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#76 08-11-2018 12:29:54

Adic2010
@rmenaute

Re: Conséquences100ansDénisGDA1915. Informer Fondation de l'Islam deFrance

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn%3AANd9GcRtgXxP-kMDhk4MnC6XXAkFbSm1uTXblIzqxAbZrCsa1w7Q063b . http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/iconographie/gear09.jpg . http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/images_0/0ecrire_carte01.JPG . http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/iconographie/kinetic_geode2.gif . http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/iconographie/clavier_main02.jpg . http://www.infirmiers.com/forum/images/smilies/6834.gif . COMPLÉTANT LA RUBRIQUE (#61), VOICI LA NOUVELLE RUBRIQUE (#70) :

#7545

Dernière modification par Adic2010 (08-11-2018 12:49:45)

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#77 08-11-2018 12:32:47

Adic2010
@rmenaute

Re: Conséquences100ansDénisGDA1915. Informer Fondation de l'Islam deFrance

~ ÉTUDIONS (GAMATS-GAMATS) LES DIFFÉRENTES PARTIES DU SITE / LA FONDATION DE L'ISLAM DE FRANCE

A/ LES MISSIONS / WWW :

~~ 1. FAIRE CONNAÎTRE DANS UN ESPRIT LAÏQUE LE FAIT RELIGIEUX MUSULMAN
La Fondation s’est donnée l'objectif de créer dans l’immédiat un portail numérique et à terme un campus numérique autour des sociétés et des civilisations musulmanes, pour permettre à de nombreux experts de s’adresser de manière pédagogique au grand public, afin de rendre intelligible les grands débats qui animent l’Islam contemporain.

Ces débats seront conduits avec la distanciation nécessaire à toute approche scientifique

~~ 2. DONNER DES REPÈRES RÉPUBLICAINS
La Fondation se fixe en particulier comme objectif de valoriser dans le récit national l’apport des Français de tradition musulmane, dans les guerres de défense et de libération nationales, dans la reconstruction du pays après 1945 et dans le développement de la France.

Ainsi la Fondation contribuera à offrir aux jeunes Français en quête d’identité des repères auxquels ils pourront s’identifier.

~~ 3. OUVRIR DES CHEMINS D'ÉLÉVATION
Une partie de la jeunesse française de tradition musulmane peine à trouver ses marques dans la société française. La Fondation entend faire de l’action culturelle et éducative un levier parmi d’autres pour restaurer l’estime de soi et favoriser le sentiment d’appartenance à la France. Elle entend enrayer les surenchères et favoriser les désescalades. L’avenir de cette jeunesse hors sol et privée de repères constitue une préoccupation essentielle pour la Fondation. Pour conjurer la tentation d’une radicalisation mortifère à laquelle cette jeunesse est exposée. La Fondation entend favoriser tous les chemins d’élévation, sociale, professionnelle, mais aussi morale et spirituelle.

~~ 4. ÊTRE UN PONT DANS LE DIALOGUE DES CULTURES
Si la langue française constitue la langue de la République, la langue arabe demeure le vecteur de la religion musulmane et des civilisations arabes. La Fondation favorisera donc son apprentissage en montrant dans toute sa diversité, la richesse du patrimoine culturel musulman. Ce sera la meilleure manière de lutter contre l’intolérance.

Dans cet esprit, la Fondation va nouer un partenariat avec des institutions culturelles, à l’instar du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre, l’Institut du Monde Arabe, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, le MUCEM et diverses institutions culturelles à Lyon, à Paris et à Marseille notamment, pour mieux faire connaitre à l’ensemble du corps social l’ancienneté et l’étroitesse de la relation qui lie la France à l’Islam.

Ainsi, la Fondation veut-elle être un pont dans le dialogue des cultures. Elle aidera les Français à s’approprier cet héritage pour que l’apport de l’Islam soit pleinement intégré dans la civilisation française.

~~ 5. REVIVIFIER LES ÉTUDES ISLAMOLOGIQUES EN FRANCE
Parallèlement la Fondation impulsera une dynamique forte dans le champ des études islamologiques. Un projet de partenariat est en cours d’élaboration avec le groupement d’intérêt scientifique du CNRS « Moyen-Orient - Mondes musulmans ». La France a produit au XXème siècle une école prestigieuse d’orientalistes de renommée mondiale. Il s’agit de revivifier cette tradition.

La France a noué avec le monde musulman des relations anciennes et profondes, notamment avec l’Empire ottoman depuis le XVIe siècle et avec le monde arabe et l’Afrique, du XVIIIe siècle à nos jours. Il n’est que temps aujourd’hui de prendre la mesure des enjeux que font apparaître le resurgissement sur la scène de l’Histoire de nations anciennes ou plus jeunes et le réveil dans le monde musulman de la modernité et de l’Islam qui, sous différentes formes, l’accompagne.

~~ 6. FORMER LES IMAMS AUX VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE
La Fondation entend aussi s’impliquer très activement dans la formation profane des imams. Elle compte pérenniser le travail accompli par le bureau des cultes du ministère de l’intérieur en aidant les ministres du culte à s’inscrire dans des formations universitaires diplômantes « laïcité, société, religion », afin qu’ils maitrisent l’environnement institutionnel français et ce que signifie de manière concrète la laïcité. La Fondation financera des actions de formation linguistique des imams, car on ne peut faire société sans parler la langue commune. Albert Camus définissait l’identité française par la maîtrise de la langue. Pour faire émerger un islam de France, il est nécessaire d’appuyer l’alphabétisation et l'apprentissage du français. Il faut aussi que les imams puissent prononcer leurs prêches en français.
#7565

Dernière modification par Adic2010 (08-11-2018 19:58:20)

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#78 08-11-2018 22:20:59

Adic2010
@rmenaute

Re: Conséquences100ansDénisGDA1915. Informer Fondation de l'Islam deFrance

http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/iconographie/kinetic_geode2.gif . Suite au message précédent, je suis en train de paginer, de lire, d'étudier (gamats-gamats) le site de LA FONDATION DE L'ISLAM DE FRANCE. Il y aura à les prendre au mot et ne pas rester passif.

LES CCAF RÉGIONAUX ~~~ LA SOCIÉTÉ DES ÉTUDES ARMÉNIENNES ~~~ L'AFAJA ~~~ LE MUSÉE ARMÉNIEN ~~~ L'ANACRA ~~~ ARAM / Marseille ~~~ L'Académie Internationale des Sciences "Ararat" (A.I.S.A.) ~~~ La Bibliothèque de la Cathédrale arménienne de Paris ~~~ La Bibliothèque Nubar de l'UGAB / Square d'Albomi et autres entités qui suivent certainement l'avancement de la Fondation.

http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/images_2/homme_consultant.JPG . http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/images_4/4_gifmanfred.gif . Ces associations ont des qualifications à faire valoir auprès de la Fondation de l'Islam de France qui doit prendre en considération le registre historico-culturel des Arméniens : pas seulement pour le GDA1915, mais aussi en tant que Chrétiens d'Orient... en relation jadis jusqu'avec Al-Andalus ! N'est-ce pas ?  wink

Merci d'en parler à nos associations -en particulier à celles des jeunes Hays qui maîtrisent bien Facebook. Bonne continuation. Nil (Berlin)

DANS L’ESPRIT DE JACQUES BERQUE / (FIF au bas de la page d'accueil).

L’ambition de la Fondation répond à une urgence : consolider par son action la concorde nationale. La Fondation entend œuvrer à la fraternité et à l’amitié civique et lutter contre le préjugé et l’ignorance, en montrant les liens intimes et étroits qui lient l’histoire de la France et celle du monde musulman, notre voisin.

La philosophie du projet de la Fondation peut être résumée par cette pensée de Jacques Berque formulée dans le livre « Les Arabes, l’islam et nous » : « Qu'il se crée en France non pas un islam français, mais un islam de France, disons, pour simplifier, un islam gallican, c'est-à-dire un islam qui soit au fait des préoccupations d'une société moderne, qui résolve les problèmes qu'il n'a jamais eu à résoudre dans ses sociétés d'origine, figurez-vous le retentissement qu'aurait cet Islam de progrès sur le reste de la zone islamique !"

La Fondation apportera ainsi sa contribution à la construction de la France du XXIe siècle où ses citoyens de culture musulmane sont appelés à prendre toute leur place, dont la République Française n’a rien à craindre, si elle sait revenir à ses principes, c’est à dire à ses sources.

#7590

Dernière modification par Adic2010 (08-11-2018 22:31:12)

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#79 09-11-2018 17:04:43

Adic2010
@rmenaute

Re: Conséquences100ansDénisGDA1915. Informer Fondation de l'Islam deFrance

- http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/images_2/chercheur.JPG - APERÇU HISTORIQUE DE LA FIF

La Fondation de l’Islam de France vise à répondre au défi de la connaissance : rendre intelligible auprès du corps social le fait religieux musulman tel qu’il se présente aujourd’hui en France et dans le monde, être un pont entre l’Islam et la République, substituer l’amitié civique aux peurs réciproques, et faire enfin que nos cinq millions de compatriotes de religion ou de tradition musulmane se sentent pleinement citoyens.

L’Islam de France est un grand défi posé à la Nation. Avec 4,1 millions de croyants entre vingt et soixante ans, selon l’Institut national d’études démographiques (INED), l’Islam constitue la deuxième religion de France. Certes, tous les immigrés d’origine maghrébine, africaine ou turque, et pour la plupart de nationalité française, ne sont pas musulmans, mais ils le sont majoritairement. Ils ont le droit de pratiquer leur culte. C’est pour favoriser leur intégration qu’en 1999 j’avais lancé une consultation réunissant les grandes sensibilités de l’Islam présentes en France.

C’est sur cette base qu’a pu être élu en 2003 le conseil français du culte musulman, Jacques Chirac étant président de la République et Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur. Le conseil français du culte musulman est la seule instance représentative du culte musulman.

En 2015-2016, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, a souhaité relancer le processus initié il y a bientôt dix-sept ans, en créant une instance de consultation.

Que s’agit-il de faire ? Relancer la Fondation pour les œuvres de l’Islam de France créée en 2005 par Dominique de Villepin, afin de surmonter les blocages qui l’avaient empêchée jusqu’alors de fonctionner et aider à l’émergence d’un Islam de France qui soit un islam républicain, autonome aussi bien dans ses financements que dans sa démarche.

Le dispositif retenu est simple. Une Fondation reconnue d’utilité publique aidera les projets éducatifs, culturels et sociaux. Elle n’aura donc pas d’activités proprement cultuelles. La Fondation de l’Islam de France est une nouvelle étape et c’est l’affirmation d’une volonté politique forte. La mise en place d’un tel dispositif portera ses fruits dans la durée. Il faut favoriser sans attendre les évolutions nécessaires. C’est l’affaire des musulmans d’abord. C’est aussi la volonté de l’État.

Elle répond à l’exigence du pays. Le chemin est ardu mais il n’y en a pas d’autre.

Il y a, entre la France et l’Islam une histoire pluriséculaire, jalonnée certes de conflits mais aussi d’échanges auréolés d’une vraie philosophie de la relation, qu’il faudra sans aucun doute réhabiliter. Nous montrerons ainsi à la majorité de nos concitoyens combien l’Islam fait partie intégrante de notre histoire collective.
#7683

Dernière modification par Adic2010 (09-11-2018 17:05:23)

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#80 10-11-2018 14:07:01

Adic2010
@rmenaute

Re: Conséquences100ansDénisGDA1915. Informer Fondation de l'Islam deFrance

http://resize1-europe1.ladmedia.fr/r/622,311,FFFFFF,center-middle/img/var/europe1/storage/images/europe1/politique/jean-pierre-chevenement-et-nicolas-dupont-aignan-vers-un-rapprochement-1355782/21095780-1-fre-FR/Jean-Pierre-Chevenement-et-Nicolas-Dupont-Aignan-vers-un-rapprochement.jpg . LA FONDATION DE L’ISLAM DE FRANCE AU SERVICE DE L’AMITIÉ CIVIQUE. SA DÉONTOLOGIE. Par Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation de l’Islam de France, le 17 septembre 2018.

La création de la Fondation de l’Islam de France devenue effective le 5 décembre 2016 répond à un objectif simple : il s’agit de rompre avec le regard misérabiliste porté en Occident sur tout ce qui est musulman : pour suivre Jacques Berque, « Voir les Arabes non pas avec le regard misérabiliste et dépréciatif du colonialisme, mais les voir comme ils se voient eux-mêmes : d’anciens conquérants, peut-être aujourd’hui déchus, mais se sachant les héritiers de prestigieuses civilisations… »

L’humiliation, la discrimination jouent certainement un rôle dans la relation dégradée qui s’est souvent instaurée entre Français musulmans et non musulmans, caricaturés dans le verlan des banlieues, en « Rebeus » et « Céfrans ».

De l’autre côté répondent l’exacerbation du sentiment victimaire et le ressentiment.

En faisant connaître l’Islam et ses civilisations sur une base objective aussi scientifique que possible, la FIF entend combattre les préjugés antimusulmans, faire reculer l’esprit de discrimination mais aussi débonder la cuve à ressentiment, restaurer chez les musulmans « l’estime de soi » et favoriser chez les non-musulmans un regard où la compréhension, la considération et l’aménité prendraient toute leur place. Bref, il s’agit de substituer au regard post-colonial, s’il a survécu à la colonisation, un regard républicain, c’est-à-dire d’égal à égal. Il ne s’agit pas de cultiver la repentance, mais simplement une conscience exigeante, sans rien cacher des ombres mais aussi des lumières qui ont marqué notre histoire commune.

Le ressentiment se fonde certes sur des causes exogènes objectives (l’humiliation coloniale, le racisme, la discrimination) d’où résulte un sentiment victimaire souvent exacerbé. Il ne faut pas dissimuler que le ressentiment a aussi des causes endogènes (l’interprétation salafiste et violente de la religion islamique – le concept ancien de « dhimmi » fondant encore des législations discriminatoires à l’égard des non-musulmans (en matière de droit matrimonial ou successoral par exemple).

La FIF entend réagir contre le racisme et les discriminations aussi bien que contre l’exacerbation du sentiment victimaire. Tâche infiniment difficile mais digne d’une conception exigeante de la laïcité dans une France que je qualifierais pour ma part de « post-impériale » autant sinon plus que « post-coloniale ».

Cette action sur les mentalités n’exonère en aucune manière la République de ses devoirs dans l’accès au Savoir, à l’emploi, à une vie digne de tous ses citoyens, bien sûr incités à faire l’effort de mériter ce nom. D’où l’importance de ce que j’appelle avec un zeste d’esprit provocateur le « djihad laïque », apprendre à tous les citoyens à « penser par eux-mêmes », c’est-à-dire souvent contre eux-mêmes, lorsqu’il s’agit de se déprendre des préjugés.

Faire des citoyens, cet objectif résume la vocation de la FIF appliquée aux musulmans de nationalité française aussi bien qu’aux citoyens d’autres confessions ou philosophies, incités à substituer au regard néocolonial, quand il subsiste, un regard républicain. Cette vocation incombe, bien sûr, à toutes les institutions de la République et d’abord à l’École.

La FIF a une vocation profane, essentiellement culturelle, éducative et sociale. Elle n’intervient pas dans le « religieux ». Mais elle ne méconnait pas les incidences d’une philosophie républicaine sur la pratique de l’Islam. La frontière peut se révéler poreuse entre la culture et le culte. Qui pourrait soutenir que la culture, dans toutes les civilisations, ne s’abreuve pas, en amont, à des sources religieuses ?

Ensuite, à travers l’enseignement des valeurs républicaines (liberté de conscience, autonomie du jugement, égalité devant la loi, mais aussi égalité des chances pour tous, autant que faire se peut, fraternité civique, etc.), la FIF sculpte en creux une conception de la religion musulmane compatible avec la République.

La FIF n’approche l’étude du fait religieux musulman que sous les auspices de la scientificité. Elle se veut toujours objective dans ses descriptions. Elle s’abstient de tout prosélytisme religieux. Elle s’adresse à tous les citoyens de la même manière, quelle que soit leur confession, musulmane ou non-musulmane. Elle vise à diffuser sur l’Islam un savoir objectif.

L’Islam c’est aussi une histoire, l’histoire de la Révélation mohammadienne dans l’Arabie antéislamique, un désert parsemé d’oasis sous le ciel étoilé, mais aussi un univers habité par des hommes, dont il faut connaître l’organisation sociale en tribus, les croyances païennes ou juives, voire chrétiennes et enfin les relations avec les Empires ou royaumes voisins : Byzantin, Sassanide, Yéménite, Abyssin, etc. De cet environnement, Jacqueline Chabbi nous a fait une description circonstanciée et objective. L’Histoire est une discipline qui tend à la scientificité. Le regard de l’anthropologue éclaire celui du théologien.

L’histoire de l’Islam, déchiré dès la mort de Mahomet entre ambitions rivales et guerres de succession, nous permet d’entrer autrement dans le texte de la Révélation, dont la forme écrite ne se fixera qu’à la fin du VIIIème siècle de l’ère chrétienne (second siècle de l’Hégire). C’est, dès les années qui suivent la mort de Mahomet, l’envol de l’Islam aux quatre coins du monde. La première mondialisation à l’échelle de l’Eurasie, de l’Espagne aux confins de la Chine. Force de la religion. Force du « Croire ». Effritement du monde ancien. Succession des califats- omeyyade, abbasside, fatimide… Califat des Almoravides et des Almohades au Maroc en attendant la dynastie chérifienne. L’Islam doit s’adapter à la diversité du monde. Il fonde pour cela des Empires : seldjoukide, moghol, mamelük, ottoman, marocain etc., crée des écoles juridiques et laisse s’épanouir à ses franges d’autres écoles, d’autres formes du « Croire ». C’est un raffinement de civilisations, une explosion des sciences et de la littérature à travers l’expansion de la langue arabe, poétique entre toutes.

Renan, dans sa célèbre controverse avec Al-Afghani, soutient que l’Islam laisse s’épanouir la science et la philosophie tant qu’il n’est pas majoritaire au sein des sociétés qu’il domine, c’est-à-dire jusqu’au XIIIème siècle. Al-Afghani lui répond que l’Islam est encore jeune. Il est né cinq siècles après le christianisme. Il faut laisser à l’Islam le temps de faire ses preuves. Al-Afghani à travers Mohamed Abdou est le père lointain de la « Nahda ». Après que la première Nahda a été étouffée, prisonnière des rets de la guerre froide, y a-t-il une chance de voir s’épanouir une seconde « Nahda » c’est-à-dire une nouvelle Renaissance, en terre d’Islam ? Il n’est pas dit que l’Islam soit condamné, face à l’Occident, à une forme de régression identitaire. Il peut, au contraire, trouver le moyen de « ne pas être infidèle à l’avenir » tout en restant « fidèle à ses sources » (J. Berque).

Étudier le fait religieux musulman, c’est prendre conscience de son unité civilisationnelle en même temps que de sa diversité historique, à l’image du monde qu’il a recouvert (cf. La mosaïque de l’Islam, par Suleiman Mourad). L’historicité enseigne la diversité qui prêche pour la tolérance. Concilier l’Islam avec l’esprit de recherche, l’autonomie du jugement et l’adoption de la méthode cartésienne n’est donc pas impossible.

Il faut délivrer l’Islam comme toutes les autres religions, de l’esprit de superstition, de ce que Ghaleb Bencheikh appelle « les clôtures dogmatiques. »

Ce n’est pas à la FIF d’intervenir dans les affaires d’une religion. Aussi bien ses statuts ne le lui permettent-ils pas.

Mais sa vocation est suffisamment large pour l’autoriser à œuvrer dans le chemin du Savoir et ainsi, de frayer la voie à tous les défricheurs de l’avenir.

Un horizon de progrès partagé est ce qui manque le plus pour fonder le dialogue de l’Islam et de la modernité. Les religions croient à l’au-delà. Elles ne croient pas forcément au progrès sur la terre. Et pourtant elles ont été, d’un point de vue moral, un progrès dans l’Histoire de l’Humanité et peuvent l’être à nouveau, si elles s’avèrent capables de cette double fidélité dont parlait Jacques Berque.

Le dialogue interreligieux peut être fécond. Il met en commun ce qui en effet est commun. La foi, la miséricorde ici appelée charité, la fraternité. Les Arabes ne sont pas seulement les héritiers des Grecs, entre l’antiquité et l’occident médiéval serait juste mais réducteur. Il y a un socle commun « abrahamique » à l’Islam et au judaïsme et au christianisme, deux religions qui lui ont préexisté.

Nul ne peut faire à la place des musulmans le travail de réinterprétation des textes à leurs yeux sacrés. C’est un travail de soi sur soi. Mais un œil extérieur amical peut faire voir à tous l’humanité, la beauté, l’élévation. Mettre en valeur ce qui est rare et précieux aussi bien que ce qui est commun aux trois religions monothéistes.

La FIF a choisi d’agir sur plusieurs axes à la fois. Favoriser une connaissance objective du fait religieux. C’est l’objet du Campus numérique « Lumières d’Islam ».

Relever chez les musulmans l’estime de soi et chez les non-musulmans la considération due à l’Islam, seconde religion monothéiste du monde. Ce sera l’objet d’une grande Exposition : « Civilisation musulmane, civilisation européenne, quinze siècles d’Histoire ».

Pour aider à l’émergence et au rayonnement d’un Islam des Lumières, il existe un point d’entrée : élever le niveau de formation des imams, aumôniers et cadres religieux. Elle ne peut le faire que dans le domaine profane. Mais une Fondation culturelle adossée à une religion ne peut que contribuer à ce que les musulmans dans le cadre de leurs propres institutions religieuses relèvent le défi que la modernité lance à l’Islam. Rêvons de ce que pourrait être, des rivages de l’Atlantique aux abords de la Mer de Chine un Islam qui aurait « épousé son temps » selon le mot que le général de Gaulle appliquait jadis à la France.

Avec le lancement de son Campus numérique, la Fondation de l’Islam de France à la fin de cette année disposera d’un outil qui sera précieux aux musulmans mais aussi à tous ceux qui veulent mieux connaître l’Islam dans toute sa richesse, en dehors des schémas simplificateurs et manichéens de l’idéologie salafiste. La déontologie de la Fondation de l’Islam de France, après deux ans d’existence, est claire. Son respect évitera à la Fondation de l’Islam de France les traverses qui résulteraient immanquablement d’une définition insuffisamment précise de ses objectifs et de ses règles de fonctionnement. En se conformant à cette déontologie, la Fondation de l’Islam de France remplira pleinement sa mission qui est de prévenir les surenchères et de favoriser l’amitié civique entre tous les Français, quelle que soit leur religion.

Jean-Pierre Chevènement / NOS VALEURS / FIF
#7800

Dernière modification par Adic2010 (10-11-2018 14:11:17)

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#81 19-11-2018 13:19:16

Adic2010
@rmenaute

Re: Conséquences100ansDénisGDA1915. Informer Fondation de l'Islam deFrance

Laisser importer en toute légalité un négationnisme d'Etat d'un génocide impuni, non reconnu et non réparé, c'est encourager psycho-sociologiquement discriminations et délinquances -consciemment ou inconsciemment.

Un tel laxisme intoxique le tissu sociologique du Vivre Ensemble en France. Tout comme laisser importer la drogue d'un pays en production étatique.

#7915

Dernière modification par Adic2010 (29-10-2019 07:39:36)

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#82 19-11-2018 15:59:04

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Conséquences100ansDénisGDA1915. Informer Fondation de l'Islam deFrance

https://www.gagdz.com/wp-content/uploads/2015/04/Dilem_50bc8_islam-france.jpg


http://media.pn.am/media/issue/274/560/photo/274560.jpg

PAS D'OUBLI, PAS DE PARDON !

Hors ligne

 

#83 22-11-2018 22:57:51

Adic2010
@rmenaute

Re: Conséquences100ansDénisGDA1915. Informer Fondation de l'Islam deFrance

Faisons en sorte que les INSTITUTS MUSULMANS des MOSQUÉES DE FRANCE / EXISTANTES ET FUTURES, reconnaissent le GDA1915 et désavouent son négationnisme.

Seulement, on n'a rien sans rien, les résultats ne tombent pas du ciel, il faut bosser (dans le calme en non-agité), s'organiser à faire des contacts, communiquer, etc, etc. C'est du boulot. Il y aura à voir comment les rigolos peuvent y contribuer aussi.

http://www.matenadaran.am/Pics/9E2_kazm-vahan-6d.png . Entre temps j'ai trouvé un document avec un titre inattendu, assez original et suggestif : The Arabic Script Manuscripts of the Matenadaran Collection, Saved from Loss During the Armenian Genocide

L'auteur est Venera MAKARYAN / son Curriculum Vitae. BRAVO ! Ça fait plaisir de voir tant de travail accompli et à faire connaître aux arabisants en France -et à Berlin.

#8070

Dernière modification par Adic2010 (22-11-2018 23:10:49)

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#84 28-10-2019 23:23:43

Adic2010
@rmenaute

Re: Conséquences100ansDénisGDA1915. Informer Fondation de l'Islam deFrance

https://pbs.twimg.com/media/D3nE3cgXoAAAzK4.png . http://ipra.eu/wp-content/uploads/2018/12/Logo-campus-lumi%C3%A8res-dislam.png . Il y a un nouveau site en aval de la Fondation de l'Islam de France : CAMPUS LUMIÈRES D'ISLAM.

Sachant qu'il y a eu Déclaration du Jihad en Nov.1914 par le Califat ottoman et que nous sommes des descendants de rescapés du GDA1915, il y a de quoi explorer ce site et voir ce qu'il en est (de plus près) concernant l'Histoire de l'Empire ottoman.


Merci d'en informer
- LA SOCIÉTÉ DES ÉTUDES ARMÉNIENNES (Paris) ;
- le CNMA (Lyon)[/url][/u] ;
- l'Association ARAM (Marseille)[/url][/u] ;
- nos TROIS CCAF : PARIS[/url][/u] ~~ CENTRE-LYON[/url][/u] ~~ MARSEILLE-SUD[/url][/u]
- les CONSEILS CULTUELS de nos TROIS ÉGLISES : APOSTOLIQUE[/url][/u] ~~ CATHOLIQUE[/url][/u] ~~ ÉVANGÉLIQUE[/url][/u] ;
- la Délégation de la République d'Arménie à l'UNESCO[/url][/u] ;
- la Délégation arménienne à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe à STRASBOURG[/url][/u] ;
- la FONDATION AZNAVOUR[/url][/u]
- les CENTRES D'ÉTUDES ISLAMO-ARABISANTES ET TURCO-ORIENTALISANTES EN ARMÉNIE : ԱՐԵՎԵԼԱԳԻՏՈՒԹՅԱՆ ՀԱՐՑԵՐ ՀԱՅԱՍՏԱՆՈՒՄ. RUBRIQUE (#46).

IL Y A DU BOULOT ! . Nil.

https://pbs.twimg.com/media/D7oiHIcXsAAD9eF.jpg

https://pbs.twimg.com/media/DuIbVMLXgAIWjHl.jpggg
#11875

Dernière modification par Adic2010 (29-10-2019 08:58:09)

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