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#1 12-08-2019 21:34:48

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Eglise chaldéenne Kurdistan

https://www.la-croix.com/Religion/Catho … 1201040643


https://img.aws.la-croix.com/2019/08/12/1201040643/Mgr-Yousif-Toma-Mirkis-celebrant-messe-17-avril-2016_0_729_486.jpg

En Irak, cinq ans après, l’Église chaldéenne face à ses défis
Cinq ans après l’invasion de la plaine de Ninive par Daech, ayant provoqué la fuite de milliers de chrétiens irakiens, le synode annuel de l’Église chaldéenne s’est tenu du 4 au 11 août à Erbil (Kurdistan irakien).

Après deux jours de retraite spirituelle, certaines sessions de travail se sont déroulées, pour la première fois, avec des laïcs.

Claire Lesegretain, le 12/08/2019 à 11:28
En Irak, cinq ans après, l’Église chaldéenne face à ses défis
Mgr Yousif Toma Mirkis célébrant une messe le 17 avril 2016.
JEAN-MATTHIEU GAUTIER/CIRIC



Chaque année, les évêques des seize diocèses et représentations patriarcales de l’Église chaldéenne se réunissent en synode. Cette année, cinq ans après que Karakosh et la plaine de Ninive sont tombées aux mains de Daech, l’assemblée synodale de cette Église catholique orientale de tradition syriaque s’est tenue du 4 au 11 août à Erbil, dans le Kurdistan irakien, et a présenté deux nouveautés.

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Ce synode a commencé, en effet, par deux jours de retraite spirituelle pour les évêques, prêchés par Mgr Joseph Soueif, archevêque maronite de Chypre. « Il a souligné notre mission de pasteur et de père », souligne Mgr Yousif Toma Mirkis, 70 ans, archevêque chaldéen de Kirkouk depuis 2014.

Par ailleurs, les deux jours suivants, les 6 et 7 août, pour la première fois, des laïcs ont été invités à participer au synode. « Ils étaient seize, dont trois femmes, une religieuse représentant les ordres patriarcaux en Irak et le recteur du séminaire représentant les prêtres et les séminaristes », précise Mgr Mirkis. Une Conférence chaldéenne des laïcs est d’ailleurs annoncée pour 2022.

Du 8 au 11 août, les évêques chaldéens ont travaillé ensemble, au cours de six sessions. Après les interventions de Mgr Antoine Audo, sur la participation des laïcs à la vie de l’Église, et de Mgr Basilios Yaldo, sur les jeunes chaldéens, le Patriarche Louis Raphael Sako a fait le point sur les affaires publiques en Irak.

Atmosphère triste
« Les défis restent énormes », résume Mgr Mirkis en évoquant successivement l’espoir « assez faible » d’une amélioration de la situation gouvernementale, « l’atmosphère triste » face aux perspectives d’avenir « peu enthousiasmantes », surtout pour les enfants, les écoles n’ayant pas encore rouvert…

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« Notre synode a beaucoup insisté sur l’engagement patient que cela représente de revenir en Irak, évoque encore Mgr Mirkis. Nous encourageons à la résistance, en sachant que les politiciens nous mettent parfois des bâtons dans les roues et que nos représentants au parlement ne sont pas à la hauteur. Nous avons à nous battre à chaque instant pour ne pas tomber dans les pièges de la division. »

Ont également été abordés le statut des onze diocèses d’Irak et des diocèses et vicariats de la diaspora (États-Unis, Canada, Australie, France, Iran, Géorgie mais aussi Turquie, Syrie, Liban, Égypte, Jordanie et Jérusalem), ainsi que les relations des Chaldéens de la diaspora avec l’Église mère en Irak.

Pas de statistiques au Kurdistan
« Seulement 40 % des Chaldéens ont regagné leurs villes et villages d’Irak qu’ils avaient abandonnés en 2014, pour fuir Daech », rappelle Mgr Yousif Toma Mirkis qui a fait lui-même le point à Erbil, devant ses confrères, sur l’immigration.

Parmi les 60 % restant, certains se sont installés dans le Kurdistan irakien, notamment à Ankawa, le quartier chrétien d’Erbil, – mais « il n’y a pas de statistiques, on ne connaît pas le nombre précis de chrétiens au Kurdistan ».

D’autres ont immigré vers les États-Unis, l’Europe, le Canada ou l’Australie… « Au total, un million de nos fidèles sont dispersés aux quatre coins du monde », explique Mgr Mirkis à La Croix. « Nous ne sommes plus unis par une terre commune mais par la liturgie », poursuit Mgr Mirkis, en insistant sur ce « défi de pouvoir garder son identité ».

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Parmi les recommandations formulées par les évêques, certaines l’accent sur les « trois piliers essentiels » de l’identité chaldéenne : la langue, la liturgie et la terre. En ce sens, les membres du synode ont insisté sur la nécessité de « préserver l’héritage chaldéen », notamment en reconstruisant les monastères et les anciennes églises de Mossoul et de la plaine de Ninive.

D’autres recommandations visent à mettre en avant le « rôle de médiateur » de l’Église chaldéenne auprès des autres chrétiens et de toutes les composantes de la société irakienne, « afin de mener à bien la coopération et le dialogue ».

Quant à l’éventualité d’une visite du pape en 2020 en Irak, les Chaldéens, selon Mgr Mirkis, en caressent l’espoir. Cette visite « fortifierait notre attachement à notre Église et nous encouragerait beaucoup pour notre vie quotidienne, mais le pape n’en a pas encore fixé la date ».

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