les faiblesses dans la compr√©hension des ennemis de Dieu, l'infid√®le anglais. Vous voyez quarante millions de musulmans en Java entrav√©s par les cha√ģnes de la captivit√© et de l'affliction sous la domination des Hollandais. [...] Vous voyez l'Egypte, le Maroc, la Tunisie, l'Alg√©rie et le Soudan [...] g√©missant sous l'emprise des ennemis de Dieu et son ap√ītre. [...] Partout o√Ļ vous regardez, vous verrez que les ennemis de la vraie religion, en particulier les Anglais, les Russes et les Fran√ßais, ont Islam opprim√© et envahi ses droits par tous les moyens. Nous ne pouvons pas √©num√©rer les insultes que nous avons re√ßues de la part de ces nations qui d√©sirent totalement d√©truire l'islam et de conduire toutes les mahom√©tans de la surface de la terre. Cette tyrannie a pass√© toutes les limites supportables; la coupe de notre oppression est pleine √† craquer. [...] En bref, le travail et les infid√®les musulmans mangent, les musulmans ont faim et souffrent et les infid√®les se gavent et vivent dans le luxe. Le monde de l'islam s'enfonce et recule, et le monde chr√©tien va de l'avant et est de plus en plus √©lev√©. Les musulmans sont r√©duits en esclavage et les infid√®les sont les grands souverains. Tout cela parce que les musulmans ont abandonn√© le plan √©nonc√© dans le Coran et a ignor√© la guerre sainte dont il les commandes. [...] Mais le moment est venu pour la guerre sainte, et par cette terre d'islam doit √™tre √† jamais lib√©r√© de la puissance des infid√®les qui l'oppriment. Cette guerre sainte est devenue un devoir sacr√©. Sachez que le sang des infid√®les dans les pays islamiques peut √™tre vers√© impun√©ment, sauf ceux √† qui le pouvoir musulman a promis la s√©curit√© et qui sont alli√©s avec lui. (Ici, nous constatons que les Allemands et les Autrichiens sont exclus de massacre.) Le meurtre des infid√®les qui r√®gne sur l'Islam est devenu un devoir sacr√©, si vous le faites secr√®tement ou ouvertement, comme le Coran a d√©cr√©t√©: ¬ęPrenez-les et tuez-les chaque fois que vous les trouver. Voici, nous avons transmis ceux de vos mains et vous a donn√© le pouvoir supr√™me sur eux ¬Ľ. Celui qui tue m√™me un incroyant de ceux qui dirigent sur nous, si il le fait secr√®tement ou ouvertement, sera r√©compens√© par Dieu. Et que tous les musulmans, quelle que soit la partie du monde qu'il soit, ne jurent un serment solennel de tuer au moins trois ou quatre des infid√®les qui gouvernent sur lui, car ils sont les ennemis de Dieu et de la foi. Que tout musulman sait que sa r√©compense pour ce faire doit √™tre doubl√© par le Dieu qui a cr√©√© le ciel et la terre. Un musulman qui fait cela doit √™tre sauv√© des terreurs du Jour du Jugement, de la r√©surrection des morts. [...] Le temps est venu que nous devrions l√®vera comme la mont√©e d'un homme, d'une main une √©p√©e dans l'autre un fusil dans ses poches des boules de feu et des missiles mortif√®res, et dans son c?ur la lumi√®re de la foi [...]. "

Instructions sp√©cifiques permettant d'effectuer ce suivi de but sacr√©. Il doit y avoir une ¬ęguerre de c?ur¬Ľ, chaque disciple du Proph√®te, qui est, doit constamment nourrir dans son esprit une haine de l'infid√®le; une ¬ęguerre de la parole", avec la langue et la plume chaque musulman doit r√©pandre cette m√™me haine partout o√Ļ musulmans vivent et une guerre de l'acte, les combats et tuer les infid√®les partout o√Ļ il montre sa t√™te. [...] ¬ęLa guerre sainte¬Ľ, dit la brochure, "sera de trois formes. Tout d'abord, la guerre individu, qui se compose de l'acte personnelle individuelle. Cela peut √™tre men√©e avec une coupe, tuant instruments, [...] comme l'assassinat du chef de la police anglaise en Inde, et comme le meurtre de l'un des fonctionnaires qui arrivent √† la Mecque par Abi Busir (que Dieu soit satisfait de lui). "Le document donne plusieurs autres cas d'assassinat dont le fid√®le est enjoint √† imiter. Deuxi√®mement, les croyants sont dit d'organiser "bandes", et √† aller de l'avant et chr√©tiens tuer. Les plus utiles sont ceux qui sont organis√©s et fonctionnant en secret. ¬ęIl est √† esp√©rer que le monde islamique d'aujourd'hui profitera tr√®s largement de ces bandes secr√®tes." La troisi√®me m√©thode est de "campagnes organis√©es¬Ľ, c'est, par du personnel form√© armies.(*17)

Avec la proclamation du jihad, la condition premi√®re du projet de Oppenheim avait √©t√© satisfaite et la voie √©tait libre pour mettre en ?uvre les autres propositions contenues dans son m√©morandum. La quatri√®me arm√©e ottomane √† Damas a √©t√© plac√© sous le commandement de Djemal et le chef d'√©tat-major Kress von Kressenstein allemand et pr√©par√© √† ce qui aurait d√Ľ √™tre une attaque surprise sur l'Egypte et le canal de Suez au d√©but de 1915. Un agent sp√©cial a √©t√© envoy√© au consulat √† Tripoli commandes de renverser la domination fran√ßaise au Maroc, en Alg√©rie et Tunisia.(*18) missions en Afghanistan et la Perse avec ont √©t√© organis√©es dans le but de persuader les dirigeants de ces pays √† s'engager dans des actions militaires dirig√©es contre des l'Inde et les int√©r√™ts britanniques dans le Golfe Persique. Oppenheim recommand√© principaux membres des deux missions: Oskar Niedermayer pour la mission en Afghanistan et Wilhelm Wassmuss de semer le trouble chez des Britanniques au Persia.(*19) Convaincu, comme le m√©morandum 1914 montre qu'il soit, de la puissance de la propagande, Oppenheim lui-m√™me mis en place ce qu'on appelle Nachrichtenstelle f√ľr den Orient [Orient Bureau Intelligence], sous le toit de l'Ausw√§rtiges Amt √† Berlin, puis dans les bureaux de son propre dans le Tauntzienstrasse dans le West End de Berlin. Sa fonction √©tait de recueillir des renseignements et de diffuser des id√©es pan-islamistes parmi les musulmans du monde entier, y compris ceux qui servent dans les arm√©es de l'Entente, encourager la participation au djihad contre les ennemis de l'islam britannique, fran√ßaise et russe, convaincre l'opinion musulmane que l'Allemagne √©tait l'ami de l'Islam, et non des moindres, contrer la propagande des Britanniques et des Fran√ßais par rapport √† successes.(*20) militaire allemand Pour Oppenheim √©tait assez r√©aliste pour avoir compris que les dirigeants et les populations musulmanes n'√©taient pas suffisamment ¬ęfanatique¬Ľ √† se joindre √† l' "Guerre Sainte" s'ils n'√©taient pas convaincus que ce faisant, ils seraient du c√īt√© des vainqueurs.

DerniŤre modification par Adic2010 (06-08-2013 16:56:50)

En ligne

 

#5 06-08-2013 14:28:13

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Notes du Ch.5 (*11) >> (*20) : 

11  Subsequently the Turks, fearful that German plans for the region would lead to its exploding in revolution, pursued a policy intended to ?restrict the revolutionary activities of the Germans.? Instead of bringing the Persians into the German-Turkish alliance, as the Germans wished, ?so as to provide the necessary backing for the progress of German operations with regard to Afghanistan and against India,? the Turks envisaged a far more conservative Holy Alliance of the three Islamic nations?Turkey, Persia, and Afghanistan?by which Persian neutrality would be reaffirmed and guaranteed. Ambassador von Wangenheim, who was sceptical of the grandiose projects developed by Oppenheim and some others at the Ausw√§rtiges Amt, urged the Kaiser to support this move and to underwrite the neutrality of Persia, but his advice was rejected (see Jon Kimche, The Second Arab Awakening [London: Thames and Hudson, 1970], pp. 34?35).

12  Denkschrift, p. 7. Oppenheim conceded that the Moroccans claimed that their own Sultan was the true Caliph but noted that even they acknowledged the Turkish Sultan as head of the most powerful Islamic state.

13  Denkschrift, p. 7. In August 1914, the importance of the Sultan-Caliph?s proclaiming jihad to all Muslims in Asia, India, Egypt, and Africa had already been emphasized by Kaiser Wilhelm II himself when in August 1914 he pressed Enver Pasha, the Turkish War minister, to bring Turkey into the war (see Wolfgang G. Schwanitz, ?Djihad ?Made in Germany?,? Sozial.Geschichte, 18 [2003], p. 11).

14  The texts of the fatwas and of the proclamation that followed, translated into English, can be found in Geoffrey Lewis, ?The Ottoman Proclamation of Jihād in 1914,? Islamic Quarterly, 19 (1975): 157?63. Lewis gives the date on which the fatwas were signed as 11 November; the date of their promulgation as 14 November, and the date of their publication in the newspaper Iqdām as 15 November. Gottfried Hagen (Die T√ľrkei im Ersten Weltkrieg, pp. 3?4) gives the date of signing as 7 November.

15  C. Snouck Hurgronje, The Holy War ?Made in Germany?, p. 50.

16  Ulrich Trumpener, Germany and the Ottoman Empire 1914?1918 (Princeton: Princeton University Press, 1968), pp. 117?18; Wolfgang G. Schwanitz, ?Djihad ?Made in Germany?,? Sozial. Geschichte, 18 (2003), pp. 11?12.

17  Ambassador Morgenthau?s Story (New York: Doubleday, Page & Company, 1919), pp. 161?66.

18  Donald McKale, War by Revolution: Germany and Great Britain in the Middle East at the end of World War I, pp. 50?51.

19  See Hans-Ulrich Seidt, Berlin Kabul Moskau. Oskar Ritter von Niedermayer und Deutschlands Geopolitik; Donald McKale, War by Revolution: Germany and Great Britain in the Middle East at the end of World War I, pp. 79?85.

20  On the Nachrichtenstelle f√ľr den Orient and the related Nachrichtens√§le or reading rooms, see Gottfried Hagen, ?German Heralds of Holy War: Orientalists and Applied Oriental Studies,? Comparative Studies of South Asia, Africa and the Middle East, 24 (2004): 145?62; idem, Die T√ľrkei im Ersten Weltkrieg: Flugbl√§tter und Flugschriften in arabischer, persischer und osmanisch-t√ľrkischer Sprache (Frankfurt a. M., Bern, New York and Paris: Peter Lang, 1990; Heidelberger Orientalistische Studien, no. 15); Herbert Landolin M√ľller, Islam, ğihād (?Heileger Krieg?) und Deutsches Reich, pp. 203?07; Gabriele Teichmann, ?Fremder wider Willen?Max von Oppenheim in der wilhelminischen Epoche? in Geschichte zwischen Wissenschaft und Politik. Festschrift f√ľr Michael St√ľrmer zum 65. Geburtstag, p. 239.

En ligne

 

#6 06-08-2013 14:29:21

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Traduction des paragraphes du Ch.5 incluant les notes (*21) >> (*30) :

Avec des sections consacr√©es √† l'Arabie, la Perse, la Turquie, l'Inde et la Russie, le Nachrichtenstelle employait de nombreux universitaires allemands sp√©cialis√©s dans les diverses branches de ¬ęl'orientalisme¬Ľ et un bon nombre de collaborateurs musulmans, principalement de l'Egypte et de l'Afrique du Nord. Il a √©t√© consid√©rablement sous-financ√©, pas bien organis√©, et en proie √† rivalries.(*21)  N√©anmoins, en plus de placer des articles pro-allemands dans les journaux, √† Constantinople et ailleurs, et produisant une langue nouvelles feuilles arabe bimensuel, El-Dschihad, pour diffusion aupr√®s des prisonniers de guerre musulmans, (*22) le Bureau ne se r√©v√®lent et des dispositions pour la distribution d'une quantit√© consid√©rable de tracts et brochures, en grande partie gr√Ęce aux contributions substantielles par Oppenheim de sa propre pocket.(*23)

Les fatwas ont √©t√© largement diffus√©s, sur le front occidental ainsi que dans les pays musulmans, en arabe, en persan et d'autres langues, ainsi que la Turquie. Il √©tait √©vident, cependant, que les puissances de l'Entente pourraient facilement obtenir fatwas des experts juridiques locaux d√©clarant ob√©issance aux puissances coloniales l√©gales et obligatoires pour les musulmans dans leur juridiction. En outre, le ch√©rif Hussein de La Mecque, encourag√©e par les Britanniques, √©tait en campagne pour se faire reconna√ģtre comme calife l√©gitime, plut√īt que le sultan ottoman dont le droit au titre de calife n'a pas √©t√© universellement reconnu par les musulmans, comme certains savants orientaux allemands et allemands diplomates bien inform√©s au sujet de l'Islam n'ont pas manqu√© de souligner, dans un cas au moins √† la Kaiser himself.(*24)

L'efficacit√© des fatwas √©mises par le Cheikh ul-Islam Khairi √©tait donc incertaine. Des tracts ont √©t√© donc produites dans lequel l'accent est tomb√© sur l'argument anti-colonialiste: les atrocit√©s commises par les puissances coloniales, la discrimination contre les musulmans dans l'arm√©e fran√ßaise, sur l'exploitation de l'Inde britannique. La lutte contre la propagande britannique et fran√ßais √©tait une pr√©occupation particuli√®re de Oppenheim et il y avait une importante production de brochures vantant du nombre de soldats britanniques, fran√ßais et russe captur√©s, les navires d√©truits, pi√®ces d'artillerie saisis, et ainsi de suite. Albums illustr√©s con√ßus pour animer ces comptes statistiques s√®ches ont √©t√© fournis avec des l√©gendes en turc, l'arabe, le persan et l'ourdou. Parfois, les formes litt√©raires ont √©t√© mis √† profit, comme dans un po√®me en arabe, compos√©e en 1915 par un membre du Comit√© national des jeunes Egypte √† Berlin et appelant √† l'unit√© islamique et le djihad. Trois po√®mes en persan ont chant√© les louanges de l'arm√©e allemande dans la forme et le langage du persan epics.(*25)  Un projet cher au Oppenheim √©tait la mise en place de salles de lecture (Nachtrichtens√§le) tout au long de l'Empire ottoman, au cours de laquelle la population locale pourrait avoir acc√®s aux plus r√©centes nouvelles de la guerre et aussi d√©couvrir l'Allemagne, son effort de guerre, et ses partenaires industriels et prouesse commerciale. Oppenheim lui-m√™me a beaucoup voyag√© pour mettre en ?uvre ce projet et se vantait d'avoir mis en place plus de soixante-cinq de ces Nachrichtens√§le.(*26)  En outre, Oppenheim compris le potentiel du cin√©ma comme un moyen de communication et de formation de l'opinion et se mit √† produire des films de propagande pour montrer √† les pays musulmans. Quelle est l'efficacit√© de toute cette activit√© √©tait, cependant, est incertain, pour dire le moins. La demande de Oppenheim que "jusqu'√† 10.000 personnes" par jour ont visit√© quelques-unes des salles de lecture provinciaux et 20.000 par jour la salle de lecture de Pera (le centre commercial de Constantinople) n'est pas credible.(*27)

Comme nous l'avons vu, des id√©es proches de Oppenheim avait √©t√© galvaud√© bien avant la guerre et ils ont continu√© √† b√©n√©ficier de l'appui de personnalit√©s influentes dans le Ausw√§rtiges Amt et l'arm√©e allemande et de la marine. G√©n√©ral Helmuth von Moltke, par exemple, le chef d'√©tat-major, a √©t√© convaincu, une fois que la guerre avait √©clat√©, que ¬ęle fanatisme de l'Islam" doit √™tre d√©ploy√©e contre les Britanniques et les Russes dans la fomentation de violents soul√®vements en Inde et au Caucasus.(*28)  A l'Ausw√§rtiges Amt, Arthur Zimmermann, alors sous-secr√©taire aux Affaires √©trang√®res-, il √©tait de gagner en notori√©t√© plus tard pour le soi-disant ¬ęZimmermann t√©l√©gramme¬Ľ qui, comme ministre des Affaires √©trang√®res, il a envoy√© √† l'ambassadeur d'Allemagne au Mexique en Janvier 1917 et qui a contribu√© √† mettre les √Čtats-Unis dans la guerre aux c√īt√©s de l'Entente(*29) -fortement soutenu exploiter le ressentiment musulman comme une strat√©gie efficace pour l'Allemagne. Le 27 Ao√Ľt, plus d'un mois avant Oppenheim a pr√©sent√© son m√©morandum, l'Ausw√§rtiges Amt charg√© l'ambassade allemande √† Constantinople pour "impitoyablement et sans m√©nagement (R√ľcksichtslos und schonunglos) r√©aliser le plan pour √©veiller le sentiment panislamique contre l'Angleterre et ses possessions coloniales." (*30)  En un secret Seconde Guerre mondiale D√©partement d'Etat am√©ricain communication von Papen, qui √©tait actif dans les affaires turques dans les deux guerres mondiales, est dit avoir "au cours de la Premi√®re Guerre mondiale [...] a pr√©par√© plusieurs rapports qu'il a pr√©sent√© √† l'√©tat-major allemand et dans laquelle il a propos√© un plan pour un ¬ęJihad¬Ľ, un musulman guerre sainte et la r√©volte g√©n√©rale de l'Empire britannique √† √™tre appel√© par le calife (le Sultan de Turquie) et organis√©e par des agents allemands ".

DerniŤre modification par Adic2010 (06-08-2013 17:11:41)

En ligne

 

#7 06-08-2013 14:31:40

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Notes du Ch.5 (*21) >> (*30) : 


21  See Tilman L√ľdke, Jihad Made in Germany, pp. 117?22. Schabinger von Schowingen, who became director in March 1915 after Oppenheim had been posted to Constantinople, complained that ?the Odol-Toothpaste and Mouthwash Company invests more in its advertising than Imperial Germany for its war propaganda? (cit. p. 118, note 11). Under Schabinger, who considered an annual budget of 2,000,000 marks barely adequate, the monthly allowance of the Nachrichtenstelle was 5,000 marks (M√ľller, Islam, ğihād und Deutsches Reich, p. 207). Schabinger?s successor in 1916, the Jewish scholar of Semitic studies Eugen Mittwoch?who was later removed by the National Socialists from his chair at the University of Berlin?put in a request to the Imperial treasury for 100,000 marks (under $2,000,000 in 2012 currency) for the year 1917?1918.

22  On this paper, see Peter Heine, ?Al-Ğihād: eine deutsche Propagandazeitung im 1. Weltkrieg,? Die Welt des Islams, new series, 20 (1980): 197?99. It was published in other languages besides Arabic: Russian, Turkish, Hindi-Urdu.

23  1,012 publications in nine European and fifteen Asian languages over the four years of the war, amounting to a total of 3 million copies, according to Teichmann, ?Fremder wider Willen? (as in ch. 2, note 12 above).

24  E.g. the Oriental scholar Bernhard Moritz and the diplomat Friedrich Rosen; see Friedrich Rosen, Aus einem diplomatischen Wanderleben (Berlin: Transmare Verlag, 1931), vol. 2, pp. 197, 318?19.

25  See Gottfried Hagen, ?German Heralds of Holy War: Orientalists and Applied Oriental Studies,? Comparative Studies of South Asia, Africa and the Middle East, 24 (2004): 145?62 (p. 153). For samples, see Gottfried Hagen, Die T√ľrkei im Ersten Weltkrieg: Flugbl√§tter und Flugschriften in arabischer, persischer und osmanisch-t√ľrkischer Sprache (as in ch. 2, note 12 above).

26  According to a memorandum printed by the Reichsdruckerei, dated ?Berlin 1916,? and entitled Die Nachrichtenstelle der Kaiserlich Deutschen Botschaft in Konstantinopel und die deutsche wirtschaftliche Propaganda in der T√ľrkei, von Max Freiherrn von Oppenheim, Kaiserlichen Minister-Residenten [The Intelligence Bureau of the Imperial German Embassy in Constantinople and German economic propaganda in Turkey, by Baron Max von Oppenheim, Imperial Minister Resident], p. 13. The memo was probably printed for distribution to a large number of embassies and Ausw√§rtiges Amt personnel. On one of the rare copies of this text, in the University Library in Cologne, the indication ?Streng vertraulich? [?Strictly Confidential?] has been crossed out.

27  Gottfried Hagen, ?German Heralds of Holy War,? p. 13. Wilhelm Treue, ?Max Freiherr von Oppenheim: Der Arch√§ologe und die Politik,? Historische Zeitschrift, 209 (1999): 37?74 (pp. 70?71). As Treue notes, ?Oppenheim omits to explain how 20,000 or even 10,000 people could be accommodated in a 12-hour period in a room filled with reading material.? On Oppenheim?s production of propaganda films, see Gotttfried Hagen, Die T√ľrkei im ersten Weltkrieg, p. 41 and Gabriele Teichmann, ?Fremder wider Willen?Max von Oppenheim in der wilhelminischen Epoche,? p. 243.

28  ?It is of the greatest importance [?] to start insurrections in India and Egypt, also in the Caucasus. By means of the treaty with Turkey, the Foreign Office will be in a position to bring this idea to realization and to excite the fanaticism of Islam? (Von Moltke to the German Foreign Office, Berlin, 5 August 1914, in Max Montgelas and Walther Sch√ľcking, eds. Outbreak of the World War: German Documents collected by Karl Kautsky, trans. Carnegie Endowment for International Peace [New York: Oxford University Press, 1924], document 876, pp. 598?99). On the strong support in German military circles for the jihad idea, see also Tilman L√ľdke, Jihad Made in Germany, pp. 72?74. In his 5 August memo to the Foreign Office Moltke has a suggestion that anticipates in its impercipience Zimmerman?s notorious telegram of 1917 (see note 29 below). He urges that public opinion in America, which ?is friendly to Germany,? be mobilized with the help of German-Americans; ?perhaps the United States can be persuaded to undertake a naval war against England, in return for which Canada beckons to them as the prize of victory.?

29  In 1916, Zimmermann became Foreign Secretary and in that capacity was responsible for a coded telegram to the German Ambassador in Mexico, proposing that the Mexicans be promised German support for an attack on the U.S. to regain their lost territories. Unfortunately for Zimmermann, the British got hold of the telegram, succeeded in decoding it and communicated it to President Wilson. Intended no doubt to distract the Americans and keep them out of the European war, the Zimmermann telegram thus in fact helped to bring them into it.

30  Peter Hopkins, On Secret Service East of Constantinople: The Plot to Bring Down the British Empire (London: John Murray, 1994), pp. 54?55; Vahakn N. Dadrian, German Responsibility in the Armenian Genocide, p. 51; see also Mustafa Aksakal, The Ottoman Road to War in 1914, pp. 16?17.

En ligne

 

#8 06-08-2013 14:33:30

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Traduction des paragraphes du Ch.5 incluant les notes (*31) >> (*40) :

Selon ce document, cependant, ¬ęVon Papen n'√©tait pas lui-m√™me √† l'origine du¬ę Jihad ¬Ľ, comme cela avait d√©j√† √©t√© repris par plusieurs politiciens allemands et les membres du service diplomatique allemande, parmi lesquels on peut notamment citer le professeur Max von Oppenheim, arch√©ologue et [...] Secr√©taire Oriental √† l'Allemand Consulat G√©n√©ral au Caire. Les id√©es de Von Papen, "poursuit le rapport,¬ę √©taient d'un int√©r√™t particulier au si√®ge allemand et par ordre de Falkenhayn, alors chef de l'√©tat-major allemand, von Papen a √©t√© transf√©r√©e √† l'entr√©e de la Turquie dans la guerre, sur le front de l'Est ". (*31) Un commentaire de l'ambassadeur Morgenthau semble confirmer la large devise du plan jihad. Il avait √©t√© inform√©, il se rapporte, plut√īt nonchalamment par son homologue allemand Hans von Wangenheim d'un plan pour "√©veiller l'ensemble du monde musulman fanatique contre les chr√©tiens¬Ľ, comme s'il n'y avait rien de surprenant ou d'inhabituel it.(*32)

Comme il arrive, Wangenheim semble avoir √©t√© l'un des un certain nombre de gens qui √©taient sceptiques quant √† la fois la sagesse et l'efficacit√© des strat√©gies d√©finies par Oppenheim dans son m√©morandum. Le consul g√©n√©ral d'Allemagne au Caire (1906-1908), comte Bernstorff, qui a favoris√© une politique conciliante envers la Grande-Bretagne et sur la t√™te duquel Oppenheim avait envoy√© ses notes du Caire directement √† l'Ausw√§rtiges Amt √† Berlin, √©tait another.(*33) fortes r√©ticences sur politique du Proche-Orient de son pays en g√©n√©ral ont √©galement √©t√© exprim√©es, directement √† l'empereur par un diplomate allemand qui avait non seulement une vaste exp√©rience de l'Orient (ayant servi comme interpr√®te pour les repr√©sentants allemands √† Beyrouth et T√©h√©ran, comme consul √† Bagdad et √† J√©rusalem, comme ambassadeur d'Allemagne au Maroc, √† Tanger, et en tant que sp√©cialiste des affaires orientales √† l'Ausw√§rtiges Amt), mais a √©t√©, en outre, un √©rudit musulman respect√© (l'auteur d'une grammaire persane et de la traduction allemande encore standard du Rubaiyat d'Omar Khayyam ). Friedrich Rosen, comme Oppenheim, avait de l'ascendance juive partie (sa m√®re d'origine britannique Serena Anna Moscheles, bien que baptis√© √† la naissance, √©tait la fille du compositeur tch√®que-juive et musicien Ignaz Moscheles, qui avait connu un succ√®s brillant √† Londres), et sa carri√®re, comme Oppenheim avait souffert √† cause de cela. Cependant, contrairement √† la Oppenheim nationaliste et anglophobe, Rosen croit bonnes relations anglo-allemandes devraient √™tre la pierre angulaire de la politique √©trang√®re allemande et a fait ce qu'il pouvait pour dissuader ses sup√©rieurs √† l'Ausw√§rtiges Amt et sur une ou deux reprises, en 1907 et √† nouveau en 1913, le Kaiser lui-m√™me d'une politique de coop√©ration √©troite avec les Ottomans. Une telle politique devait, selon lui, √† √©veiller les soup√ßons britannique et de l'hostilit√© et de renforcer la Colombie-Fran√ßais-Russe coalition.(*34) Il y avait aussi un certain scepticisme parmi les officiers allemands et les conseillers rattach√©s √† l'arm√©e turque. Selon un historien, ¬ębeaucoup consid√©raient comme [essayant de d√©clencher une guerre sainte contre les alli√©s] une perte de main-d'?uvre et des ressources pr√©cieuses, et tr√®s probablement se retourner contre eux¬Ľ. (*35)

Les sceptiques et les critiques ont √©t√© compens√©s toutefois par les d√©fenseurs, au premier rang desquels le chancelier Bethmann-Hollweg (qui a √©galement soutenu intrigante de Oppenheim avec le Parti Ghader indien r√©volutionnaire pour encourager une action terroriste en Inde et mutineries au sein des troupes hindoues dans le British army)(*36) et, not least, le Kaiser lui-m√™me. Certes, il y avait des voix dissidentes et de fortes r√©ticences au sujet de la promotion du djihad, non seulement dans les sections de la population g√©n√©rale en Allemagne, en tant que mot de la reprise des massacres d'Arm√©niens (1915-1916) propagation, mais parmi les agents consulaires allemands et autres Allemands qui ont √©t√© t√©moins des atrocit√©s commis au nom du djihad contre les Arm√©niens dans leurs juridictions. M√™me la r√©action aux massacres a √©t√© relativement mod√©r√©e en Allemagne, cependant, par rapport √† la lev√©e de boucliers dans d'autres pays (*37) europ√©enne et d'une litt√©rature brochure consid√©rable, certaines d'entre elles ne fait aucun doute officiellement inspir√©, a tent√© de rassurer les Allemands ordinaires sur l'alliance de leur pays avec un musulman nation contre d'autres chr√©tiens, europ√©en nations.(*38) L'auteur d'une brochure de 80 pages, intitul√© rousingly Hie Allah! Das Erwachen des Islam [Lo, Allah! Le r√©veil de l'islam], a rappel√© le profond effet sur le ¬ętout le monde islamique¬Ľ de la ¬ęc√©l√®bre discours dans lequel le Kaiser a annonc√© que trois cents millions de musulmans n'avaient pas de meilleur ami que lui." (L'allusion est √† la Kaiser se proclamant le ami de l'islam dans un discours sur la tombe de Saladin, √† Damas en 1898.) panislamisme, l'√©crivain a √©crit rassurant, ne repr√©sentait pas une menace pour toutes les nations chr√©tiennes, et surtout pas √† l'Allemagne, qui n'avait jamais tent√© de soumettre tout musulman personnes √† sa r√®gle, et le djihad du sultan-calife n'√©tait pas dirig√©e contre les chr√©tiens en g√©n√©ral, mais seulement contre les ennemis et oppresseurs de l'islam. √Čtant donn√© que l'Islam pr√©f√®re aucune forme particuli√®re de l'Etat, ne fait pas de distinctions ethniques ou raciales parmi les fid√®les, et permet √† chaque communaut√© de poursuivre ses propres int√©r√™ts et id√©aux et √† adopter ses propres formulaires administratifs, ¬ęil n'est pas possible de r√©unir tous ces diff√©rents int√©r√™ts dans un cadre unique et de les diriger vers un but pr√©cis. " Ce n'est que lorsque l'islam est menac√© "peut le calife, en proclamant la guerre sainte, faire appel √† tous les musulmans de s'unir sous lui et le servir avec toute leur force et principal." Le d√©clenchement de la guerre est d√©sormais "r√©veill√© le sentiment de communaut√© entre tous les islamique les peuples, ind√©pendamment de leur origine et de la race, √† la hauteur de la fi√®vre, de sorte que nous pouvons maintenant observer l'√©mergence d'un puissant mouvement dirig√© contre ces nations que dans le cours du temps ayant d√©pass√© les terres musulmanes et soumis leurs populations √† la domination effr√©n√©e et l'arbitraire "- ie Grande-Bretagne, la France et la Russie, mais pas l'Allemagne ou l'Autriche-Hungary.(*39) Ce point de vue rassurante du djihad proclam√© par le sultan-calife a √©t√© soutenue par un √©rudit musulman √©crit dans un journal bas√© √† Berlin en 1916. Beaucoup de non-musulmans interpr√®tent le jihad ¬ępar erreur¬Ľ, at-il affirm√©, en tant que mouvement d'imposer la religion musulmane sur l'ensemble world. (*40)

DerniŤre modification par Adic2010 (06-08-2013 17:27:58)

En ligne

 

#9 06-08-2013 14:35:00

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Notes du Ch.5 (*31) >> (*40) : 


31  U.S. National Archives II, College Park, Md. Record Group 165, Box 3053, reports on diplomatic and consular representatives accredited to foreign countries, report by the U.S. Naval Attach√©, Istanbul, 14 January 1942, quoted by Wolfgang G. Schwanitz, Gold, Bankiers und Diplomate: Zur Geschichte der Deutschen Orientbank 1906?1946 (Berlin: Trafo Verlag Wolfgang Weist, 2002), p. 321.

32  ?In the early days Wangenheim had explained to me one of Germany?s main purposes in forcing Turkey into the conflict. He made this explanation quietly and nonchalantly, as though it had been quite the most ordinary matter in the world. Sitting in his office, puffing away at his big black German cigar, he unfolded Germany?s scheme to arouse the whole fanatical Moslem world against the Christians. Germany had planned a real ?holy war? as one means of destroying English and French influence in the world. ?Turkey herself is not the really important matter,? said Wangenheim. Her army is a small one, and we do not expect it to do very much. [?] But the big thing is the Moslem world. If we can stir the Mohammedans up against the English and the Russians, we can force them to make peace?.? (Ambassador Morgenthau?s Story, pp. 160?61). See also Peter Hopkins, On Secret Service East of Constantinople, p. 55.

33  Johann Heinrich von Bernstorff, born in London, the son of a Prussian ambassador to Great Britain, was appointed German ambassador to the United States in 1908 and held the post until the outbreak of war between Germany and the U.S. in 1917. After WWI he was a founding member of the German Democratic Party, a strong supporter of the movement to establish a Jewish state in Palestine, and a President of the German Association for the League of Nations. Explicitly denounced by Hitler as one of those who bore responsibility for the collapse of Germany, he emigrated to Switzerland in 1933 and died in Geneva in 1939; see Gerhard L. Weinberg, Germany, Hitler and World War II (Cambridge: Cambridge University Press, 1995), p. 38. On his ?sharp disagreement? with Oppenheim?s estimate of the Panislamic movement and of Egypt?s likely response in the event of war, see Donald McKale, Curt Pr√ľfer: German Diplomat from the Kaiser to Hitler, p. 17. In his memoirs, Bernstorff refers to his consistent ?desire that Germany should live in amity with England? and to his policy as Consul-General in Cairo as ?an attempt to allay the English suspicion of Germany.? He even expresses high regard for Lord Cromer, the British Consul-General in Egypt and the b√™te noire of Islamists, Egyptian Nationalists, and Oppenheim, and sympathizes with Cromer?s bitterness, at the end of his tenure there, at Egyptian ingratitude for the benefits and reforms he had brought to the country and at their siding against him with the Turks ?who had brought nothing but disaster? (Memoirs of Count Bernstorff, trans. Eric Sutton [New York: Random House, 1936], pp. 17, 94).

34  Friedrich Rosen, Aus einem diplomatischen Wanderleben, vol. 2, pp. 176?80, 197?98.

35  Peter Hopkins, On Secret Service East of Constantinople, p. 132.

36  Oppenheim was apparently highly gratified that the network of Indian science students in Germany and Switzerland that he had secretly organized included chemistry students who were ready to undertake suicide bombings: ?Sie haben sich dem Tode geweiht und unter Eid verpflichtet, den Verr√§ter zu t√∂ten? [?They are committed to die for their cause and have sworn on oath to kill any traitor?]. Cit. Seidt, Berlin Kabul Moskau, p. 47.

37  See Margaret Lavinia Anderson, ??Down in Turkey, far away?: Human Rights, the Armenian Massacres, and Orientalism in Wilhelmine Germany,? Journal of Modern History, 79 (2007): 80?111; on protests by some German officials, military men, and residents, see Dickran H. Boyajian, Armenia: The Case for a Forgotten Genocide (Westwood, N.J.: Educational Book Crafters, 1972), pp. 337?44; Jean-Marie Carzou, Un G√©nocide exemplaire: Arm√©nie 1915 (Paris: Flammarion, 1975), pp. 168?94; Vahakn N. Dadrian, German Responsibility in the Armenian Genocide, 16, 73, 119, et passim.

38  On the series of Politische Flugschriften, edited by Ernst J√§ckh, Oppenheim?s colleague at the Nachrictenstelle f√ľr den Orient, and on numerous pamphlets and articles by Carl Becker and Martin Hartmann, two of Germany?s leading Oriental scholars, see Snouck Hurgronje, The Holy War ?Made in Germany,? pp. 51?52, 62?64.

39  Gustav Diercks, Hie Allah! Das Erwachen des Islam (Berlin: Karl Curtius, 1914), passages cited on pp. 12, 60?61.

40  Abdul Malik Hansa Bey, ?Der Panislamismus: Seine Bedeutung und seine Grenzen,? Die islamische Welt: Illustrierte Monatschrift f√ľr Politik, Wirtschaft und Kultur, 1 (1916): 18?20.

En ligne

 

#10 06-08-2013 14:36:23

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Traduction des paragraphes du Ch.5 incluant les notes (*41) >> (*52) :

Un autre, un peu plus courte brochure de trente-huit pages (Der Heilige Dschihad. Krieg des Islams und seine Bedeutung im Weltkriege [Jihad: la guerre sainte de l'islam et de son importance dans la Premi√®re Guerre mondiale], par le Dr Gottfried Galli), paru en 1915 , a reconnu l'anomalie apparente des combats du Croissant avec la Croix contre d'autres grandes nations chr√©tiennes et les inqui√©tudes soulev√©es en allemand Christian et cercles missionnaires surtout par les massacres d'Arm√©niens. N√©anmoins, il a justifi√© l'alliance de l'Allemagne avec une nation islamique sur les motifs d'une lutte commune contre le Weltherrschaft [domination sur le monde entier] que certains autres pays ont cherch√© √† imposer. Avec son apparition √† Tanger, son voyage √† J√©rusalem, et son annonce sur la tombe de Saladin qu'il √©tait l'ami de tous les musulmans du monde, le Kaiser lui-m√™me avait pris les devants dans la promotion de cette alliance entre l'Allemagne et l'islam. "La guerre sainte" de l'Allemagne contre l'Angleterre et l'Empire ottoman-proclam√© le djihad contre les puissances de l'Entente √©taient √† la fois inspir√© par le m√™me ressentiment populaire de l'ing√©rence √©trang√®re: ¬ęLa guerre allemand Sainte, au coude √† coude avec le djihad, est le premier fruit de [la Kaiser ] politique et le plus mauvais augure pour l'ensemble de l'avenir. "Son succ√®s, le lecteur a √©t√© conseill√© dans l'avant-propos, d√©pendaient d'une bonne compr√©hension du djihad par le peuple allemand.

Le texte principal a proc√©d√©, en premier lieu, de souligner que l'Allemagne elle-m√™me a √©t√© engag√© dans une guerre sainte ¬Ľd√©coulant des profondeurs du sentiment populaire et la conscience que ce qui est en jeu, c'est la protection de saint patrimoine du pays" et, deuxi√®mement, √† rassurer lecteurs sur la nature du jihad. A la question de savoir si ¬ęune telle alliance [avec une nation islamique] ne constitue pas une d√©sacralisante de notre propre guerre sainte¬Ľ, l'auteur a r√©pondu: "Un coup d'?il sur l'histoire et la doctrine de l'islam d√©montre sans ambigu√Įt√© que toute l'hostilit√© plus t√īt √† les chr√©tiens et toutes les horreurs de jihads ant√©rieures ont aussi peu √† voir avec l'essence de l'Islam comme l'Inquisition, le b√Ľcher, la chasse aux sorci√®res, et avoir ainsi de suite √† voir avec l'essence du christianisme. "Mais quid des massacres d'Arm√©niens ? "N'ont-ils pas montrer la vraie nature √† l'oppos√© de l'islam?" La r√©ponse √† cette question est simple: "Non, non, et encore non" Les massacres, l'auteur entretenu, √©taient le produit d'intrigues par les Anglais et les Arm√©niens themselves.(*41) La brochure a continu√© avec une attaque sur deux critiques s√©v√®res de la strat√©gie du djihad de l'Allemagne: Johannes Lepsius, un orientaliste allemand protestant et missionnaire (il √©tait le fils du p√®re fondateur de l'allemand √©gyptologie Carl Richard Lepsius et lui-m√™me l'un des fondateurs de la Mission Orient allemand), et l'√©minent orientaliste hollandais Christiaan Snouck. Lepsius avait pr√©sent√© la strat√©gie du djihad comme ayant jou√© dans les mains des chauvins et irr√©ligieux Jeunes-Turcs, tandis que son Bericht √ľber die Lage des armenischen Volkes in der T√ľrkei (1916) √©tait une d√©nonciation m√©ticuleusement document√© des massacres aussi froidement et cyniquement planifi√© et ex√©cut√© par le Comit√© Union et Progr√®s-dire Enver, Talat et Djemal-afin de cr√©er, pour des raisons politiques, une population uniforme et homog√®ne dans l'Empire ottoman Empire.(*42) Dans son Deutschland und der Heilige Krieg vient de publier (Leipzig, 1915.. Engl trans La guerre sainte "Made in Germany", New York, 1915) Snouck, pour sa part, comme nous l'avons vu plus t√īt, a d√©nonc√© savants allemands pour rallier publiquement derri√®re, une forme de religion d'inspiration atavique de guerre qu'ils avaient eux-m√™mes condamn√©s dans leur avant-guerre writings.(*43) En revanche, l'auteur de Dschihad: Der Heilige Krieg des Islams insist√© sur le fait que le jihad √©tait "une lutte pour l'existence. L'√©cume des jours pass√©s a √©t√© nettoy√© hors de lui et il a √©t√© lib√©r√© de l'hostilit√© fanatique √† ceux d'autres confessions. ¬ęEn effet, at-il soutenu, seulement bon pourrait venir de la collaboration de l'Allemagne et de l'islam. Adaptation de deux lignes bien connues par le milieu du XIXe si√®cle, po√®te Emanuel Geibel, Denn es S√∂ll am Deutschen Wesen / noch Einstmal Die Welt genesen ["Car dans les jours √† venir, le monde sera gu√©ri gr√Ęce √† l'esprit allemand¬Ľ], l'auteur de la brochure a affirm√© que, loin de poursuivre des objectifs ataviques, l'islam "est consciemment cherche √† se gu√©rir gr√Ęce √† son contact avec la culture allemande¬Ľ. (*44)

Le projet de Oppenheim n'a pas atteint les r√©sultats de son auteur et d√©fenseurs attendus. Les Britanniques n'ont pas √©t√© surpris par ce qui aurait d√Ľ √™tre une attaque turque de surprise sur le canal de Suez qui fixerait l'Egypte en feu, et les Turcs ont √©t√© battus back.(*45) Oppenheim avait esp√©r√© gr√Ęce √† ses contacts personnels avec Faisal, un des fils de Hussein, le ch√©rif de La Mecque et gardienne des lieux saints musulmans, pour gagner le soutien des Arabes pour son jihad, mais il √©tait outmanoeuvered par son homologue britannique TE Laurent. Apr√®s avoir jou√© un double jeu pendant un certain temps, Hussein a jet√© son sort avec les Britanniques et a conduit les Arabes √† un soul√®vement contre le Ottomans.(*46) La l√©gitimit√©, aux yeux des Musulmans, de djihad Oppenheim, qui avait toujours √©t√© pr√©caire, a √©t√© mortellement maintenant compromise . Un djihad lanc√© par le gouvernement du Comit√© notoirement irr√©ligieux Union et Progr√®s et dirig√©e contre les nations infid√®les seulement pr√©cis√©, tout en √©tant soutenu et largement dirig√© par une autre nation infid√®le, n'avait pas √©t√© extr√™mement convaincante pour commencer, et il n'avait pas r√©ussi √† susciter l' ¬ęfanatisme de l'Islam." Oppenheim lui-m√™me semble avoir reconnu autant puisque, apr√®s son retour d'une tourn√©e en Syrie et en Arabie du Nord en 1915, le th√®me du djihad a jou√© un r√īle moins important dans sa litt√©rature de propagande. Quand, en plus, avec la r√©volte arabe contre les Ottomans, une grande partie du monde musulman ouvertement rejet√© son jihad, le projet grandiose d'Oppenheim de r√©volte g√©n√©ralis√©e par les sujets musulmans des puissances de l'Entente a √©t√© condamn√©. Une analyse approfondie de l'√©chec du projet, offert par Hans-Ulrich Seidt dans deux chapitres (√† juste titre intitul√© ¬ęKrieg der Amateure" [Guerre des Amateurs] et "Gef√§hrliche Tr√§ume" [Dangerous Dreams]), de Berlin, sa ville de Kaboul Moskau ( 2002) identifie trois causes principales de l'√©chec du projet: pr√©paration insuffisante, des ressources insuffisantes et une mauvaise organisation.

Quiconque cherche √† travers la s√©rie de documents intitul√©e ¬ęMesures et incitations contre nos ennemis" ["Unternehmungen und Aufwiegelungen gegen unsere Feinde"] dans les archives de l'Ausw√§rtiges Amt et s'attendant √† trouver un endroit frais, calcul√©, m√©ticuleusement planifi√© "prise de pouvoir du monde" [¬ęGriff nach der Weltmacht" (*47)] seront d√©√ßus. Il ne fait aucun doute que Max von Oppenheim pensait hardiment en termes de la candidature de l'Allemagne pour le pouvoir dans le monde et qu'il a con√ßu et propos√© au gouvernement imp√©rial un plan global et complet pour l'Orient, sur la base du incitation √† la r√©volution. Mais son plan manquait √† la fois une pr√©paration minutieuse et son terrain de mat√©riau. Le personnel et le mat√©riel n√©cessaires √† sa r√©alisation n'√©taient pas l√†. [...] Il √©tait in√©vitable que le r√™ve d'une "guerre sainte" de Max von Oppenheim serait suivie d'un r√©veil douloureux. [...] L'orientaliste allemand Ernst J√§ckh qui avait √©t√© √† Constantinople du 12 D√©cembre au 22 sonder les chances de provoquer un bouleversement r√©volutionnaire de l'Est a r√©dig√© un rapport qui fait r√©fl√©chir le 3 Janvier, apr√®s son retour. Dans son Bericht √ľber die Organisation dans Konstantinopel zur Revolutionierung feindlicher Gebiete ["Rapport sur l'organisation √† Constantinople pour r√©volutions de fomentation en territoires ennemis"] J√§ckh peint un sombre tableau: ¬ęL'impression g√©n√©rale peut se r√©sumer ainsi: tous nos engagements ont √©t√© mis en jusqu'√† tardivement et de fa√ßon improvis√©e, sans pr√©paratifs avaient √©t√© faits en temps de paix. "Le rapport de J√§ckh et les documents √† l'Ausw√§rtiges Amt t√©moignent d'une divergence bouleversante entre la volont√© politique et la capacit√© op√©rationnelle, entre des objectifs ambitieux et des moyens indisponibles. Improvisation et de v?ux pieux ont pris la place d'une planification rigoureuse et prudente informations gathering.(*48)

Une √©valuation n√©gative plus √©motionnel, mais pas moins de la strat√©gie "Holy War" et de la part de Oppenheim en a √©t√© donn√© par le correspondant Constantinople de la K√∂lnische Zeitung, Harry Stuermer. Stuermer, qui semble avoir partag√© l'indignation de Lepsius √† des d√©portations et des massacres arm√©niens et √† la complicit√© de l'Allemagne, en raison de son alliance avec les Ottomans, dans ce qu'il a qualifi√© de crimes contre l'humanit√©, a exprim√© de fortes craintes dans les rapports √† son journal et √† l'Ausw√§rtiges Amt , mais il a donn√© libre cours √† son indignation seulement apr√®s avoir quitt√© l'Allemagne en 1917. Son Zwei Kriegsjahre dans Konstantinopel: Skizzen deutsch-jungt√ľrkischer Moral und Politik paru dans la m√™me ann√©e en Suisse, pays neutre, o√Ļ il s'√©tait install√©, ainsi que dans la traduction anglaise, malgr√© les efforts d√©ploy√©s par les Allemands pour emp√™cher sa publication. Stuermer n'avait rien de bon √† dire sur le gouvernement des Jeunes-Turcs. C'√©tait, selon lui, x√©nophobe, chauvin, raciste et hypocrite:

Panturquisme, qui semble √™tre la passion d'administration de tous les grands hommes de la journ√©e, trouve son expression dans deux directions. Ext√©rieurement, il s'agit d'un effort constant pour une ¬ęplus grande Turquie¬Ľ, un mouvement qui pour une grande partie dans son essence, et certainement dans ses objectifs territoriaux, est parall√®le √† la ¬ęguerre sainte¬Ľ; int√©rieurement c'est un d√©sir fanatique de turquification g√©n√©ral qui trouve prise dans les mesures nationalistes politiques, certains de barbarie criminelle, les autres participant de la nature des r√©formes modernes, √† commencer par les r√®glements de la langue et de ¬ęcolonisation interne¬Ľ et se terminant dans les pers√©cutions arm√©niennes. [...] Dans les milieux peu √©clair√©s en Europe, les gens sont encore sous la fausse impression que les Jeunes-Turcs d'aujourd'hui, les dirigeants intellectuels et politiques de la Turquie dans cette guerre, sont musulmans authentiques, z√©l√©, et m√™me fanatique, et les observateurs superficiels expliquer toutes les occurrences et les √©pid√©mies de jeunes chauvinisme turc pour des raisons panislamique d√©sagr√©ables, surtout que la Turquie n'a pas tard√© √† proclamer sa "guerre sainte". Mais cette conception est tout √† fait tort. Le caract√®re artificiel de la ¬ęDjihad¬Ľ, qui a √©t√© seulement mis en mouvement contre une partie des ¬ęinfid√®les¬Ľ, tandis que les autres sont devenus de plus en plus le corps au pouvoir en Turquie, est la meilleure preuve de l'inconsistance de cette th√©orie. La v√©rit√© est que le r√©gime politique actuel est la n√©gation compl√®te de l'id√©e pan-islamique et la substitution de l'id√©e pan-turque de race.(*49)

La réalité, selon Stuermer, c'est que les Jeunes-Turcs sont eux-mêmes exploitent sympathies pan-islamistes et le sentiment religieux musulman cyniquement, à leurs propres fins politiques, comme les Allemands.
La stratégie n'a toutefois pas fonctionné:

C'est une t√Ęche tr√®s p√©nible pour un Allemand [...] pour faire face aux nombreuses intrigues et machinations de notre gouvernement dans [son] rapport √† la soi-disant ¬ęguerre sainte¬Ľ (ar. Djihad), o√Ļ dans [sa] qu√™te d' une vaine illusion [il] se baissa pour les moyens tr√®s faibles. Pratiquement tous [ses] espoirs dans cette direction ont √©t√© malheureusement bris√©. [Son] co√Ľteux, peu scrupuleux, les efforts soigneusement amorales contre la civilisation europ√©enne dans les pays musulmans ont abouti √† la terrible contre-coup de la d√©fection des Arabes et de la fondation d'un califat purement arabe sous protection anglaise. [...] Le soi-disant ¬ęguerre sainte¬Ľ, si elle avait r√©ussi, aurait √©t√© l'un des plus grands crimes contre la civilisation humaine que m√™me l'Allemagne a sur sa conscience. [...] Mais la tentative contre la civilisation coloniale n'a pas r√©ussi. La ¬ęDjihad¬Ľ, a proclam√© qu'il √©tait par le Turanian pseudo-Calife et violemment anti-Entente, √©tait vou√©e √† l'√©chec d√®s le d√©but de son artificialit√© √©vidente. C'√©tait une farce mis√©rable, ou plut√īt une tragi-com√©die, la pr√©sente fin de laquelle, √† savoir la d√©fection du califat arabe, est au contraire directement de ce qui avait √©t√© destin√©e √† une telle urgence fanatique et l'utilisation d'une telle propagande immorale. [...] La tentative de "d√©lier" la guerre sainte est principalement attribuable √† des illusions les plus absurdes. Il semblerait qu'en Allemagne, la terre de la science, de la maison de tant d'√©minents m√©decins de la recherche, m√™me les savants ont √©t√© attaqu√©s par la maladie de se laisser √©blouir par les illusions politiques sauvages, ou s√Ľrement, conna√ģtre les pays de l'Islam comme il se doit , ils auraient depuis longtemps fait entendre leur voix contre cette fieff√© folly.(*50)

Stuermer zooms puis dans les personnages louches employées par Nachrichtenstelle d'Oppenheim faire de la propagande en faveur du djihad. Bon nombre des personnes qui, prétendant être de fervents musulmans, ont offert leurs services et ont reçu un financement de la Nachrichtenstelle, étaient simplement des escrocs qui trayait le gouvernement allemand et Oppenheim lui-même, car il aidait à financer le programme avec son propre argent pour tous qu'ils valaient:

De nombreux exemples [...] pourrait √™tre cit√© [...] de l'ambassade allemande se fait la dupe d'aventuriers avides qui les traitaient comme une source in√©puisable d'or. D'abord on pourrait appara√ģtre sur la sc√®ne qui s'est annonc√© comme un seul homme pour faire face √† l'Afghanistan, puis un autre viendrait le long de son chemin vers la Perse et de jouer le grand homme "en mission sp√©ciale¬Ľ pour un moment de Pera alors que l'argent appartenant √† l' Empire allemand serait trouver son chemin dans toutes sortes de faibles retraites [...] M√™me un connaisseur de bonne foi de l'Est comme le baron von Oppenheim, qui avait d√©j√† fait des visites d'une valeur consid√©rable √† des fins de recherche juste en face de la p√©ninsule arabique, et ainsi aurait d√Ľ savoir mieux que de partager ces fausses illusions, distribuait des milliers de marques de sa propre poche et des millions de personnes le Tr√©sor!-√† attiser les tribus de prendre part √† la Djihad.(*51)

En fin de compte, Oppenheim lui-m√™me, en regardant en arri√®re sur le plan jihad et ses efforts de propagande, ont admis qu'ils avaient eu un sevrage, ¬ęein Schlag ins Wasser¬Ľ (*52)  (une claque dans l'eau)

DerniŤre modification par Adic2010 (06-08-2013 18:14:22)

En ligne

 

#11 06-08-2013 14:37:58

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Notes du Ch.5 (*41) >> (*52) : 

41  That was the official German-Turkish line. In 1915, after consultation with ambassador Wangenheim the Sublime Porte issued an official denial of complicity in the massacres: ?Far from having condoned or organized mass murders, the Porte declared, it has merely exercised its sovereign right of self-defense against a revolutionary movement, and the responsibility for everything that had happened in the Armenian districts had to be borne exclusively by the Entente Powers themselves, because they had organized and directed the revolutionary movements in the first place.? (Trumpener, Germany and the Ottoman Empire, p. 210; see also Taner Ak√ßam, A Shameful Act: The Armenian Genocide and Turkish Responsibility [New York: Metropolitan Books and Henry Holt and Company, 2006], p. 214; Vahakn N. Dadrian, German Complicity in the Armenian Genocide, pp. 81?83; Suzanne L. Marchand, German Orientalism in the Age of Empire, pp. 454?57).

42  Lepsius claimed that the deportations and massacres were organized by the Committee of Union and Progress, did not have the support of the Turkish people as a whole and especially not that of truly religious Muslims, and were in no way motivated by national security concerns. In addition, the efforts of von Wangenheim and, more forcefully, of his successor Count Wolff-Metternich to get the Committee to call a halt to the mas sacres?which, quite apart from moral and humanitarian considerations, the ambassadors realised were damaging to Germany?s cause in the war?had been ignored. Lepsius ended his introduction to the documents by quoting from a report by Wolff-Metternich dated 10 July 1916, which does implicate Islam itself to some extent in the policy being pursued by the Committee of Union and Progress: ?The Turkish government has not allowed itself to be dissuaded from carrying out its policy of eliminating the Armenian Question by exterminating the Armenian race either by our remonstrances or by those of the American Embassy and the Papal Nuntio or by the threats of the Entente powers, still less by fear of public opinion in Western countries. [?] The forced Islamisation of the Armenians should not be seen as a measure inspired by religious fanaticism, not at least in the first instance. Such sentiments were probably quite foreign to the potentates of the Young Turk movement. It remains no less the case that every true Ottoman patriot must above all profess adherence to Islam. In the East, religion and nationality are one. The history of the Turkish Empire, from its beginnings to the present time is there to demonstrate it and every Ottoman is convinced of it in the depths of his heart. Official and semi-official statements claiming the contrary, along with the entire battery of quotations from the Koran and from Islamic tradition belong to the fine phrases that are served up to Europeans since the promulgation of the firmans instituting reforms to convince them of the tolerant spirit of Islam and of the Ottomans. In the same way, if government ministers deny the stories that keep circulating about instances of religious persecution, this is above all for the sake of good form; yet their protestations do contain a grain of truth in as much as the dominant motive is not religious fanaticism, but the determination to amalgamate the Armenians with the Muslim element of the Empire.? (Archives du g√©nocide des Arm√©niens, recueillies et pr√©sent√©es par Johannes Lepsius [Paris: Fayard, 1986], pp. 39, 58. The German text was unavailable to me; this modern French edition presents a translation of a later [1919], expanded and altered version of the Bericht, in which, having been subjected to pressure to refrain from making public statements for the duration of the war and not to ?offend the sensibilities of our Turkish ally,? Lepsius undertook the task of ?sanitizing to a certain degree official German records, whereby Germany could be purged of any guilt or complicity regarding the fate of the Armenians? and Turkey alone made to appear responsible for it [Vahakn N. Dadrian, German Responsibility in the Armenian Genocide, p. 155]).

43  Carl Becker, the scholar at whom Snouck Hurgronje?s attack was primarily directed, himself admitted that he had chang1ed his tune only after the outbreak of war: ?In times of peace, I was always strongly opposed to the so-called Islam policy in foreign affairs; it seemed to me that it was playing with fire,? he wrote on 31 August 1914 to Ernst J√§ckh, one of Oppenheim?s close collaborators (cit. Ludmila Hanisch, Die Nachfolger der Exegeten: Deutschsprachige Erforschung des Vorderen Orients in der ersten H√§lfte des 20. Jahrhunderts [Wiesbaden: Harrassowitz, 2003], p. 80).

44  Gottfried Galli, Dschihad. Der Heilige Krieg des Islams und seine Bedeutung im Weltkriege unter besonderer Ber√ľcksichtigung der Interessen Deutschlands (Freiburg i.B.: C. Troemer?s Universit√§tsbuchhandlung, 1915); passages cited are in the Foreword and on pp. 5, 6, 8?9, 14, 16.

45  It is often noted that the objectives of this military campaign were not clearly established and that the resources mobilized for it were inadequate. It was disruptive, but did not achieve the goal some had set for it of destroying the lifeline of the British Empire. See Jehuda L. Wallach, Anatomie einer Milit√§rhilfe. Die preussisch-deutschen Milit√§rmissionen in der T√ľrkei 1835?1919 (D√ľsseldorf: Droste, 1976), pp. 191?96.

46  On Hussein?s complicated and drawn out double game, see the account in Djemal Pasha?s Memories of a Turkish Statesman 1913?1919, pp. 209?37. The proclamation outlining Hussein?s reasons for raising the standard against Constantinople (weak government; anti-religious legislation; arbitrary rule by Enver, Djemal, and Talat; unjust punishment, including hang1ing, of ?people of rank?) is given in English translation on pp. 226?27.

47  Seidt is citing the title of F. Fischer?s groundbreaking study of 1961 (see ch. 3, note 20 above).

48  Seidt, Berlin Kabul Moskau, pp. 56?57. On reasons for the failure of the jihad, see also Landau, Politics of Pan-Islam, pp. 100?03; Tilman L√ľdke, Jihad Made in Germany, pp. 122?24, 131?32, 152?54, 189?90; and Marchand, German Orientalism in the Age of Empire, pp. 446?63. Marchand quotes Ernst Herzfeld, a future collaborator of Oppenheim?s in evaluating the latter?s finds at Tel Halaf, as having considered ?the jihad a farce and the war itself a crime? (p. 462). In a letter to Carl Becker, dated January 1915, Herzfeld asked ?why would the [Ottoman] Empire?s subjects fight for a hated, corrupt, and deceitful regime? (p. 454). Landau argues, however, that Oppenheim?s jihad project was not quite the complete failure that ?Entente sources and later historians would have us believe? and that it did win the support of some notable Muslim leaders and scholars. A similarly nuanced view of the Suez operation is offered by Jehuda L. Wallach, Anatomie einer Milit√§rhilfe. Die preussisch-deutschen Milit√§rmissionen in der T√ľrkei 1835?1919, pp. 191?96. Wallach quotes a high-ranking German officer?s view that the operation was successful in tying up significant British military units, but that for the grandiose goal some people had had in mind?the destruction of the British Empire by cutting off its lifeline to India and the East?not nearly enough resources had been committed.

49  Harry Stuermer, Zwei Kriegsjahre in Konstantinopel: Skizzen deutsch-jungt√ľrkischer Moral und Politik (Lausanne: Payot, 1917). Quoted from the English translation: Two War Years in Constantinople: Sketches of German and Young Turkish Ethics and Politics (New York: George H. Doran, 1917), pp. 152?53, 176?77.

50  Ibid., pp. 126?29.

51  Ibid., pp. 134?35.

52  Tilman L√ľdke, Jihad Made in Germany, p. 186, quoting Oppenheim?s manuscript autobiography in the Hausarchiv of the Oppenheim Bank.

En ligne

 

#12 17-05-2015 11:07:55

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

#2861

DerniŤre modification par Adic2010 (29-08-2018 22:54:34)

En ligne

 

#13 01-07-2016 01:35:25

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

Le Kaiser Guillaume II visitant le tombeau de Saladin à Dams.

http://s400910952.websitehome.co.uk/germancolonialuniforms/wiki/Wilhelm_Temple_Mount22.jpg

DerniŤre modification par Adic2010 (30-08-2018 00:02:39)

En ligne

 

#14 30-08-2018 00:00:00

Adic2010
@rmenaute

Re: Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914)

- Les www des renvois à des messages#nn et à des rubriques (#NN) de ce thread Oppenheim / Berlin . Chapitre.5. "1914 Denkschrift" (Memorendum 1914) sont actualisés à ceux du nouveau forum.

https://www.princeton.edu/deptafe_internal/cimg!0/m1abskaaiy9ahz0omyz59tki9xmu1b6 http://www.princeton.edu/pr/pwb/99/0524/m/17.jpg . Pr Lionel GOSSMAN . Oppenheim.5 : 5. Oppenheim's "1914 Denkschrift" 

- Traduction.5  .  Traductions transcrites dans les messages ci-dessus de ce thread

- Une tr√®s bonne vid√©o en fran√ßais de 46mn:05s :   Guerres saintes / Le djihad du Kaiser

#4990

DerniŤre modification par Adic2010 (30-08-2018 00:20:24)

En ligne

 

Pied de page des forums

Droits de reproduction et de diffusion rťservťs
© Nouvelles d'Armťnie Magazine / www.armenews.com -