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#26 25-10-2018 23:58:37

Adic2010
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

- 'Thread' faisant partie de la rubrique : FRANCE ET ARMÉNITÉ EN HISTORIOGRAPHIE  (#6)

- 'Thread' faisant partie de la rubrique : HORS HEXAGONE : REGISTRE(S) HISTORICO-GÉO-CULTUREL(S)  (#10)

Transcription de la fin de la page.45 et de la page.46 du livre ci-dessous / suite au message#16 dans la page précédente...

https://www.babelio.com/couv/cvt_LOCCIDENT-IMAGINAIRE--LA-VISION-DE-LAUTRE-DS-LA_5620.jpeg . "L'Occident imaginaire. La vision de l'Autre dans la conscience politique arabe", Nassib Samir El-Husseini, historien né au Liban, Presses universitaires du Québec 1998.

(page.45) Prenons l'exemple de Bernard Lewis. Il saute aux yeux du lecteur arabe que ce célÚbre orientaliste confond "chrétienté" et "Occident". Ce faisant, il contribue du haut de son autorité à présenter les Arabes et les musulmans comme des ennemis de la chrétienté. Ainsi le choix qu'il fait des nombreuses citations des récits des voyageurs arabo-musulmans méprisant les moeurs des chrétiens pour une raison ou pour une autre provoque chez le lecteur non averti le sentiment que (page.46) les Arabes et les musulmans voueraient une haine et un mépris profonds à l'endroit de la chrétienté. La citation qui suit témoigne de la confusion qu'il aide à créer en dissociant chrétienté et Arabes et en fusionnant la premiÚre à Al-Gharb :

. Le récit d'Usùma a toutes les caractéristiques d'une historiette ethnique ; il illustre néanmoins avec pittoresque l'impression que les moeurs matrimoniales chrétiennes devaent faire aux observateurs musulmans de l'époque.(*36)

Alors que, dans la citation en question, Oussùma parle des Francs et non des chrétiens (*37) ! Lewis poursuit :

. Le spectacle de ces chrétiennes n'était cependant pas déplaisant. Le musulman espagnol Ibn Djubair, qui visita la Syrie et la Palestine au temps des croisés, eut la chance d'assister à un mariage chrétien.(*38)

Comme si l'Andalousie était vide de chrétiens ! La question bien entendu, n'est pas de savoir si le chroniqueur andalou a assisté ou non à un mariage chrétien en Andalousie : ce qui nous intéresse dans l'affirmation de Lewis réside plutÎt dans le fait qu'il véhicule l'idée que la possibilité de vivre une telle expérience est improbable. La tolérance vécue en Andalousie se trouve ainsi censurée par l'orientaliste et remplacée par une image suggérant l'interprétation contraire.

De telles subtibilitĂ©s servent, souvent Ă  l'insu de leur auteur et du lecteur, Ă  consolider le clichĂ© que les Arabes ne peuvent pas ĂȘtre des chrĂ©tiens et que l'islam ne se prĂ©sente pas dans la continuitĂ© de la Bible, alors que le contre clichĂ© annonce que la chrĂ©tiennetĂ© n'est pas l'apanage de d'Al-Gharb qui en fait l'a importĂ©e d'Al-Charq.

Aujourd'hui, le monde des intellectuels arabes n'a plus vraiment besoin ni des orientalistes ni des missionnaires pour répandre de tels clichés, car ils appartiennent maintenant à la conscience arabe, qu'ils ont profondément pénétrée. Par ailleurs, il existera toujours un nombre suffisant d'Arabes pour faire le travail des missionnaires sans que ceux-ci aient à se déplacer.

*36. Bernard Lewis, Comment l'islam a découvert l'Europe, traduit de l'anglais par Annick Pélissier, Paris, Gallimard, 1990, p.272 et 273

*37. Nous avons vu plus haut qu'Amin Malouf ne tombe pas dans le piÚge d'associer Francs et chrétienneté dans le discours d'Oussùma

*38. Ibid. p.273
#580

Dernière modification par Adic2010 (26-10-2018 08:55:01)

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#27 26-10-2018 14:08:59

Adic2010
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

En complément au message précédent, nous rappelons la stratégie rédactionnelle de Bernard Lewis vis à vis des Arabes qui est aujourd'hui connue.

Elle avait Ă©tĂ© pointĂ©e par le Pr Edward SAÏD qui Ă©tait l'auteur du livre 'Orientalism' (N.Y. 1978), traduit et publiĂ© en français aux Editions du Seuil (Paris 1980), L'Orientalisme. L'Orient crĂ©Ă© par l'Occident. Un livre de 400 pages dont j'ai la patience de lire vers 1993.  roll 

C'est ainsi qu'Edward SaĂŻd parlant de Bernard Lewis, y note une "stratĂ©gie qui a l'air trĂšs raffinĂ©e", qui fait preuve "de condescendance et de mauvaise foi", "d'exposĂ© mĂ©prisant"; "d'Ă©rudition sarcastique" et ceci "malgrĂ© l’air innocent de son savoir et de son langage bon ton" // Page Adic.

Dans la liste d'articles parlant du "Mythe de l'Al-Andalus" signalés par l'internaute PN et listés au message #20 dans la page précédente, il y aura à trouver chaque fois les références bibliographiques à Bernard Lewis.

De mĂȘme, il y aura Ă  voir aussi si leurs diffĂ©rents auteurs parlent du GDA1915, de son nĂ©gationnisme d'État, de la prodction industrielle des dĂ©nis et comment ils en parlent... ??

On peut comprendre qu'il ne s'agit pas là d'un simple débat sur l'historiographie de Al-Andalus, mais d'un épisode de la Guerre entre le Sionisme et l'Islamisme -qui n'est pas la guerre des Arméniens, faut-il le rappeler. Nil.
#630

Dernière modification par Adic2010 (26-10-2018 14:16:22)

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#28 26-10-2018 14:37:11

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

https://fr.news.yahoo.com/chr%C3%A9tien … 07770.html


Chrétiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus, mythes et réalités
Atlantico.fr   

HĂ©lĂšne Renard pour Culture-Tops
Atlantico.fr26 octobre 2018

Chrétiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus, mythes et réalités
Une piĂšce importante dans le dossier historique du multi-culturalisme.

LIVRE
Chrétiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus, mythes et réalités

de Dario Fernandez-Morera,  prĂ©face de RĂ©mi Brague, de l'Institut

Ed. Cyrille Godefroy

368 p. 24 €

RECOMMANDATION
Excellent 

THEME
L'affirmation qu'en Espagne arabo-musulmane (du VIIIe au XIIIe siĂšcle) les fidĂšles des trois religions ont pu vivre une coexistence harmonieuse en un paisible paradis est une falsification de l'histoire.


Telle est la thĂšse de l'auteur qui entreprend ici une dĂ©mystification de cette vision idyllique (soutenue, affirme-t-il, par une propagande efficace et utile Ă  certains). Les faits historiques, les textes (en particulier juridiques), les trouvailles archĂ©ologiques rĂ©centes,  la dĂ©mentent. Il aborde dans les deux premiers chapitres la façon dont l'Espagne a Ă©tĂ© colonisĂ©e et conquise par les forces du Califat islamique, dĂ©montrant qu'il s'agissait bien d'un jihad, d'une invasion Ă  motifs religieux, avec pour effets la destruction d'une civilisation, celle de l'empire chrĂ©tien grĂ©co-romain et wisigothique. A partir du troisiĂšme chapitre, il dĂ©taille les rĂ©alitĂ©s quotidiennes de la vie Ă  al-Andalus, sociĂ©tĂ© rĂ©gie par la sharia, gouvernĂ©e par un clergĂ© islamique, proche du malikisme, Ă©cole conservatrice de la jurisprudence musulmane, oĂč des mots comme tolĂ©rance, libertĂ© de conscience, n'avaient aucun sens.

La prĂ©tendue convivencia Ă©tait quotidiennement accompagnĂ©e de dĂ©capitations, d'empalements, de crucifixions Ă  la fois contre les musulmans blasphĂ©mateurs et contre les chrĂ©tiens et les juifs non soumis.  Sans parler du sort rĂ©servĂ© aux femmes, excisĂ©es, lapidĂ©es ou rĂ©duites Ă  l'esclavage sexuel. Ni des destructions innombrables d'Ă©glises. Les ChrĂ©tiens restaient des dhimmis, tolĂ©rĂ©s mais avec des mesures humiliantes car en position d'infĂ©rieurs ; de mĂȘme pour la majoritĂ© des juifs. Et bien entendu, (...)lire la suite sur Atlantico

http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2018/10/1_23.jpg


Du bon impĂ©rialisme islamiste ou l’islamiquement correct sous couvert de l’Age d’or du Califat Ă©clairĂ© d’Al-andalous
Georges Bensoussan a dĂ©rangĂ© les idĂ©ologues de la mythologie al-Andalous qui postulent que l’islam est une religion tolĂ©rante Ă  l’égard des autres monothĂ©ismes
Le mythe d’Al-Andalous et de la supĂ©rioritĂ© de la science arabo-musulmane: carburants du totalitarisme islamiste

Dernière modification par Pascal Nicolaides (26-10-2018 14:56:45)


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#29 26-10-2018 20:56:46

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Alexandre del Valle
GEOPOLITOLOGUE, CONSULTANT et ESSAYISTE

https://static.wixstatic.com/media/47828a_3b2ecf0a49684b8c9cd16283a025c28c~mv2.jpg/v1/crop/x_144,y_0,w_721,h_583/fill/w_140,h_108,al_c,q_80,usm_0.66_1.00_0.01/47828a_3b2ecf0a49684b8c9cd16283a025c28c~mv2.webp

https://www.alexandredelvalle.com/singl … l-Andalous

Atlantico
Le mythe d’Al-Andalous et de la supĂ©rioritĂ© de la science arabo-musulmane: carburants du totalitarisme islamiste
March 5, 2017

AprĂšs avoir Ă©voquĂ© les fondements thĂ©ologiques du totalitarisme islamiste et le phĂ©nomĂšne de la dhimmitude, Alexandre del Valle aborde le thĂšme central du politiquement correct qu’est le mythe "d’Al-Andalous", c’est-Ă -dire l’Espagne musulmane passĂ©e et parĂ©e de toutes les vertus par contraste avec une Europe chrĂ©tienne adepte "croisĂ©e" qui aurait Ă©tĂ© en revanche la plus obscurantiste des civilisations.




L’ñge d’or d’Al-Andalous : fondement mythique du projet irrĂ©dentiste islamiste



Les concepts de Oumma, de califat, de djihad, Ă©tudiĂ©s dans les feuilletons prĂ©cĂ©dents, sont essentiels pour tout analyste gĂ©opolitique, car la Oumma, en tant que « communautĂ©-matrie », puis le califat, en tant que pouvoir impĂ©rial thĂ©ocratique dont le territoire doit s’étendre Ă  terme Ă  l’ensemble de la planĂšte, impliquent la nĂ©gation des frontiĂšres de toutes les nations non soumises Ă  l’empire totalitaire de la ChariĂ .



Le territoire comme enjeu de rivalitĂ©s gĂ©opolitiques peut donc ĂȘtre irrĂ©el, mythifiĂ©, voire rĂȘvĂ© ou pleurĂ©, comme cela est le cas d’Al-Andalous (l’Espagne musulmane de 711 Ă  1492) ou de la Sicile islamique du passĂ©, territoires clĂ©s du supposĂ© Age d’or islamique de jadis, puis, bien sĂ»r, de la Palestine occupĂ©e, pleurĂ©e du Maroc au Pakistan par la supposĂ©e Oumma. Dans ce cas, la perte du territoire associĂ© Ă  un Age d’or, tel qu’Al-Andalous ou la Palestine constitue une reprĂ©sentation gĂ©opolitique suffisamment puissante pour mobiliser, nombre de militants de l’islamisme radical et pour justifier une forme d’irrĂ©dentisme politico-religieux. Celle-ci est incarnĂ©e notamment par les mouvements salafistes sunnites radicaux revendiquant la reconquĂȘte des « territoires perdus », ce qui est le cas de la nĂ©buleuse terroriste d’Al-QaĂŻda et d’autres mouvements islamistes salafistes nostalgiques du califat dĂ©chu, dĂ©sireux de le rĂ©tablir glorieusement sur toute la surface de la terre par le djihad, la lutte politique et le prosĂ©lytisme. L’ñge d’or islamique andalou justifierait ainsi pour les islamistes radicaux l’islamisation de l’Europe, et la rĂ©cupĂ©ration des territoires perdus de l’Espagne islamique passĂ©e, des Balkans ou de la Sicile aussi impĂ©rative que celle de la Palestine mythifiĂ©e Ă©galement qualifiĂ©e de « perdue ». Aussi les islamistes salafistes qui ont pour rĂ©fĂ©rence suprĂȘme l’époque mythifiĂ©e et exemplaire des premiers musulmans et du ProphĂšte, les « Salaf », les « Pieux ancĂȘtres », voient dans le mythe de l’Age d’Or glorieux de l’Islam, qu’ils s’agissent des Salaf de l’époque de Mahomet ou des Califats ultĂ©rieurs de Damas, Bagdad ou Cordoue, expliquent les Ă©checs prĂ©sents du monde islamique, selon eux dĂ©chĂ©ant, par l’éloignement de la puretĂ© de la foi mythifiĂ©e des premiers conquĂ©rants et des grands califats et la contamination des musulmans modernes par les idĂ©es impies des occidentaux.

Cette idĂ©e irrĂ©dentiste de nature thĂ©ocratique est au centre des discours des leaders d’Al-QaĂŻda, Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri. Ce thĂšme d’Al-Andalous est si important dans l’idĂ©ologie islamiste radicale salafiste que l’idĂ©ologue Abdullah Azzam, l’un des prĂ©curseurs d’Al-QaĂŻda et mentor d’Oussama Ben Laden, lui a consacrĂ© un livre, « La dĂ©fense des territoires islamiques ». Dans cet ouvrage, une fonction toute particuliĂšre est accordĂ©e Ă  Al-Andalous (711-1492) Ă©poque supposĂ©e de splendeur perdue de l’Islam, et Abdullah Azzam appelle Ă  sa rĂ©cupĂ©ration.





Cinq siĂšcles aprĂšs l’expulsion des Maures d’Espagne, les islamistes radicaux et nombre d’idĂ©ologues musulmans nostalgiques de cet Ăąge d’or, prĂ©tendent ouvertement reconquĂ©rir Ă  rebours l’Andalousie et l’Espagne islamiques (et mĂȘme la Sicile et les Balkans ou la GrĂšce) elles-mĂȘmes qui avaient elles-mĂȘmes Ă©tĂ© reconquises par les puissances chrĂ©tiennes, notamment les rois catholiques espagnols en 1492. Comme l’observe la philosophe espagnole Maria Rosa Rodriguez Magda, la nostalgie de l’Espagne musulmane passĂ©e et du Califat omeyade d’Al-Andalous est au cƓur des revendications et processus de lĂ©gitimation des islamistes radicaux et mĂȘme des terroristes qui revendiquent la « rĂ©cupĂ©ration du territoire andalous, lequel appartiendrait de droit Ă  la civilisation islamique ».





Du point de vue tant idĂ©ologique que gĂ©ostratĂ©gique, la dangerositĂ© – selon l’auteur - de l’irrĂ©dentisme islamique Ă  propos d’Al-Andalous, a Ă©tĂ© Ă©galement mise en lumiĂšre par l’islamologue espagnol Gustave de Aristegui, lequel rappelle que « le mythe andalou est une vraie obsession pour nombre d’intĂ©gristes islamiques du monde depuis la chute de Grenade en 1492 ».

Le terme mĂȘme d’Al-Andalous est en lui-mĂȘme souvent ambigu dans la mesure oĂč il est identifiĂ© Ă  une rĂ©gion, l’actuelle Andalousie, oĂč sont installĂ©es nombre d’associations islamistes, alors qu’il dĂ©signait pendant la pĂ©riode de domination de l’Espagne par l’empire arabo-musulman (711-1492), l’intĂ©gralitĂ© de l’Espagne islamisĂ©e, de l’actuelle province andalouse jusqu’à la Catalogne, en passant par le Levant, puis une partie du Sud de la France (Septimanie), occupĂ©e par les Arabo-berbĂšres. Quant Ă  la reprĂ©sentation de l’Andalousie islamique fonciĂšrement « tolĂ©rante », nous avons montrĂ© dans nos ouvrages qu’il s’agit d’une vision romancĂ©e de l’histoire instrumentalisĂ©e pour des raisons politiques (haine de la civilisation chrĂ©tienne pour les repentants occidentaux et stratĂ©gie de lĂ©gimitation de leur conquĂȘte pour les islamistes). Loin de la vision monolithique d’une Al-Andalous caractĂ©risĂ©e par « l’harmonie entre les trois religions » et la « coexistence parfaite » des peuples diffĂ©rents (juifs, chrĂ©tiens et musulmans, autochtones ou Arabes), la rĂ©alitĂ© de l’Espagne islamique Ă©tait tout autre : chrĂ©tiens et juifs Ă©taient discriminĂ©s ; leur statut Ă©tait celui de dhimmi ; ils avaient certes le « droit » de pratiquer leur culte ; ils devaient reconnaĂźtre l'autoritĂ© des musulmans Ă  tous les niveaux, payer des impĂŽts particuliers (jiziya), et que leur capacitĂ© de gagner en justice contre un musulman Ă©tait nulle.

En rĂ©alitĂ©, il n’y avait pas d’égalitĂ© de droits entre gens du Livre et musulmans et que le fait d’appliquer au Moyen-Age espagnol des notions comme la tolĂ©rance religieuse ou le multiculturalisme particuliĂšrement valorisĂ©es dans l’Europe des annĂ©es 2000 n’a pas beaucoup de sens. La Grenade musulmane mythifiĂ©e tant par les islamistes que par les partisans du multiculturalisme et du dialogue des civilisations valide en fait les mobiles irrĂ©dentistes des islamistes contemporains.



En fait, ceux qui entretiennent la nostalgie du califat d’Al-Andalous et assimilent souvent la reconquista Ă  une forme de colonialisme europĂ©en, relaient purement et simplement l’idĂ©e irrĂ©dentiste obsessionnelle de tous les islamistes du monde. L’ñge d’or d’Al-Andalous est certes Ă©galement souvent invoquĂ© par certaines organisations et figures de l’extrĂȘme-gauche, adeptes des thĂ©ories du philosophe français communiste converti Ă  l’islam, Roger Garaudy, lui-mĂȘme basĂ© en Andalousie.



Pour ces nĂ©o-convertis radicaux de gauche ou d’extrĂȘme-gauche, sur lesquels nous avons enquĂȘtĂ©, l’ñge d’or islamique d’Al-Andalous fonctionne comme le mythe justificateur de l’islamisation-expiation de l’Europe ex-coloniale, « infĂ©odĂ©e Ă  l’impĂ©rialisme amĂ©ricano-sioniste », et susceptible de retrouver une lĂ©gitimitĂ© rĂ©volutionnaire en embrassant la religion par excellence des opprimĂ©s et de l’égalitĂ© que serait l’islam.

Parmi les mouvements islamistes composĂ©s de convertis basĂ©s en Andalousie qui invoquent de façon systĂ©matique le mythe de l’ñge d’or d’Al-Andalous pour justifier une rĂ©islamisation de l’Espagne contemporaine, nous avons voulu notamment signaler le cas particulier et emblĂ©matique du mouvement islamiste europĂ©en Al-Mourabitoun, crĂ©Ă© par l’Ecossais Peter Van Leyck (alias Ian Dallas ou cheikh Sidi Abdelkader Al-Murabit). Officiellement appelĂ©e CommunautĂ© islamique en Espagne, Al-Mourabitoun est implantĂ©e dans toute l’Espagne, principalement Ă  SĂ©ville et Ă  Grenade, siĂšge de l’association. A la recherche de l’Age d’Or islamique d’Al-Andalous, le noyau dur, Ă©tabli depuis deux gĂ©nĂ©rations en Andalousie, a essaimĂ© dans toute l’Europe, de Londres Ă  Barcelone, en passant par Stockholm, Milan et GĂšnes, oĂč des confĂ©rences sont donnĂ©es au profit de jeunes EuropĂ©ens invitĂ©s Ă  venir faire des « pĂ©lerinages de conversion en Andalousie », afin de retrouver « l’ñge d’Or de la civilisation islamique europĂ©enne ».

AdhĂ©rant Ă  une forme d’irrĂ©dentisme fondĂ©e sur un nĂ©o-impĂ©rialisme califal qui considĂšre que l’appartenance actuelle de l’Andalousie Ă  l’Espagne chrĂ©tienne est une occupation illĂ©gitime, Al-Mourabitoun appelle Ă  une rupture avec l’ordre dĂ©mocratique et diffuse une idĂ©ologie Ă  la fois rĂ©volutionnaire de gauche et islamiste, Ă  peine dissimulĂ©e derriĂšre l’Islam. Ce n’est pas Ă©tonnant si Ian Dallas a choisi comme nom de son organisation celui d’Al-Mourabitoun, dans la mesure oĂč le fanatisme et la violence fĂ©roces de l'antique confrĂ©rie des Almoravides - qui terrorisa au quatorziĂšme siĂšcle toute l’Espagne – sont des motifs de fiertĂ© pour les adeptes de Dallas. Aussi, les liens tissĂ©s par Al-Mourabitoun avec la nĂ©buleuse salafiste internationale (FrĂšres musulmans koweĂŻtiens et Ă©gyptiens, mouvements islamistes libyens, GIA algĂ©rien, Tabligh, Arabie saoudite, etc.) constatĂ©s depuis quelques annĂ©es par les services anti-terroristes espagnols constituent un soutien extĂ©rieur prĂ©cieux et tĂ©moignent de l’évolution du mouvement soufi vers le nĂ©o-wahhabisme, virage amorcĂ© depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ . Pour les membres d’Al-Mourabitoun, l’Islam serait la seule voie permettant de se « dĂ©saliĂ©ner » et de poursuivre la rĂ©volution. Un rapport des services de renseignements espagnols dĂ©finit Al-Mourabitoun comme « courant islamique de caractĂšre islamo-occidental, prĂ©conisant une ‘troisiĂšme voie islamique’, antisioniste teintĂ©e d’une vague inspiration nĂ©o-nazie ou ‘national-rĂ©volutionnaire’ (...) les liens entretenus avec des mouvements de type sunnite radical, d’une part, et des organisations d’extrĂȘme-droite, d’autre part ».



Un autre mouvement radical composĂ© de nĂ©o-convertis, l’Association pour le Retour de l’Islam en Andalousie, a Ă©tĂ© crĂ©Ă© dans le sud de l’Espagne sur les mĂȘmes bases appelant au rĂ©tablissement du Califat arabe de Cordoue. Certains passages des tracts de propagande diffusĂ©s par l’Association sont rĂ©vĂ©lateurs de l’idĂ©ologie antichrĂ©tienne du mouvement qui provient de l’extrĂȘme-gauche : « Le racisme de l’Eglise catholique en Espagne, avec sa politique de gĂ©nocide durant l’Inquisition, fut utilisĂ© comme instrument de torture par le fascisme.

Celui-ci ravagea l’Europe pendant la premiĂšre phase d’anarchie que le sionisme envoya par vagues tout en mettant au point ses mĂ©thodes bancaires de contrĂŽle Ă  long terme. Ce fut l’Europe chrĂ©tienne qui entreprit l’élimination de la civilisation islamique et ce fut l’Europe chrĂ©tienne (...) qui baissa la tĂȘte en acquiesçant au fascisme (...). L’Islam est le modĂšle de l’avenir...».



Source : http://www.atlantico.fr/rdv/geopolitico … 80370.html


https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn%3AANd9GcTkIXuUkqdt-LrfqdDjh78wSu2VrZXCgl1Qxxi1Uw1tnrNJH0_D

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#30 26-10-2018 21:39:22

Haytoug
Modérateur

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

si vous essayez de « rivaliser » avec Nil, il vous faut ajouter au moins
quelques illustrations imaginatives, des Emojis tape-à-l’Ɠil , cher Pascal

genre,


https://media1.tenor.com/images/22f19c3af7f14768c1cfcf766deda2de/tenor.gif?itemid=10042139


http://creapills.com/wp-content/uploads/2016/06/gifs-minimalistes-game-of-thrones-4.gif


https://media1.tenor.com/images/d6972282af4c754f8a82d63a1dba6494/tenor.gif?itemid=10042147   
https://i.gifer.com/5R1t.gif        http://sunveter.ru/uploads/posts/2013-05/1369660005_smile1.gif


https://cdn.shopify.com/s/files/1/0914/7760/files/alien-by-hannah_7cb6f5cf-e88a-46f9-a2c9-7a1ac540626d_large.gif?v=1508186925


https://media.giphy.com/media/l1J9uDJb8mT4wph16/giphy.gif



https://static1.squarespace.com/static/520fa633e4b02294cd0abdc1/583d964bcd0f686c5deab7f4/5b22a90f1ae6cf1f99ac7696/1537542525761/Fox_Skater.gif


haytougchamlian.blog
                                    Blog H_Facebook

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#31 26-10-2018 21:44:29

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Cher Haytoug,
mon but n'est pas d'encombrer le forum avec des gamineries dignes d'un mĂŽme de dix ans...
Bien que déjà ùgé , je ne suis pas encore complÚtement gaga au point de rivaliser avec le champion en émoticÎnes et autres amusettes ! Là il est vraiment hors-catégorie !


https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn%3AANd9GcTkIXuUkqdt-LrfqdDjh78wSu2VrZXCgl1Qxxi1Uw1tnrNJH0_D

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#32 27-10-2018 10:30:16

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

http://www.lavie.fr/debats/chretiensend … 88_431.php




DÉBAT
Al-Andalus, la fin d'un mythe interreligieux?
MARIE-LUCILE KUBACKI publié le 18/10/2013
http://www.lavie.fr/images/2013/10/18/45588_al-andalus.jpg
Nous l’avons tous vue cette vieille image sur laquelle un juif et un musulman, ne se diffĂ©renciant que par la coiffe, jouent paisiblement aux Ă©checs. Tout y est : l’amitiĂ©, la paix, l’échange. C’était, dit-on, l’ñge d’or de l’interreligieux. Les juifs, plongĂ©s dans la culture islamique d’Al-Andalus (nom de l’Espagne musulmane), faisaient office de passeurs culturels. Ils avaient accĂšs Ă  des professions privilĂ©giĂ©es. On Ă©voque l’existence d’archevĂȘques catholiques Ă  TolĂšde sous domination musulmane, la dĂ©claration du roi chrĂ©tien Alphonse VI s’autoproclamant « empereur des deux religions » chrĂ©tienne et musulmane tout juste aprĂšs la Reconquista, ou encore le surnom de « JĂ©rusalem des juifs d’Espagne » donnĂ© Ă  TolĂšde.

Le meilleur des mondes interreligieux, donc. Évidemment, la rĂ©alitĂ© fut un peu plus complexe. C’est ce qu’expliquent Mark R. Cohen, professeur Ă  l’universitĂ© de Princeton, dans la trĂšs exhaustive Histoire des relations entre juifs et musulmans, que publient ce mois-ci les Ă©ditions Albin Michel, et Joseph PĂ©rez, professeur Ă©mĂ©rite de civilisation de l’Espagne et de l’IbĂ©ro-AmĂ©rique Ă  l’universitĂ© Bordeaux-III Michel-de-Montaigne dans l’Espagne des origines Ă  nos jours (hors-sĂ©rie L’Histoire, 2013). « On retiendra deux Ă©tapes chronologiques : avant et aprĂšs le XIIe siĂšcle, Ă©crit Joseph PĂ©rez. Avant, des juifs et des chrĂ©tiens vivent Ă  peu prĂšs librement dans Al-Andalus. AprĂšs, des musulmans et encore des juifs sont autorisĂ©s Ă  rester dans l’Espagne chrĂ©tienne. Peut-on pour autant parler d’une Espagne pluraliste ? Certainement pas. Les juifs et les mozarabes (chrĂ©tiens) sous la domination musulmane, puis les juifs et les mudĂ©jars (musulmans) sous l’autoritĂ© de souverains chrĂ©tiens avaient un statut de “protĂ©gĂ©s”, avec la nuance pĂ©jorative qui s’attache Ă  cet adjectif. »

Dans les grandes lignes, l’Espagne mĂ©diĂ©vale connaĂźt deux grandes pĂ©riodes. Une pĂ©riode de domination musulmane, qui commence avec l’arrivĂ©e des conquĂ©rants berbĂšres en 711, qui s’étend Ă  tout le pays, hormis quelques royaumes du Nord. Puis une pĂ©riode de reconquĂȘte chrĂ©tienne des royaumes musulmans, qui commence au VIIIe siĂšcle et dure jusqu’au XVe mais ne met fin Ă  la pĂ©riode arabe qu’avec l’effondrement du califat de ­Cordoue, au XIe siĂšcle. À ce moment-lĂ , le rapport de forces entre chrĂ©tiens et musulmans commence Ă  s’inverser sĂ©rieusement.

Quel que soit le rĂ©gime en place, chrĂ©tiens, juifs et musulmans ont eu une existence lĂ©gale et ont Ă©tĂ© reconnus : « Nous sommes devant un fait de civilisation propre Ă  l’Espagne mĂ©diĂ©vale, la coexistence de groupes sociaux qui pratiquent des religions diffĂ©rentes, Ă©crit Joseph PĂ©rez. En terre d’Islam, le principe de la dhimma (“protection”) prĂ©voit des dispositions particuliĂšres pour “les gens du Livre, juifs et chrĂ©tiens”. » On aurait pourtant tort de s’illusionner sur cette apparente tolĂ©rance. Dans l’Espagne mĂ©diĂ©vale, la rĂšgle est la suivante : le groupe qui se trouve en minoritĂ© peut pratiquer librement sa religion, travailler et s’autoadministrer en Ă©change d’un tribut payĂ© Ă  l’occupant et Ă  condition d’accepter l’autoritĂ© en place. La tolĂ©rance se paye, donc, et elle ne rĂ©pond pas Ă  un idĂ©al humaniste : elle repose en grande partie sur le besoin de main-d’Ɠuvre. « À dĂ©faut d’assimiler les communautĂ©s, on les exploite, poursuit ­l’historien français. C’est si vrai que, aprĂšs la fin de la Reconquista, en 1492, la tolĂ©rance n’a plus de raison d’ĂȘtre : on expulse les juifs ; on prĂ©tend assimiler les mudĂ©jars de Grenade puis – sous Charles Quint (1500-1558) – ceux de Valence en les convertissant de force. »

Alors pourquoi et comment cette image d’Épinal a-t-elle fait son chemin ? Les causes sont Ă  la fois politiques et psychologiques. CĂŽtĂ© juif, « cette idĂ©e dĂ©coulait en premier lieu de la dĂ©ception ressentie par les historiens juifs d’Europe centrale alors que les promesses d’égalitĂ© culturelle et politique de l’ùre de l’émancipation demeuraient inaccomplies, Ă©crit Mark R. Cohen. Ils s’appuyĂšrent sur la tolĂ©rance attribuĂ©e Ă  l’islam pour critiquer l’échec de leurs voisins chrĂ©tiens Ă  se montrer Ă  la hauteur des critĂšres Ă©tablis par une sociĂ©tĂ© non chrĂ©tienne bien des siĂšcles auparavant. » Ainsi, le mythe se creusa tout au long du XIXe siĂšcle et de la premiĂšre moitiĂ© du XXe, tandis que montait l’antisĂ©mitisme.

CĂŽtĂ© musulman, au XXe siĂšcle, le mythe de l’utopie interconfessionnelle fut Ă  son tour instrumentalisĂ© comme une « arme contre le sionisme et l’État d’IsraĂ«l », jugĂ© responsable d’avoir brisĂ© l’harmonie entre juifs et musulmans : « Ils l’exprimĂšrent dans des Ă©crits politiques, des livres et des articles sur les juifs ou de maniĂšre plus gĂ©nĂ©rale sur les non-musulmans du Moyen Âge, analyse Mark R. Cohen. Ces Ă©crits opposaient, comme un leitmotiv, la “tolĂ©rance” islamique aux persĂ©cutions de la sociĂ©tĂ© chrĂ©tienne mĂ©diĂ©vale et occultaient l’infĂ©rioritĂ© juridique des juifs ou les Ă©pisodes de violence qui remettaient cette harmonie en question. » En rĂ©action Ă  cette rĂ©cupĂ©ration, pendant la deuxiĂšme moitiĂ© du XXe siĂšcle, les juifs revinrent alors sur leur idĂ©e d’un « Ăąge d’or » interreligieux, en dĂ©veloppant ce que Mark R. Cohen appelle un « contre-mythe de la persĂ©cution islamique » : « Ces thĂšses rĂ©visionnistes dĂ©peignaient un ProphĂšte rĂ©solu dĂšs l’origine Ă  dĂ©truire les juifs et un Coran nourri de venin antijuif et mĂȘme antisĂ©mite. » RĂ©cupĂ©rĂ©e, dĂ©formĂ©e, instrumentalisĂ©e, l’Espagne mĂ©diĂ©vale reste donc encore aujourd’hui un des pans les plus polĂ©miques de l’histoire des religions.

> Et vous, qu'en pensez-vous ?


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#33 27-10-2018 11:40:37

Louise
Membre certifié
Réputation :   55 

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

J'ai l'impression qu'on s'en fout de ces hstoires...

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#34 27-10-2018 12:19:46

MARZEVAN
@rmenaute
Réputation :   36 

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Ces histoires sont en fait essentielles pour celles et ceux qui voudraient donner un sens Ă  la vie.

Essentielles pour ne pas ĂȘtre rĂ©duit Ă  de simples mammifĂšres qui mangent, dorment, qui mangent Ă  nouveau, qui dorment Ă  nouveau dans un cycle immuable.

Heureusement il y a des philosophes, des PrĂȘtres qui ont voulu donner une valeur ajoutĂ©e Ă  la vie.

Parfois les préceptes de ces personnes ont été déviés de leurs objectifs premiers et on a assisté et on assiste encore maintenant à des extrémismes.

Donc la lecture de ces sujets est primordiale pour pouvoir, si on le peut, discerner le bien et la mal.

Et je reproduis ci-dessous le paragraphe de haute importance si on veut comprendre les Ă©vĂšnements contemporains.

"Dans l’Espagne mĂ©diĂ©vale, la rĂšgle est la suivante : le groupe qui se trouve en minoritĂ© peut pratiquer librement sa religion, travailler et s’autoadministrer en Ă©change d’un tribut payĂ© Ă  l’occupant et Ă  condition d’accepter l’autoritĂ© en place. La tolĂ©rance se paye, donc, et elle ne rĂ©pond pas Ă  un idĂ©al humaniste :"

Donc la tolérance dans le cas religieux ne répond pas à un idéal humaniste.

Les dirigeants de nos contrées situés en occident feraient bien de méditer et d'approfondir ce sujet. Mais qu'ils le fassent vite avant qu'il ne soit trop tard.

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#35 27-10-2018 13:25:49

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

https://www.franceculture.fr/emissions/ … ou-reve-de


DU LUNDI AU VENDREDI DE 11H À 11H55
RĂ©Ă©couter La revanche des vieux conflits (2/4) : Al Andalus, idĂ©al de tolĂ©rance ou rĂȘve de conquĂȘte guerriĂšre
58 MIN
La revanche des vieux conflits (2/4)
Al Andalus, idĂ©al de tolĂ©rance ou rĂȘve de conquĂȘte guerriĂšre
29/08/2017
PODCAST   EXPORTER 
Le 17 et 18 aoĂ»t, l’Espagne a Ă©tĂ© frappĂ©e par un double attentat. RevendiquĂ©e par Daesh, la pĂ©ninsule ibĂ©rique nommĂ©e Al Andalus sous la domination musulmane (VIIIe au XVe siĂšcle) reste un enjeu de reconquĂȘte pour le groupe terroriste. Que signifie Al Andalus dans les mĂ©moires espagnoles ? (...)


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#36 27-10-2018 13:38:30

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

http://www.lemessieetsonprophete.com/an … ession.htm


Al-Andalus, l’Andalousie musulmane dans sa rĂ©alitĂ©

— juifs et chrĂ©tiens, et statut de « dhimmi » —

De : ClĂ©mence HĂ©lou Matar, Comprendre l’Islam et construire une humanitĂ© fraternelle et spĂ©cifique, Paris, Cariscript, 2010


p. 246-250

Être « protĂ©gĂ© » des musulmans

Le poids de la « protection » s’alourdissait trĂšs vite. En 822, au dĂ©but du rĂšgne d’Abd ar-Rahman, l’émir de Cordoue, les recettes annuelles prĂ©levĂ©es sur la population dhimmi s’élevaient Ă  six cent mille dinars et trente ans plus tard elles atteignaient cinq millions et demi de dinars. 418

Lorsqu’une rĂ©sistance populaire apparaissait ou menaçait d’apparaĂźtre, le pouvoir musulman organisait Ă  volontĂ© et en toute bonne conscience – puisque obĂ©issant Ă  des ordres divins – des massacres, des transferts et des dĂ©portations, de population. Toute tentative de rĂ©bellion Ă©tait donc Ă©touffĂ©e dĂšs lors que le tissu social Ă©tait dĂ©chirĂ©. 419

Les autoritĂ©s religieuses, Ă©vĂȘques, prĂȘtres ou rabbins, absorbĂ©s par leurs problĂšmes paroissiaux et leurs disputes doctrinales et thĂ©ologiques n’encourageaient pas leurs ouailles Ă  la rĂ©volte. Ils prĂ©levaient la jizia pour le pouvoir musulman et s’efforçaient de maintenir la paix surtout que les autoritĂ©s musulmanes les rendaient responsables de tout problĂšme et les punissaient en consĂ©quence.

Toute tentative du dhimmi d’échapper Ă  son « humiliations » autrement que par la conversion Ă  l’islam, ou toute manifestation d’esprit critique ou d’indĂ©pendance, entraĂźnait la perte de « protection » et en fait l’obligation pour le musulman de le combattre et le tuer sous peine de fĂącher Allah.

Du fait du dĂ©sarmement de la population, toute tentative de rĂ©volte Ă©tait vouĂ©e Ă  l’échec et se terminait par d’impitoyables tueries et des prises d’esclaves.

En 805, pour mettre fin Ă  des troubles Ă  Cordoue, le gouvernement fit exĂ©cuter 72 personnes et fit clouer leurs cadavres sur des croix le long du chemin longeant le Guadalquivir. Vers 807, Ă  TolĂšde pour mettre un terme Ă  l’opposition des notables, mouladis, de la ville, l’émir les invita tous Ă  une rĂ©ception et les fit exĂ©cuter. 420

Les aspects d'une humiliation permanente

L’humiliation des dhimmis a pris les formes les plus diverses. Cloches, schofars, banniĂšres, croix, tout signe visible ou audible de leur foi leur Ă©tait proscrit avec une obligation de discrĂ©tion dans la pratique de leur culte et l’enterrement de leurs morts. Leur infĂ©riorisation se manifestait Ă©galement entre autres par des vĂȘtements distinctifs et l’interdiction d’avoir des maisons plus hautes que celles des musulmans. 421

La monte Ă  cheval (animal noble) Ă©tait Ă©galement interdite aux « protĂ©gĂ©s » qui devaient cĂ©der le passage lorsqu’ils croisaient Ă  pied un musulman ou s’ils Ă©taient Ă  dos d’ñne descendre de leur monture.

Au XVIIIĂšme siĂšcle, le roi FrĂ©dĂ©ric V du Danemark (1723-1766) envoya une expĂ©dition dirigĂ©e par le Danois Carsten Niebuhr Ă©tudier l’Arabie. C. Niebuhr a racontĂ© qu’en 1761, au cours du sĂ©jour de son Ă©quipe au Caire, un mĂ©decin français y fut mutilĂ© pour n’ĂȘtre pas descendu assez vite de son Ăąne en croisant un seigneur musulman. Le simple passage de non musulmans (impurs) Ă  proximitĂ© des mosquĂ©es, de certaines maisons, ou de certains quartiers Ă©tait considĂ©rĂ© une profanation. 422

Lorsqu’il venait payer ses impĂŽts, le dhimmi devait se tenir debout Ă  l’endroit le plus bas, se prĂ©senter tĂȘte basse, ĂȘtre traitĂ© avec dĂ©dain. Il fallait lui faire sentir que c’était lui faire une grĂące que d’accepter de lui la jizia, l’humiliation pouvant ĂȘtre complĂ©tĂ©e par des soufflets ou des coups de bĂąton. 423

L’ulĂ©ma Muhammad al-Majlissi (mort en 1699) a conseillĂ© de maintenir les dhimmis dans la peur et le doute en ne leur permettant pas de connaĂźtre le montant de la jizia, de sorte que, le jour du paiement, ils se prĂ©sentent avec tout leur argent et comptent jusqu’à ce qu’il leur soit dit de s’arrĂȘter. 424

En Espagne au XIIĂš siĂšcle, les obligations d’un inspecteur musulman de l’ordre public consistaient entre autres, Ă  veiller Ă  la parfaite sĂ©grĂ©gation des sexes, Ă  l’assiduitĂ© Ă  la mosquĂ©e et surtout Ă  ce que les juifs portent bien un signe qui permette de les identifier. L’inspecteur devait Ă©galement s’assurer que les musulmans ne souhaitent pas la paix aux juifs et aux chrĂ©tiens qui, Ă©tant le parti du diable, devaient ĂȘtre haĂŻs et isolĂ©s. 425

La prĂ©caritĂ© de la situation des non musulmans, mĂȘme lorsque leurs services leur permettaient d’atteindre une situation relativement Ă©levĂ©e, est illustrĂ©e par les massacres en Espagne de prĂšs de cinq mille juifs Ă  la suite de la perte de faveur et du meurtre en 1066 de Joseph fils de Samuel ibn Naghrela connu en hĂ©breu comme Samuel ha-Naguid (993 – 1056).

Joseph ibn Naghrela avait repris la charge de vizir assumĂ©e par son pĂšre au service de la famille Zirid qui dirigeait Grenade. Il suscita des jalousies, et le poĂšte AbĂ» IshĂąq de Elvira (mort en 1067) avait alors composĂ© des poĂšmes appelant les musulmans Ă  ramener les juifs Ă  l’était d’infamie qu’ils mĂ©ritaient et oĂč ils se trouvaient dans les autres pays musulmans ? Le poĂšte rappela Ă  ses coreligionnaires qu’Allah dans le Coran avait prĂ©venu les musulmans contre la frĂ©quentation des mauvais. Il les appela Ă  sacrifier le chef des juifs (Joseph ibn Naghrela) comme une offrande Ă  Allah et Ă  ne pas non plus Ă©pargner son peuple. Ce qu’une foule excitĂ©e s’empressa de faire. 426

Dans les pays sous domination musulmane, les indigĂšnes devenus musulmans, qui retournaient Ă  leur foi d’origine furent toujours exĂ©cutĂ©s. Ainsi, la fille d’Ibn Hafsoun, descendant du dernier comte de la principautĂ© autonome de Rhonda en Espagne, qui Ă©tait revenue au christianisme et Ă©tait entrĂ©e dans un couvent Ă  Cordoue, fut extirpĂ©e de son couvent, condamnĂ©e pour apostasie et Ă©gorgĂ©e en 937. 427

L'oppression au 13e siĂšcle

Aux XIIĂšme et XIIĂšme siĂšcles, les fondamentalistes Almoravides (de al mourabitoun, c’est-Ă -dire ceux qui gardent les frontiĂšres des territoires musulmans), puis les Almohades (de al mouahiddoun ou ceux qui oeuvrent au service de l’unicitĂ© d’Allah), venus d’Afrique du Nord soutenir le pouvoir musulman en Espagne, contraignirent de nombreux juifs et chrĂ©tiens Ă  se convertir.

Les inquisiteurs musulmans chargĂ©s de contrĂŽler la sincĂ©ritĂ© des nouveaux convertis retiraient les enfants de leurs familles et les confiaient Ă  des familles musulmanes. Pour leur Ă©chapper, le grand savant juif Maimonide feignit la conversion Ă  l’islam, puis se rĂ©fugia en Egypte. En 1148, les juifs furent renvoyĂ©s d’Espagne par les musulmans dans des conditions que l’on retrouvera lors des expulsions organisĂ©es par le pouvoir royal espagnol en 1492. 428

Le dhimmi n’avait aucune valeur juridique face Ă  un musulman contre lequel sa parole au tribunal Ă©tait irrecevable en cas de conflit. 429

L’accusation de blasphĂšme contre l’islam Ă©tait (est toujours) en terre d’islam le moyen le plus simple de faire condamner Ă  mort quelqu’un. Sous une apparence de noble dĂ©fense du sacrĂ©, c’est Ă©galement le moyen le plus sournois de museler et dĂ©truire la libertĂ© et la vĂ©ritĂ©. Des voyageurs europĂ©ens o nt signalĂ© au XVIIIĂšme siĂšcle qu’en pays musulmans, leur parole n’ayant aucune valeur, ils avaient Ă©tĂ© contraints de payer des sommes importantes Ă  des commerçants qui les accusaient d’avoir insultĂ© l’islam. 430

L’humiliation des non musulmans et la multiplication des agressions Ă  leur encontre Ă  tout instant de la vie quotidienne Ă©taient facilitĂ©es par les vĂȘtements distinctifs qu’ils devaient porter, permettant de les reconnaĂźtre au premier abord.

Les vĂȘtements distinctifs des dhimmis servaient Ă©galement Ă  les contrĂŽler financiĂšrement. Ils pouvaient ĂȘtre arrĂȘtĂ©s dans les rues et devaient toujours pouvoir produire la preuve qu’ils avaient payĂ© leur jizia. Au YĂ©men, les juifs furent contraints de porter des vĂȘtements particuliers jusqu’à leur dĂ©part pour IsraĂ«l en 1948. 431

L’exploitation des dhimmis fut un souci constant des autoritĂ©s musulmanes au cours des siĂšcles. On la retrouve en 1576 dans la correspondance du sultan Mehmed III demandant au gouverneur de la ville de Safed d’envoyer des familles juives Ă  Chypre pour l’enrichir. La rĂ©ponse du gouverneur qui souhaitait garder ses familles juives, car le trĂ©sor de Damas souffrirait de grandes pertes si elles partaient, est Ă©loquente.432 Les autoritĂ©s musulmanes devaient parfois intervenir pour protĂ©ger les dhimmis de violences spontanĂ©es, ne serait-ce qu’à cause des multiples avantages tirĂ©s de leur exploitation.

AprĂšs l’invasion de Constantinople et la fuite ou le massacre de la population, le sultan Mahomet II contraignit des chrĂ©tiens et des juifs Ă  venir s’y installer pour revivifier la ville.

Dans l’Espagne sous dominations musulmane, pour pallier au manque Ă  gagner rĂ©sultant des conversions d’indigĂšnes, les autoritĂ©s musulmanes avaient dĂ©cidĂ© de continuer Ă  faire payer le Kharaj aux convertis distinguant les musulmans de la premiĂšre heure ainsi que leurs descendants de ligne masculine des convertis plus rĂ©cents, les « moualladuns ». 433

Ségrégation et haine sociale

La sĂ©grĂ©gation et la haine entretenues entre musulmans, non musulmans et nouveaux musulmans, Arabes et non Arabes dans la population en Espagne y ont souvent entraĂźnĂ© des Ă©ruptions de violence spontanĂ©e. En 891, lorsque le corps arabe originaire du YĂ©men qui constituait la garnison de SĂ©ville se souleva, les soldats dĂ©chaĂźnĂ©s massacrĂšrent aussi bien les dhimmis que les convertis moualladuns dont les vieux musulmans doutaient de la sincĂ©ritĂ©. Un poĂšte arabe du IXĂšme siĂšcle cĂ©lĂ©bra ces massacres se fĂ©licitant de la mise Ă  mort des nouveaux musulmans, esclaves et fils d’esclaves. 434

p. 251

L’histoire prouve donc qu’il est vital de refuser d’entrer dans le jeu des islamistes qui tentent actuellement d’imposer partout une sĂ©grĂ©gations entre les musulmans et les non-musulmans et de remettre en question les traditions et la culture de leur pays d’accueil.

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Page d’accueil

418 DUFOURCQ Charles-Emmanuel, La vie quotidienne dans l’Europe MĂ©diĂ©vale sous domination Arabe, p. 214, Hachette, Paris, 1978.

419 Bat YE’OR, Les ChrĂ©tientĂ©s d’Orient entre JihĂąd et dhimmitude, VIIĂš-XXĂš siĂšcle, p. 43, Editions du Cerf, collection « L'histoire Ă  vif », Paris, 1991

420 DUFOURCQ Charles-Emmanuel, La vie quotidienne dans l’Europe MĂ©diĂ©vale sous domination Arabe, p. 217, Hachette, Paris, 1978.

421 FATTAL Antoine, Le Statut lĂ©gal des non musulmans en Pays d’Islam, p. 203, Imprimerie Catholique, Beyrouth, 1958.

422 Carsten NIEBUHR, Voyage de M. Niebuhr en Arabie et en autres pays de l'Orient, Avec l'extrait de sa description de l'Arabie & des observations de Mr Forskal, pp. 80-81, Chez les Libraires Associés, Berne, 1780.

423 Bat YE’OR, Juifs et chrĂ©tiens sous l’islam face au danger intĂ©griste, p. 63, Berg International Editeur, Paris, 2005,

424 BOSTOM Andrew G., The Legacy of Jihad : Islamic Holy war and the fate of Non-Muslims, p. 219, Prometheus Books, Amherst, NY, 2005.

425 CONSTABLE Olivia Remie , Medieval Iberia : Readings from Christian, Muslem, and Jewish Sources, p. 179, University of Pennsylvania Press, Philadelphia, 1997.

426 Ibid., p. 91 - 98

427 DUFOURCQ Charles-Emmanuel , La vie quotidienne dans l’Europe MĂ©diĂ©vale sous domination Arabe, p. 234, Hachette, Paris, 1978.

428 STARK Rodney, One true God : Historical Conqequences of Monotheism, p. 80, Princeton University Press, Princeton, 2001.

429 HIITI Philipp K. , History of the Arabs, p. 235, The Macmillan Press Ltd, London, Tenth Edition, 1970.

430 NIEBUHR Carsten, Voyage de M. Niebuhr en Arabie et en autres pays de l'Orient, Avec l'extrait de sa description de l'Arabie & des observations de Mr Forskal, pp. 427 – 428, Chez les Libraires AssociĂ©s, Berne, 1780.

431 Bat YE’OR, Juifs et chrĂ©tiens sous l’islam face au danger intĂ©griste, p. 90, Berg International Editeur, Paris, 2005,

432 LEWIS Bernard Cultures in conflict : Christians, Muslims, and Jews in the Age of Discovey, p. 43, Oxford University Press, New York, 1995.

433 DUFOURCQ Charles-Emmanuel, La vie quotidienne dans l’Europe MĂ©diĂ©vale sous domination Arabe, p. 202, Hachette, Paris, 1978.

434 Ibid, pp. 209 - 211


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#37 27-10-2018 15:01:21

Adic2010
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Haytoug, s'il est question de se « rivaliser » avec moi... c'est avant tout sur le diapason de trouver des données bibliographiques arménisantes en passerelles-thématiques et à faire connaßtres aux Non-Hays. Je ne demande que cela et ce ne sont pas les sujets qui manquent.

Pour ce qui est de L'INVENTION DU MYTHE DE L'AL ANDALUS, on sait qu'il ne s'agit pas d'historiographie, mais d'une affaire politicienne à grands renforts d'articles journalistiques... une affaire à coups de copiés-collés que l'on peut voir jusque dans notre forum NAM

- sur un fond déstructuré / islamophobie = islamisme
et
- dans un cadre mondial / la guerre entre le sionisme et l'islamisme qui n'est pas la guerre des Arméniens... avec des échos qui commencent à peser en France.

Cependant, on peut quand mĂȘme rappeler quelques donnĂ©es historiques qui ne sont pas celles d'Al Andalus -rappelant la violence de la ChrĂ©tiennetĂ© occidentale (des Francs et des Germains) Ă  la mĂȘme Ă©poque : La bataille de Roncevaux (778) --- Guerre des Saxons (772-804) --- Croisade populaire (1096) --- SiĂšge de JĂ©rusalem (1099) --- SiĂšge de Constantinople (1204) --- Croisade des albigeois (1209-1229)

On pourrait se demander alors qui a intĂ©rĂȘt rĂ©ellement Ă  inventer ce mythe et Ă  vouloir y "disserter" ?

Un arbre qui voudrait cacher la forĂȘt ? Parce que les historiens arabes commencent Ă  mettre sur internet leurs (riches) historiographies en anglais et en français. Je rappelle ci-dessous les lignes importantes de l'orienaliste libanais du QuĂ©bec, Nassib Samir El-Husseini, signalĂ© aux messages #26 et #16 plus haut.

Aujourd'hui, le monde des intellectuels arabes n'a plus vraiment besoin ni des orientalistes ni des missionnaires pour répandre de tels clichés, car ils appartiennent maintenant à la conscience arabe, qu'ils ont profondément pénétrée. Par ailleurs, il existera toujours un nombre suffisant d'Arabes pour faire le travail des missionnaires sans que ceux-ci aient à se déplacer.

On peut comprendre que les eurocentristes ne tiennent pas Ă  ce que les publications arabisantes (Ă©crites par des Arabes) soient connues en Occident. Nil.
#825

Dernière modification par Adic2010 (27-10-2018 16:43:35)

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#38 27-10-2018 17:26:01

Haytoug
Modérateur

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

t'as pas aimé mes emojis... ?

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#39 27-10-2018 17:57:08

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

C'est inoui tout de mĂȘme la capacitĂ© de mauvaise foi d'ADIC 2010 ! Ce "chercheur en ArmĂ©nologie appliquĂ©e" sait mieux que tous les historiens prĂ©citĂ©s sur ce sujet- qui soit dit en passant sont eux, de vrais chercheurs...
Alors il ramĂšne tout Ă  sa marotte, sa turlutaine monomaniaque : la DĂ©fense et l'Illustration de l'Islam, des Arabes...
Si l'on ose le contredire- mĂȘme avec des arguments difficilement contestables- il fustige toute opposition Ă  ses points de vue, en accablant l'opposant en lui prĂȘtant des sentiments qu'il n'a pas : encore une fois que cela soit bien clair: je n'ai rien contre les Arabes, ni contre l'Islam ce que je demande c'est qu'on ne nous bassine pas Ă  longueur de forums avec ça !
Je crois hélas qu'on ne peux pas faire entendre raison à un esprit aussi étroit et de parti-pris...mad


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#40 27-10-2018 20:02:16

Haytoug
Modérateur

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

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#41 28-10-2018 10:10:49

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

T'en veux ? En v'la ! Quel dommage tous ces auteurs et universitaires n'ont pas eu la chance de rencontrer notre "chercheur- en- ArmĂ©nologie- appliquĂ©e- auto- proclamĂ©," ce sont tous des  i g n o r a n t s   sans doute !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Andalu … alit%C3%A9

Mythe ou réalité
Article détaillé : Convivencia.
Depuis les annĂ©es 1970, des historiens comme Pierre Guichard et plus tard des universitaires comme SerafĂ­n Fanjul57, arabisant espagnol spĂ©cialiste de la philologie sĂ©mitique; Guy Rachet58, Ă©crivain français, passionnĂ© d'archĂ©ologie et d'Ă©gyptologie; l'universitaire amĂ©ricain Norman Berdichevsky, de l'universitĂ© du Wisconsin Ă  Madison et Gabriel Martinez-Gros considĂšrent que l'Ăąge d'or d'Al-Andalus oĂč les trois religions auraient coexistĂ© en bonne harmonie est davantage un mythe construit, plutĂŽt qu'une rĂ©alitĂ© historique.(/b]

En 1990, Joseph Perez, professeur de civilisation espagnole, minore la tolĂ©rance religieuse ayant existĂ© en Espagne au Moyen Âge : « C'est la force des choses plus que l'esprit de tolĂ©rance qui a rendu possible la prĂ©sence de communautĂ©s chrĂ©tiennes en terre d'Islam et de minoritĂ©s de mudĂ©jares dans les royaumes chrĂ©tiens, sans parler des Juifs que l'on trouve partout. A dĂ©faut d'assimiler les minoritĂ©s, on les exploite. »59.

Dans Al-Ándalus contra España (2000) ou dans La quimera de Al-Andalus (2004), Fanjul dénonce le « mythe d'Al-Ándalus », notamment la mystification de la pensée développée au xixe siÚcle par le romantisme littéraire, qui tend à représenter cette période de l'histoire de l'Espagne d'une maniÚre erronée. Cette mystification de la société maure n'est qu'une reprise du discours eurocentrique, celui du « Bon sauvage » et celui du « Paradis perdu ».[b) Ainsi, l'auteur démystifie l'idéalisation du passé islamique, autrement dit des Arabes supérieurs, raffinés et cultivés succombant aux chrétiens barbares, ignorants et maladroits. Il montre que cette image idéalisée d'une Espagne multiculturelle, terre de tolérance et de vie en commun entre trois cultures et trois religions monothéistes est, pour une trÚs large part, historiquement fausse.


MĂȘme s'il reste controversĂ© dans le milieu acadĂ©mique, Serafin Fanjul pense que l'Ăąge d'or d'Al-Andalus relĂšve davantage du mythe construit60. En 2017, dans son essai Al Andalus, l'invention d'un mythe, SerafĂ­n Fanjul dĂ©nonce le « mythe d'un islam Ă©clairĂ© dans l'Espagne mĂ©diĂ©vale »60. SerafĂ­n Fanjul, philologue et islamologue espagnol, tente de montrer que la contribution musulmane Ă  la construction nationale espagnole relĂšve d'un mythe60. Ces idĂ©es font controverse dans le milieu universitaire. En effet, JosĂ© Antonio GonzĂĄlez Alcantud, anthropologue et historien Ă  l'universitĂ© de Grenade, explique que « Ce qui est frappant chez Serafin Fanjul, Ă©crivain d'opinion, dans la presse la plus extrĂ©miste qui soit, est son manque de pertinence dans les concepts des sciences sociales [...] Son but est de discrĂ©diter l'idĂ©e d'Al-Andalus pour en faire une chimĂšre61. »

Origine du mythe
Pour Maria JesĂșs Rubiera Mata de l'UniversitĂ© d'Alicante, les origines du mythe sont littĂ©raires et peuvent ĂȘtre attribuĂ©es Ă  l'Ɠuvre d'Al-Maqqari de Tlemcen (1577-1632), un descendant des musulmans de Grenade. Les arabistes espagnols ont ensuite contribuĂ© Ă  la reconstruction de l'histoire d'Al-Andalus en incorporant l'histoire (arabe) d'Al-Andalus Ă  l'histoire espagnole62.

Pour Christophe Cailleaux, chercheur en histoire au laboratoire d'Histoire MĂ©diĂ©vale et d'ArchĂ©ologie Ă  l'UniversitĂ© de Bourgogne, la fabrication du mythe d'Al-Andalus dĂ©bute dans les annĂ©es 1950 avec le dĂ©bat rageur qui oppose AmĂ©rico Castro Ă  Claudio SĂĄnchez-Albornoz sur la dĂ©finition de l’identitĂ© espagnole63. Pour Castro, l’Espagne est une rĂ©alitĂ© mĂ©diĂ©vale, nĂ©e de la fusion entre musulmans juifs et chrĂ©tiens, tandis que pour Albornoz, elle est une « Ă©nigme historique » qui naquit durant l’AntiquitĂ© tardive et s’affirma dans l’affrontement avec les Ă©lĂ©ments non-chrĂ©tiens, tout particuliĂšrement musulmans63,64. Le terme alors employĂ© de convivencia (de l'espagnol convivialitĂ©) est repris dans les annĂ©es 1970 par des chercheurs amĂ©ricains en l’associant Ă  d’autres notions parfois anachroniques telles que acculturation, assimilation, intĂ©gration, colonisation, tolĂ©rance65. Pour Alex Novikoff, l’accaparement idĂ©ologique du dĂ©bat sur le vivre-ensemble dans l’Espagne du Moyen Âge doit ĂȘtre replacĂ© dans le contexte d'« un monde moderne toujours plus sensible aux relations tendues au sein d’une communautĂ© mondiale multiethnique »66.

Le mythe d'Al-Andalus a été utilisé par certains spécialistes du monde arabe tels George Antonius ou Said Abdel-fattah Ashour pour légitimer leur opposition à Israël63.

Pour Christophe Cailleaux, « le mythe de la convivencia et son cortĂšge d’anachronismes et de contre-mythes n’en finissent pas de prospĂ©rer, portĂ©s par les mĂ©susages publics de l’Histoire face auxquels il convient de rester vigilant »63.

Tolérance et cohabitation pacifique
Au cours du xixe siĂšcle, de nombreux orientialistes occidentaux ont dĂ©couvert les Ă©crits d'historiens musulmans sur Al Andalus et notamment les Ă©crits de Al Maqqari (1577–1632). Ces lectures ont permis de nouvelles lectures moins partisanes du passĂ© en passant de "l'histoire de la prĂ©sence arabe en Andalousie" Ă  "l'histoire arabe de l'Andalousie". Cette approche a provoquĂ© une levĂ©e de boucliers parmi les mouvements nationalistes et conservateurs car cela contrevenait Ă  la propagande historique officielle castillane[non neutre][rĂ©f. nĂ©cessaire]. Des critiques ont ainsi Ă©tĂ© Ă©mises sur le type de tolĂ©rance d'Al-Andalus et sur le statut des chrĂ©tiens et des juifs considĂ©rĂ©s Ă  tort ou Ă  raison comme des sujets de seconde classe, chargĂ©s de trĂšs lourds impĂŽts. Toutefois, en 1992, le 500e anniversaire de la fin du dernier royaume musulman d'Espagne a vu de nombreux andalous reconnaitre avec fiertĂ© leur hĂ©ritage d'Al-Andalus62.

Selon Dario Fernåndez-Morera, la jurisprudence malékite serait conservatrice et intolérante et les persécutions étaient courantes. Dans un style colonialiste, les conquérants musulmans ont fait de leur mieux pour effacer les noms de lieux et les langues locales. Ils ont également détruit des églises et construit des mosquées à la place67.

Al-Andalus a toujours Ă©tĂ© sous la pression extĂ©rieure de la Reconquista chrĂ©tienne et les insurrections des muladis, comme lors du fameux « massacre du fossĂ© » oĂč 5 000 muladis furent dĂ©capitĂ©s et crucifiĂ©s, mettent Ă  mal l'idĂ©e d'une cohabitation pacifique.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Toutefois, María Rosa Menocal, professeur Sterling à l'Université de Yale et écrivaine d'origine cubaine, souligne la tolérance dans l'Espagne médiévale, aussi bien dans les royaumes musulmans que chrétiens, à travers des exemples politiques ainsi que des exemples culturels dans son livre The Ornament of the World: How Muslims, Jews, and Christians Created a Culture of Tolerance in Medieval Spain'.

Selon David Nirenberg (en), la coexistence des juifs, musulmans et chrétiens dans l'Espagne médiévale repose sur une violence centrale et systémique et sur ce qu'il appelle les "négociations et marchandages". Nirenberg s'attache notamment à analyser le sort des minorités musulmanes et juives au sein du Royaume d'Aragon au xive siÚcle et notamment les excÚs sporadiques de violences contre eux par les chrétiens dans un contexte général de cohabitation pacifique68.

Âge d'or des sciences et de la culture
En 1978, Juan Vernet publie La cultura hispano-ĂĄrabe en Oriente y Occidente, oĂč il indique dĂšs le prologue :

« Ce livre prĂ©tend faire l'inventaire de ce que la culture doit aux Arabes d'Espagne. Qu'il soit bien entendu d'emblĂ©e que le mot « arabe » ne renvoie pour moi, ni Ă  une ethnie, ni Ă  une religion, mais Ă  une langue : celle des Arabes, des Perses, des Turcs, des Juifs et des Espagnols au Moyen-Âge et qui fit office de vecteur dans la transmission des savoirs les plus divers de l'AntiquitĂ© - classique ou orientale - au monde musulman. L'Islam les rĂ©Ă©labora et les accrut de nouveaux apports dĂ©cisifs - l'algĂšbre et la trigonomĂ©trie pour ne citer qu'un exemple ; de l'arabe, ils passĂšrent Ă  l'Occident grĂące aux traductions en latin et en langues romanes et dĂ©bouchĂšrent sur le majestueux dĂ©ploiement scientifique de la Renaissance »(/b]

— Juan Vernet69.

[b]Pour FernĂĄndez-Morera, dire que l'islam prĂ©servait le savoir classique et le transmettait Ă  l'Europe ne se base sur aucun fondement. En fait, l'Islam aurait ralenti l'Ă©change de science, d'art et de poĂ©sie de l'Espagne avec l'Europe et beaucoup de soi-disant sommitĂ©s musulmanes de l'Ăąge d'or se rĂ©vĂšlent ĂȘtre d'ascendance non musulmane ou non arabe, sinon elles-mĂȘmes chrĂ©tiennes ou juives.


Sylvain Gouguenheim, historien mĂ©diĂ©viste français remet en cause la thĂšse d'une transmission des auteurs antiques par les Arabes, dans son livre Aristote au mont Saint-Michel. Il rappelle que le savoir a rĂ©guliĂšrement circulĂ© entre Byzance et l'Occident bien mieux qu'entre la civilisation islamique et l'Occident. Toutefois, les thĂšses de Gouguenheim ont Ă©tĂ© vivement contestĂ©es par des historiens du Moyen Âge spĂ©cialistes de l'histoire intellectuelle, culturelle et philologique dans plusieurs articles et ouvrages du fait de ses omissions et ses confusions70. En effet, les Byzantins ont volontiers transmis leur savoir aux lettrĂ©s d'Al-Andalus : ainsi, l'empereur Romain Ier LĂ©capĂšne (Ρωμανός Α' ο Λεκαπηνός) envoie bibliothĂšques et traducteurs Ă  HasdaĂŻ ibn Shaprut, ministre du calife de Cordoue, Abd al-Rahman III71.

Dans sa rĂ©vision de l'histoire intellectuelle de l'Europe occidentale, Gouguenheim passe en effet pratiquement sous silence le rĂŽle jouĂ© par la pĂ©ninsule IbĂ©rique et Al-Andalus, oĂč l'on a traduit de l'arabe au latin les principaux textes mathĂ©matiques72, astronomiques et astrologiques dont la rĂ©ception allait prĂ©parer en Europe la rĂ©volution scientifique moderne 73.

Dernière modification par Pascal Nicolaides (28-10-2018 10:28:10)


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#42 28-10-2018 23:30:11

Adic2010
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Pascal Nicolaides a écrit:

- Al-Andalus, l’invention d’un mythe », de Serafin Fanjul, Camille Galic, POLEMIA, 10/12/2017 ;

- Wikipedia de SĂ©rafin Fanjul ;

- Le mythe de la convivencia : ChrĂ©tiens, juifs et musulmans dans l’Espagne mĂ©diĂ©vale, Terre promise, 19 juillet 2018 ;

- Wikipedia de Convivencia ;

- L'islam de la vieille Espagne était-il vraiment tolérant?, EDWARD ROTHSTEIN SEPT. 27 2003 ;

- Spain in Middle Ages no paradise for Christians, Jews, women, PAUL MONK, JULY 9, 2016 ;

- The Convivencia in Islamic Spain, Sarah-Mae Thomas, July - August 2013 ;

- Al-Andalus, l’Andalousie musulmane dans sa rĂ©alitĂ©, ClĂ©mence HĂ©lou Matar, "Comprendre l’Islam et construire une humanitĂ© fraternelle et spĂ©cifique", Paris, Cariscript, 2010

- Chrétiens, Juifs et Musulmans en Espagne : le mythe de la tolérance religieuse (VIIIe-XVe siÚcle), Joseph Perez dans mensuel 137 daté octobre 1990

Le mythe de l'Espagne musulmane. ( Le mythe d'Al Andalus), 11 Septembre 2012 par Edouard Boulogne

- ChrĂ©tiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus, mythes et rĂ©alitĂ©s, de Dario Fernandez-Morera,  prĂ©face de RĂ©mi Brague, de l'Institut, Ed. Cyrille Godefroy

- Le mythe d’Al-Andalous et de la supĂ©rioritĂ© de la science arabo-musulmane: carburants du totalitarisme islamiste, Alexandre del Valle, March 5, 2017, Atlantico

- Andalus, la fin d'un mythe interreligieux?, Marie-Lucile KUBACKI, publié dans LA VIE, le 18/10/2013

- La revanche des vieux conflits (2/4) : Al Andalus, idĂ©al de tolĂ©rance ou rĂȘve de conquĂȘte guerriĂšre, Ă©mission prĂ©parĂ©e par Marguerite Catton

- Al-Andalus, l’Andalousie musulmane dans sa rĂ©alitĂ©, juifs et chrĂ©tiens, et statut de « dhimmi », ClĂ©mence HĂ©lou Matar, "Comprendre l’Islam et construire une humanitĂ© fraternelle et spĂ©cifique", Paris, Cariscript, 2010

- TERRE PROMISE

#974

Dernière modification par Adic2010 (28-10-2018 23:49:26)

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#43 28-10-2018 23:44:24

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Adic2010 a écrit:

Pascal Nicolaides a écrit:

- Al-Andalus, l’invention d’un mythe », de Serafin Fanjul, Camille Galic, POLEMIA, 10/12/2017 ;

- Wikipedia de SĂ©rafin Fanjul ;

- Le mythe de la convivencia : ChrĂ©tiens, juifs et musulmans dans l’Espagne mĂ©diĂ©vale, Terre promise, 19 juillet 2018 ;

- Wikipedia de Convivencia ;

- L'islam de la vieille Espagne était-il vraiment tolérant?, EDWARD ROTHSTEIN SEPT. 27 2003 ;

- Spain in Middle Ages no paradise for Christians, Jews, women, PAUL MONK, JULY 9, 2016 ;

- The Convivencia in Islamic Spain, Sarah-Mae Thomas, July - August 2013 ;

- Al-Andalus, l’Andalousie musulmane dans sa rĂ©alitĂ©, ClĂ©mence HĂ©lou Matar, "Comprendre l’Islam et construire une humanitĂ© fraternelle et spĂ©cifique", Paris, Cariscript, 2010

- Chrétiens, Juifs et Musulmans en Espagne : le mythe de la tolérance religieuse (VIIIe-XVe siÚcle), Joseph Perez dans mensuel 137 daté octobre 1990

Le mythe de l'Espagne musulmane. ( Le mythe d'Al Andalus), 11 Septembre 2012 par Edouard Boulogne

- ChrĂ©tiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus, mythes et rĂ©alitĂ©s, de Dario Fernandez-Morera,  prĂ©face de RĂ©mi Brague, de l'Institut, Ed. Cyrille Godefroy

- Le mythe d’Al-Andalous et de la supĂ©rioritĂ© de la science arabo-musulmane: carburants du totalitarisme islamiste, Alexandre del Valle, March 5, 2017, Atlantico

- Andalus, la fin d'un mythe interreligieux?, Marie-Lucile KUBACKI, publié dans LA VIE, le 18/10/2013

- La revanche des vieux conflits (2/4) : Al Andalus, idĂ©al de tolĂ©rance ou rĂȘve de conquĂȘte guerriĂšre, Ă©mission prĂ©parĂ©e par Marguerite Catton

- Al-Andalus, l’Andalousie musulmane dans sa rĂ©alitĂ©, juifs et chrĂ©tiens, et statut de « dhimmi », ClĂ©mence HĂ©lou Matar, "Comprendre l’Islam et construire une humanitĂ© fraternelle et spĂ©cifique", Paris, Cariscript, 2010

#974

Oui et alors ? Vous allez encore lister longtemps ce que j'Ă©cris ? Soit, je vais vous envoyer d'autres rĂ©fĂ©rences si vous y tenez mais Ă  mon avis votre cas  est franchement pathologique ! Vous vous ennuyez tant que ça Ă  Berlin ???


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#44 29-10-2018 00:05:15

Adic2010
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Pascal Nicolaides a écrit:

C'est inoui tout de mĂȘme la capacitĂ© de mauvaise foi d'ADIC 2010 ! Ce "chercheur en ArmĂ©nologie appliquĂ©e" sait mieux que tous les historiens prĂ©citĂ©s sur ce sujet- qui soit dit en passant sont eux, de vrais chercheurs...
Alors il ramĂšne tout Ă  sa marotte, sa turlutaine monomaniaque : la DĂ©fense et l'Illustration de l'Islam, des Arabes...
Si l'on ose le contredire- mĂȘme avec des arguments difficilement contestables- il fustige toute opposition Ă  ses points de vue, en accablant l'opposant en lui prĂȘtant des sentiments qu'il n'a pas : encore une fois que cela soit bien clair: je n'ai rien contre les Arabes, ni contre l'Islam ce que je demande c'est qu'on ne nous bassine pas Ă  longueur de forums avec ça !
Je crois hélas qu'on ne peux pas faire entendre raison à un esprit aussi étroit et de parti-pris...mad

Pascal Nicolaides a écrit:

Oui et alors ? Vous allez encore lister longtemps ce que j'Ă©cris ? Soit, je vais vous envoyer d'autres rĂ©fĂ©rences si vous y tenez mais Ă  mon avis votre cas  est franchement pathologique ! Vous vous ennuyez tant que ça Ă  Berlin ???

À disserter un jour. Cependant, ce n'est pas prioritaire. Il y a des prioritĂ©s plus importantes. Nil.
990

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#45 29-10-2018 04:08:18

jonathan
@rmenaute
Réputation :   22 

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Tiens, rien ne change ici.
Toujours M. Agopoff au rendez-vous avec son Ă©rudition flatulente de gloubi-glouba googlesque et ses gigantesques auto-collants.  Le bon goĂ»t quoi!

Les autres non plus ils ont pas changĂ©.   Hein!  Juste comme cela, il me souvient que c'Ă©tait la chasse aux sorciĂšres des annĂ©es 90 contre les sectes pour drainer la vindicte populaire qui marchait fort il y a 25-30 ans.  Maintenant, du Gang de Roubaix Ă  Daech, c'est le mahomĂ©tisme qui a raflĂ© le marchĂ©.

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#46 30-10-2018 15:14:40

Adic2010
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Avec ces pages politico-essayistes, l'internaute PN veut absolument faire entrer l'histoire d'Al-Andalus dans la guerre entre le sionisme et l'islamisme -qui n'est pas la guerre des Arméniens.
#1076

Dernière modification par Adic2010 (30-10-2018 15:15:14)

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#47 30-10-2018 15:24:40

Haytoug
Modérateur

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

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#48 30-10-2018 16:10:33

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

jonathan a écrit:

Tiens, rien ne change ici.
Toujours M. Agopoff au rendez-vous avec son Ă©rudition flatulente de gloubi-glouba googlesque et ses gigantesques auto-collants.  Le bon goĂ»t quoi!

Les autres non plus ils ont pas changĂ©.   Hein!  Juste comme cela, il me souvient que c'Ă©tait la chasse aux sorciĂšres des annĂ©es 90 contre les sectes pour drainer la vindicte populaire qui marchait fort il y a 25-30 ans.  Maintenant, du Gang de Roubaix Ă  Daech, c'est le mahomĂ©tisme qui a raflĂ© le marchĂ©.

Tiens tiens, pourquoi la vindicte de l'internaute ADIC 2010 ne s'adresse pas Ă  toi Jonathan ? Curieux...Bon je sais que je suis la cible prĂ©fĂ©rĂ©e du Camarade Agopoff mais tout de mĂȘme !...


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#49 30-10-2018 16:13:56

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe

Adic2010 a écrit:

Avec ces pages politico-essayistes, l'internaute PN veut absolument faire entrer l'histoire d'Al-Andalus dans la guerre entre le sionisme et l'islamisme -qui n'est pas la guerre des Arméniens.
#1076

Et voila c'est reparti pour un tour !!!

Mais encore une fois Tovaritch Agopoff je  me contrefous de la guerre du Sionisme et de l'Islamisme ! La seule guerre qui m'importe c'est celle de l'ArmĂ©nie-Artsakh et de l'Azerbaidjan !!!

Faut te le dire en quoi ?


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#50 30-10-2018 16:15:33

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: Al Andalus, l'invention d'un mythe


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