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#26 17-06-2017 17:31:58

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

- 'Thread' appartenant à la rubrique : FRANCE CLASSÉE PAR DÉPARTEMENTS AVEC THÈMES LOCAUX-RÉGIONAUX   (#49)

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTyT-5toPAMHzDkx6_9wzZNf_ZDsCxvKHagJ2WQRn0_zmxfgN0X9g . Remzi SEKERCI/Législatives 1ère circonscription de l'EURE > Résultats : 291 . 0,72% . Suppléant : Papa Demba N'DIYAE

AFFICHE ; FACEBOOK ; Paris-Normandie . Vincent FOLLIOT  | Publié 05/06/2017

Dans la page précédente, des www ré-utilisables sur l'EURE.

- Message faisant partie de la rubrique (#54/PEJ) : PARTI 'ÉGALITÉ ET JUSTICE' // RÉSISTER À CETTE IMPOSTURE TRUCO-TURCO-NÉGATIONNISTE D'ANKARA EN INFORMANT LES ÉLUS PARLEMENTAIRES-COLLECTIVITÉS LOCALES EN FRANCE ET SA SOCIÉTÉ CIVILE -DONT LES ASSOCIATIONS DE LA DIVERSITÉ CITOYENNE ET SES DIFFÉRENTS LIEUX DE CULTE.

https://pbs.twimg.com/media/DB4WtSaXsAAyIdI.jpg .
http://www.paris-normandie.fr/documents/10157/0/900x675/0c85/900d506/none/10904/JSNN/image_content_22255095_20170605191534.jpg

- Les COJEP et PEJ dans les autres régions de France : à ce post#11 du 'thread' "Le passé arménien turquifié"

#12779

Dernière modification par Adic2010 (19-07-2019 11:09:57)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#27 14-05-2018 09:20:08

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/fr_9informationcitoyenne/departements/z_jpgs/027eure01diocese.gif . http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/fr_9informationcitoyenne/blasons/b27_eure.JPG . Il y a dans ce 'thread' des www et @ qu'il nous est possible de réutiliser cinq ans après.

http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/images_0/0ecrire_carte01.JPG . Je travaille dur-dur sur l'index alphabétique des personnalités franco-historiques pour commencer la carte départementale de la France historico-franco-arménienne.(*)

(*) : expliqué à ce message #39

PS - au message précédent, ce n'est pas "la voix des oubliés", c'est le candidat de l'imposture truco-turque d'Ankara.  lol
#15260

Dernière modification par Adic2010 (19-01-2019 00:03:11)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#28 19-01-2019 09:54:26

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

- La France veut renforcer les liens économiques avec la Turquie, affirme Bruno Le Maire

Bruno Le Maire revient à son amour pour la Turquie. Voir l'interview qu'il avait donnée à Public Sénat et qui nous avait été signalée par notre ami JP. On peut voir que depuis 2013 nous avons des données en www-@ sur le département de l'Eure que nous pouvons réutiliser.

Or il y a une coupure de presse de l'époque de 1915 d'un journal de l'Eure dans la liste du génocide dans les journaux non-arméniens : Հայոց ցեղասպանությունը օտարալեզու մամուլում.

Cela nous donnera l'occasion de  reprendre le travail d'information-sensibilisation dans le fief de Bruno Le Maire. Merci de penser à en parler au CCAF et aux Hays de Normandie. À plus tard. Nil.

http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/images_9/f_cuberalles1.JPG

- 'Thread' appartenant à la rubrique : FRANCE CLASSÉE PAR DÉPARTEMENTS AVEC THÈMES LOCAUX-RÉGIONAUX   (#49)

- Les www de RENVOIS se trouvant DANS ce 'thread' "27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915" à des messages#nn et à des rubriques (#NN) sont actualisés à ceux du nouveau forum.

#16020

Dernière modification par Adic2010 (19-01-2019 13:47:51)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#29 30-01-2019 23:06:41

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

- LE JOURNAL DES ANDELYS, 19 sept. 1915, Les Andelys, Les Arméniens veulent servir en France . 27700.LES ANDELYS

http://greenstone.flib.sci.am/gsdl/collect/GENOCIDE100/index/assoc/HASH014b/041fd0f7.dir/818p23.pdf . Je n'ai pas trouvé de Data.BnF sur ce journal. Y-t-il une bibliothèque d'archives aux Andelys ? Ce sera du boulot chercher un bibliothécaire-archiviste qui pourrait trouver ce jourmnal.(?) Il faudrait un minimum de données bibliographiques pour en parler aux radios locales, etc, etc.

- Message pouvant appartenir à la Rubrique (#73) : COUPURES DE LA PRESSE FRANÇAISE DE LA COLLECTION ARCHAG TCHOBANIAN. DISPATCHING DANS LES 'THREADS' CONCERNÉS POUR APPLICATIONS

#16135

Dernière modification par Adic2010 (09-02-2019 23:27:07)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

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#30 31-01-2019 07:35:42

Armen_P
@rmenaute
Réputation :   52 

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

https://keldelice-assets.s3.amazonaws.com/attachments/photos/614862/intermediate/livarot-1.jpg?1320679469


https://keldelice-assets.s3.amazonaws.com/attachments/photos/615052/original/noyau-de-vernon.jpg?1320849777

Dernière modification par Armen_P (31-01-2019 07:38:33)


La culture, c'est comme la confiture:
Moins on en a, plus on l'étale.
Les titres y compris auto proclamés, idem...

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#31 24-02-2019 17:06:00

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41DR7bIK7xL.jpg - https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fe/André-Beaunier-1912.jpg - http://www.unicaen.fr/mrsh/crhq/biblio/couvertures/BODINIER/connaissanceEure119.jpg . LE FIGARO, 24 Sept. 1915, Paris, André BEAUNIER, Diptyque // André BEAUNIER 1869-1925 est né à 27000.ÉVREUX.

En 1925, il fut Président de LA SOCIÉTÉ LIBRE D'AGRICULTURE, DES SCIENCES, DES ARTS ET BELLES LETTRES DE L'EURE

ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE L'EURE .

Si on fait 'Arménie' dans la fonction 'rechercher' de l'Université populaire d'Évreux, on ne trouve pas de réponse. Si on fait 'Turquie', on trouve cinq réponses. Si on fait 'génocide', on trouve trois réponses -sans parler du GDA1915.   hmm


http://greenstone.flib.sci.am/gsdl/collect/GENOCIDE100/index/assoc/HASH015a.dir/325p28.pdf

- Message pouvant appartenir à la Rubrique (#79-80) : COUPURES DE LA PRESSE FRANÇAISE DE LA COLLECTION ARCHAG TCHOBANIAN. CLASSEMENT PAR DÉPARTEMENT POUR APPLICATIONS

#16330

Dernière modification par Adic2010 (24-02-2019 17:20:01)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#32 24-02-2019 17:54:31

Armen_P
@rmenaute
Réputation :   52 

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

http://kafilabackup.files.wordpress.com/2009/02/please_do_not_feed_the_troll.jpg


La culture, c'est comme la confiture:
Moins on en a, plus on l'étale.
Les titres y compris auto proclamés, idem...

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#33 22-05-2019 11:31:32

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

Au-delà du post#32 précédent de l'internaute Armen_P dont la caricature refléte en effet son diapason mental et culturel -complétant ainsi sa signature....   roll

il y a la photo ci-dessous qui est plus importante et se trouvant dans la page de HOUSHAMADYAN-BERLIN / Bedros Alahaidoyan Coll. 1 | Ourfa / Պետրոս Ալահայտոյեան հծոյ 1 | Ուրֆա et qui provient des ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE L'EURE.


https://www.houshamadyan.org/fileadmin/_processed_/f/e/csm_Abbe_Bretocq_URFA_3_web_17b1a54a34.jpg

Ourfa, circa 1919-1920. The area around the Father Abraham Pond (Source: photograph by Father Gabriel Bretocq, Archives départementales de l’Eure. Fonds Gabriel Bretocq).

>>> Qui est le Père Gabriel BRETOCQ ? Il a du habiter l'EURE...
#16940

Dernière modification par Adic2010 (22-05-2019 11:34:48)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#34 22-05-2019 15:50:45

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

SVP, CONTINUONS À TROUVER DES DONNÉES FRANCO-ARMÉNISANTES (ET ARMÉNO-FRANCISANTES) HISTORIOGRAPHIQUES SUR L'EURE : À FAIRE CONNAÎTRE DANS LE DÉPARTEMENT. Il y a en effet...

http://serge.ollivier.pagesperso-orange.fr/eglis_fichiers/image008.jpg . http://www.acam-france.org/bibliographie/auteurs/bretocq-gabriel.jpg . http://serge.ollivier.pagesperso-orange.fr/eglis_fichiers/image009.jpg - Portrait d’Arménie par un abbé normand, Gabriel Bretocq (1918-1922). De la Cilicie à la Principauté d’Antioche : FRANCE ARCHIVES ~~ ACAM ~~ POSSIBILITÉS DE TÉLÉCHARGEMENT

- 27790.ROSAY SUR LIEURE Où le Père Gabriel BRETOCQ 1873-1961était le curé de la Paroisse.

http://serge.ollivier.pagesperso-orange.fr/bretocq_fichiers/titre.gif . http://serge.ollivier.pagesperso-orange.fr/eglis_fichiers/image006.jpg

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2018/08/07/rosay-sur-lieurecree_le_20180807_18h48m34s_00113-3793758.jpg?itok=iM0ZrQus
#17011

Dernière modification par Adic2010 (22-05-2019 15:59:11)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#35 22-05-2019 17:59:33

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

Adic2010 a écrit:

Au-delà du post#32 précédent de l'internaute Armen_P dont la caricature refléte en effet son diapason mental et culturel -complétant ainsi sa signature....   roll

il y a la photo ci-dessous qui est plus importante et se trouvant dans la page de HOUSHAMADYAN-BERLIN / Bedros Alahaidoyan Coll. 1 | Ourfa / Պետրոս Ալահայտոյեան հծոյ 1 | Ուրֆա et qui provient des ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE L'EURE.


https://www.houshamadyan.org/fileadmin/ … a54a34.jpg

Ourfa, circa 1919-1920. The area around the Father Abraham Pond (Source: photograph by Father Gabriel Bretocq, Archives départementales de l’Eure. Fonds Gabriel Bretocq).

>>> Qui est le Père Gabriel BRETOCQ ? Il a du habiter l'EURE...
#16940

http://serge.ollivier.pagesperso-orange.fr/eglis.htm



     
Historique de l'église Notre Dame
Sa cloche "Marie"  1744
Le Calvaire 1936 
Les curés et abbés de la paroisse
L'abbé Bretocq (1873-1961) : un prêtre et un artiste   
Saint-Jean-de-l’Essart-Mador sauvée par l'abbé Bretocq (1933)

Portrait d'Arménie: exposition de photographies, réalisées par l'abbé Bretocq entre 1918 et 1922, aux archives départementales d'Evreux du 12 mai au 12 juillet 2007

Historique de l'église Notre Dame    André NARDEUX
Dès 1150, une charte de Henri II fait mention d'Hugues le PORTIER, seigneur de ROSAY. L'église est signalée dans les archives de l'Archevêché de ROUEN à partir de 1181.
Jean de MARIGNY, seigneur de ROSAY, fait don de l'église Notre Dame aux chanoines réguliers de St Laurent en Lyons (BEAUVOIR) -1246-
Après la pendaison d'Enguerrand de MARIGNY, Charles de VALOIS  est mis en possession de la terre de ROSAY. Les moines de l'Abbaye de MORTEMER possèdent depuis le XIIème siècle une grange au ROULE qu'ils vendront en 1577 à Louis de BENSERADE, grand-père du poète.
La guerre de cent ans ruine l'église Notre Dame. Le clocher et les soubassements de la nef en sont les seuls témoins. A la Renaissance, l'édifice est entièrement rénové à telle enseigne que l'église est reconsacrée le 10.09.1507. Le portail nord date de cette époque. Les quatre panneaux supérieurs portent à droite St ADRIEN et la Sainte Vierge, à gauche Antoine du MESNIL-JOURDAIN et Jacqueline d'HELLENVILLIERS, arrière grande tante d'Isaac BENSERADE.
Le domaine de ROSAY est vendu en 1624 à Jehan de BENSERADE, cousin germain d'Isaac. Cette terre passera ensuite à J.B LEBLANC neveu de Jehan de BENSERADE qui la conservera jusqu'en 1669 (vente aux FREMONT).   
Au XVIIIème siècle (1778), Adrien Robert de FREMONT fait édifier le chœur actuel et la chapelle seigneuriale nord.
En définitive, ce sanctuaire a été bâti au XIIème siècle et entièrement remanié à la Renaissance puis au XVIIIème siècle.

L'époque romane
Le premier édifice roman avait la forme d'un long rectangle flanqué au nord d'un clocher.
Le chœur était sans doute en forme de "cul de fou". Il s'agissait certainement d'une église romane tout à fait semblable à St AUBIN de MENESQUEVILLE. Vous remarquerez les colonnettes situées aux angles du clocher

La Renaissance
Sous le régime de Louis XII, l'église partiellement détruite par la guerre de cent ans voit sa nef restaurée et un nouveau porche s'élever à l'ouest. Le très beau portail avec ses panneaux à serviettes, ses quatre têtes sculptées est un magnifique témoignage de ce temps.

Le dix huitième siècle
Le chœur roman qui tombait en ruines dès 1716 (visite de Mgr d'AUBIGNE) est abattu. Il est remplacé par le chœur actuel flanqué au nord de la chapelle seigneuriale. Il semble qu'une chapelle symétrique ait été construite au sud. La nef a été remaniée une nouvelle fois. Le porche a été restauré. Une voûte en forme de croupe (briques) recouvre l'ensemble de l'édifice.

En résumé
Grâce au clocher, l'époque romane est encore présente. La Renaissance nous a laissé le portail.
Le XVIIIe a donné un éclairage naturel qui met en valeur cette charmante église






Le portail nord, d'époque Renaissance



Sa cloche "Marie" 1744      Rosay-Infos 92

             
             Le 15 Août 1991 était la date idéale pour célébrer la renaissance de la cloche de Rosay appelée "MARIE".
             L'événement avait rempli l'église pour entendre la messe dite conjointement par MM les abbés Planté et Madou dans le souvenir de Mr l'abbé Bretocq.
             Mr Henri Collard Président du Conseil Général de l'Eure était présent et Mr Jean Béharel au nom du Conseil Municipal et des Rosayiens le remerciait pour l'aide qu'il avait apportée à cette entreprise.
Cloche en bronze, fondue par Pierre Maitrot

L’AN 1774 J’AI ETE BENITE PAR DISCRETE PERSONNE
FRANCOIS TAILLEUR PRIEUR CURE DE ROSAY ASSISTE
DE Me LOUIS DUCASTEL PTRE Vic DUDIT LIEU ET NOMMEE MARIE PAR HAUT ET PUISSANT Mr NICOLAS DE FREMONT 
CHEVALIER MARQUIS DE ROSAY  DE CHARLEVAL SEIGNEUR DAUNEUIL ET AUTRE LIEUX CONSEILLER D’ETAT ORDINAIRE GRAND DOYEN DE MES LES MTE DES REQUETES TE PAR HAUTE ET PUISSANTE DAME MARIE CATHERINE PAVYOT FEMME DE HAUT TE PUISSANT SEIGNEUR Mr NICOLAS DE FREMONT  DAUNEUIL CHEVALIER SEIGNEUR DE MESSEGROS ET AUTRE LIEUX PRESIDENT EN LA PREMIERE CHAMBRE DES REQUETE DU PARLEMENT DE PARIS  MICHEL GODEFROY TRESORIER


Le calvaire 1936



             Le village de Rosay doit le Calvaire du Vaumichon à son abbé Gabriel Bretocq.
Le plan fut réalisé par Yvelin, architecte à Rouen. Il sera édifié par l'entrepreneur Villerel avec des pierres provenant de l’église incendiée Saint-Nicolas de Rouen. Le comte René de Valon avait pour sa part offert le terrain situé face à l'église.
            Une grande stèle agreste, en pierres rustiquées, de huit mètres d’élévation, présente en haut et en avant, dans un vide ouvert sur la forêt et flanqué de contre-forts trapus, un Christ en terre cuite naturelle de un mètre quatre-vingts attaché sur une croix de chêne. Le Christ était l'oeuvre du sculpteur Marc Jacquin.
            Adossé à la stèle, un autel-reposoir semi-circulaire avec sa table constituée par une ancienne meule de moulin.
            L'inauguration se déroula le dimanche 23 Août 1936 en présence de plus de 3000 personnes. Pour l'occasion, l'abbé Bretocq avait écrit un oratorio "Golgotha"

Voir les photos de la cérémonie d'inauguration du Calvaire


La photo souvenir de la cérémonie, le 23 Août 1936



Les curés et abbés de la paroisse
Sous la domination romaine puis sous les mérovingiens et les carolingiens

             Lorsque cette nouvelle religion arriva dans le Vexin, les premiers fidèles se rassemblèrent en secret pour célébrer les Saints Mystères. C’est au Coudray en Vexin qu’ils avaient creusé une église souterraine qui n’avait que dix neuf pieds de long, onze de large et dix de haut. Une ceinture de pierres de taille supportait la voûte. A trois pieds du mur du fond, un autel isolé était préparé pour le prêtre. Lorsque les fidèles osèrent pratiquer hautement leur religion, une église dédiée à Saint Martin fut construite directement au-dessus de l’ancienne. En 1722, en creusant dans l’église on découvrira cet ancien sanctuaire que l’on consacrera sous le nom de chapelle Notre Dame de Pitié.(Laurent de la Bunodière dans sa Notice sur la forêt et le pays de Lyons 1907)

Sous la domination des ducs de Normandie

             Charles le simple, par le traité de Saint Clair sur Epte en 912, abandonne une partie de la Normandie à leur chef Rollon, à charge de recevoir le baptême. Enfin pour assurer la paix, il lui donne sa fille Gisèle en mariage. Toutefois en se faisant baptiser et en faisant baptiser avec lui ses principaux officiers, il crut nécessaire d’en faire les prêtres de ses villages, pour avoir un clergé dévoué. M de Larochefoucauld rapporte les écrits d’Ordéric Vital « Ces prêtres, d’origine danoise, plus instruits dans les armes que dans les lettres, envahirent violemment la contrée désolée ; et toujours armés, ils défendaient leurs fiefs par un service tout militaire. Ces néophites qui furent baptisés avec Rollon établirent en Neustrie une grande dissolution de mœurs, à tel point que non seulement les prêtres, mais encore les prélats avaient des concubines et faisaient parade de la nombreuse famille qu’ils en obtenaient.

Sous les rois de France

             Lorsque vers 1260, l'Archevêque Eudes Rigaud vient visiter l'église, il constate que "quatre chanoines de Saint Laurent servaient Dieu"
             On sait que les curés de Rosay seront en conflit avec les religieux de Mortemer dès 1181.
             Le premier curé connu, Robert Langlois en 1492, l'est pour de nouveaux conflits avec les moines. Après lui, Monsieur de Coquillères, en 1520, qui devient évêque, puis Jacques Ferré  en 1550. Il faut ensuite attendre plus d'un siècle pour lire le nom de Pierre Arachequesne en 1660 suivi de Le Coulteux et J.B. Canu en 1695. L'année suivante, nous trouvons J. de Haymet du Haume, curé. Il meurt en 1704 et sera  enterré dans l'église.
             En 1708, des réparations sont faites au pavé de la nef et au lambris du chœur.
             En 1711, les murs de clôture du cimetière, jugés trop bas, sont rehaussés.
             En 1681, les habitants se cotisent pour la réparation du chœur de l'église.
             A la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème, on enterre pour une somme modique dans l'église. Les églises sont devenues de véritables nécropoles, lieux malsains et nauséabonds. On saura rester raisonnable à Rosay. En 1698, un garde-forestier est enterré dans l'église.
             Le curé Costard affirmait en 1729 (mais c'était exagéré) que Rosay avait été privé de prêtre pendant deux siècles. Il attribuait cette carence aux guerres et à la situation malsaine (marécages) de l'endroit. Il devait pourtant y rester, 29 ans de 1705 à 1734, assisté des vicaires Lenfant, Dufour et Fortin.
             Il eut pour successeur le "fameux" curé Le Tailleur qui voua une haine tenace à ses paroissiens. Il disait d'eux: "Ce sont des diables tels qu'en parcourant toute la terre, on n'en trouverait point de pire qu'eux. Il n'en existe même pas en enfer!! Les vielles filles sont des gourgandines (filles de mauvaise vie), quant aux jeunes, il n'y en a pas de pires sur le Pont-Neuf (Endroit chaud à Paris), elles sont loin d'être des filles d'honneur. Les conseillers de la fabrique (conseillers municipaux actuels) sont des coquins, scélérats, gueux, fripons, vieux pieds corniers ( pieds du diable).". Il interrompait ses offices pour aller souffleter celui ou celle dont l'attitude lui déplaisait. Son cas relevant de la médecine, il fut retiré de son ministère mais mourut cependant…à Rosay en 1749 âgé de 74 ans.
             On trouve ensuite comme curé, Demelle en1749, Anceaux en 1751 et Lesage toujours à Rosay en 1789. Avant la révolution, la famille de Frémont possédait dans l'église un caveau avec au-dessus, une chapelle.

Le dix neuvième et le vingtième siècle       

             Après la proclamation du Concordat en 1801 et la réouverture des églises, officieront à Rosay, Louis-Jacques Bultel officie à Rosay. En 1809, probablement du fait du tonnerre, le toit du clocher fut en partie incendié et sa reconstruction financée par une imposition exceptionnelle…
             En 1866, sur proposition de Mr de Valon et à ses frais, le cimetière de Rosay est agrandi.

   
Les curés de Rosay  1811-2005
BULTEL Louis Jacques 1811-1836
BELHACHE 1837-1845
LEBRUN 1846-1847
LAHAYE 1848-1869
SERVANT 1870-1877
pas de curé en 1878
LEVACHE 1879-1895
BOURDON 1896-1900
PORTIER 1901-1902
CORMIER 1903
JUFFAY 1904-1922
BRETOCQ Gabriel 1923-1961
MADOU 1962-1983
VORIMORE
SEVIN
PLANTE 1988?-2005
depuis le départ en retraite de l'abbé Planté, les paroisses de la vallée se sont regroupées.
site à visiter: Paroisse PAYS ANDELLE-LYONS


L'abbé Gabriel Bretocq 1873-1961 André NARDEUX

            De nombreux habitants de Rosay ont connu et aimé Monsieur l'abbé Bretocq, leur curé durant 37 ans, qui a laissé le souvenir d'un pasteur chaleureux et généreux, d'un artiste amoureux de toutes les formes de beauté. Son ami Monsieur Paul Deschamps, membre de l'Institut a évoqué leurs voyages à travers la Normandie et la Bretagne à la recherche de nouveaux trésors religieux. Il le voyait encore devant une statue informe, empâtée d'une couche de plâtre aux couleurs criardes devinant une création précieuse due au génie d'un grand sculpteur. Toute sa figure s'animait alors, son intuition innée, son goût subtil lui permettait de deviner le chef d'œuvre. Il se passionnait pour sa découverte et cet homme naturellement bon se mettait en colère lorsque la restauration n'était pas parfaite ou tardait trop longtemps. Au cours de ses 61 ans de prêtrise (ordonné à Evreux le 15/10/1899) successivement vicaire à Notre Dame de la Couture, Pacy sur Eure, curé des Botteraux, de Rosay (le 30/06/1923) il avait vécu son sacerdoce comme un apostolat au service de l'Eglise et de l'Art.
        Nous nous intéressons surtout ici à l'artiste qui a sauvé tant de statues, restauré combien de sanctuaires ou défendu par sa parole et ses articles ses chers monuments du Moyen-Age.
            1- l'abbé Bretocq, un passionné du mobilier sacré de nos églises et un animateur des chantiers de restauration
          Sa vocation d'artiste était née au Proche-Orient à la fin de la première guerre mondiale. Passionné d'archéologie, il avait réussi des photographies de qualité des forteresses construites au XIIème et XIIIème siècle par les croisés. Il avait ainsi appelé l'attention du Général Gouraud, notre haut commissaire qui lui avait confié la mission de faire connaître par l'image ce beau pays devenu protectorat français. A son retour de métropole, il organise des conférences et présente des projections des monuments du Levant. Sa nomination à la Cure de Rosay en 1923 lui permettra de découvrir la statuaire du Vexin Normand. Il entreprend alors une action inlassable pour tirer de l'oubli et mettre en valeur les belles vierges en bois de Ménesqueville et de Rosay (XIIIème). Puis, ce sont les admirables statues de pierre du XIVème qu'il va faire décaper et rendre à leur fraîcheur originelle. Successivement nous seront révélées les vierges de Mainneville (commandée par Enguerrand de Marigny pour la chapelle de son château), Sancourt, Surtauville, sans oublier les joyaux d'Ecouis, de Beauficel et Lisors. Avec une patience infinie, il avait pu reconstituer en partie l'histoire de ces vierges nées au temps de St Louis ou de Philippe Le Bel sous le ciseau d'un artiste grâce à la générosité de quelques familles du Vexin (les Estoubreuille à Beauficel, les Trib à Sancourt, les Crespin à Lisors…). Toutes ses préférences allaient vers Notre Dame de Lisors. La noblesse et la sérénité du visage, la drapée de la robe, l'élégance de son maintien attestaient de son origine: l'Atelier Royal. Il y voyait la réplique de la célèbre vierge de vermeil de la Reine Jeanne d'Evreux.
        Malheureusement, la vierge de Lisors a perdu son enfant. Malgré tous les efforts de l'abbé Bretocq, le corps du Petit-Jésus n'a pu être retrouvé. Seule une merveilleuse tête d'enfant au sourire angélique, aux cheveux ondulés a été découvert. C'est une œuvre exceptionnelle dans l'histoire de l'art de cette époque et qui évoque déjà les "bambini" de la Renaissance Italienne!
L'abbé Bretocq poursuivit ses travaux en faisant connaître les figures pathétiques du Christ d'Etrépagny et de Boisemont, la St Catherine de Mesnil sous Vienne…
        Très affecté après la seconde guerre mondiale par l'état d'abandon de nombreuses églises, il décide de montrer l'exemple en ouvrant un chantier de restauration: st Aubin de Ménesqueville. Les murs de pierre furent mis à nu, la charpente décapée, l'Autel et le Tabernacle retrouvèrent leur emplacement primitif. Ainsi, il faisait revivre avec son mobilier, ses vitraux inspirés du Cantique des Cantiques (dus au maître verrier Decorchemont).une église romane du XIIème siècle . Il entreprit ensuite la construction du calvaire de Rosay avec les belles pierres de taille de l'église St Nicaise de Rouen détruite par un incendie..
        Enfin, il commença la rénovation de Notre Dame de Rosay cherchant à créer une atmosphère de recueillement et de beauté. Malheureusement, il n'eut pas le temps de terminer cet ouvrage.

             2-  un défenseur du patrimoine artistique par la parole et la plume
          Membre de l'Association des Monuments et Sites de l'Eure, l'abbé Bretocq a été l'un des précurseurs de l'inventaire et du classement de notre patrimoine religieux. Il saura ainsi convaincre le Service des Monuments Historiques de s'intéresser aux Abbayes de Fontaine Guérard et de Mortemer, à la Collégiale d'Ecouis.
A la demande du curé d'Ecouis, il était monté dans la chaire de la Collégiale pour prononcer l'homélie du 15 Août 1939. Il avait montré que ce monument de pierre par sa magnifique gloire de Dieu avait plus d'éloquence que les hommes… Rappelant la fondation et la consécration par le légat du Pape, Nicolas de Fréauville, le 09/09/1313, de Notre Dame d'Ecouis, il avait évoqué la personnalité d'Enguerrand de MARIGNY, premier ministre de Philippe le Bel, condamné au gibet de Montfaucon en 1315, (mais réhabilité deux ans après). Puis, il avait inventorié les richesses de la collégiale: l'incomparable Vierge, Ste Véronique avec son voile (ciselé à la perfection où transparaît le visage divin), l'Ecce homo…!
          Il avait terminé par une prière à Notre Dame d'Ecouis souhaitant que l'enfant-jésus laisse échapper la colombe de la Paix dont le monde avait tant besoin à quelques semaines de la guerre.
De cette époque, l'abbé Bretocq devint un collaborateur actif de "Semaine Religieuse" et de nombreuses autres revues. Il publiait périodiquement les compte-rendus de ses travaux. Photographe émérite, ses innombrables clichés ont illustré pendant trente ans les ouvrages religieux.
        Le dimanche 25 novembre 1951, ses immenses services rendus à l'Art et à l'Histoire étaient solennellement récompensés par la remise de la Croix de la Légion d'Honneur. Nommé chanoine honoraire de la Cathédrale d'Evreux le 17/10/1955, il devait s'éteindre six ans plus tard dans son presbytère de Rosay. Hélas, il n'avait pu terminer le livre magnifique qui aurait été le couronnement de sa carrière: "L'art marial dans le diocèse d'Evreux". Néanmoins, la revue canadienne "Marie" (septembre 1957) et les "Nouvelles de l'Eure" (N°38 1970) ont publié l'essentiel de son œuvre.
        Pendant quarante ans l'abbé Bretocq a mis son ardeur enthousiaste à faire connaître et admirer le patrimoine religieux du Vexin. Nous n'oublierons pas qu'il fut surtout le chantre de Notre Dame et nous conserverons son message:"…tout ce qui est beau sur la terre, tout ce qu'il y a de précieux dans l'héritage du passé, c'est un reflet de la Beauté Eternelle"

L’abbé Gabriel Bretocq en compagnie
de sa sœur devant le presbytère.


Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur le 25/11/1951
Chanoine honoraire de la Cathédrale d'Evreux le 17/10/1955
Officier d'Académie
Inspecteur des Beaux-Arts et des Monuments Historiques
Membre de la Société Française de Géographie
Délégué du Touring Club de France

La chapelle Saint Jean de l'Essart Mador
             L'article ci-dessous de M-A DOLLFUS évoque l'histoire de la chapelle, les croyances, traditions et sa sauvegarde à l'initiative de l'abbé BRETOCQ
               ( Histoire de Lyons-la Forêt : conférence de M-A Dollfus 1975 )

             « Avant 1802 outre l’église paroissiale existaient dans la paroisse de Lyons un certain nombre de chapelles publiques ou privées, il en reste qu’une encore consacrée, c’est la chapelle Saint-Jean sur la place de l’Essart-Mador aux Taisnières. Un culte y est régulièrement célébré lors de la fête de la Saint-Jean, le samedi le plus proche du 21 juin.
             Cette ravissante petite chapelle située à l’orée de la forêt a été fondée le 29 septembre 1634 par Jean de Nolléval, avocat au parlement de Normandie.
             L’acte de fondation sur parchemin existe aux archives de la Seine-Maritime, il a été établi pour «faire bâtir sur ses terres de l’Essart-Mador une chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste ». L’acte  est passé devant maître Simon Gouberville et fut enregistré au baillage de Lyons le 16 Juin 1635. En 1738, elle était toujours à la présentation du sire de Nolléval. Le desservant pouvait être un régulier ou un séculier. Il n’était alors pas rare que ce fut un des moines cordelier de Lyons. Une décision diocésaine indique en 1716 que le desservant devra en outre assurer l’école aux enfants de l’Essart. Mais ce service n’allait pas toujours sans protestation des moines. Le gardien des religieux cordeliers en 1772 envoie une lettre disant «que les religieux ne peuvent desservir la chapelle en y allant dire la messe tous les dimanches à moins de trois livres par voyage, car il y faut transporter de nombreuses choses qui y manquent et qu’il n’y a pas de pied à terre pour s’y reposer et que la chapelle est à une demie lieue de Lyons ». On venait en pèlerinage le jour de la Saint-Jean et l’on y célébrait les vêpres le 23 juin, jour où l’on allumait le feu sur la place proche.
             Cette coutume s’est perpétuée jusqu’à nos jours en perdant un peu ces dernières années son caractère folklorique et populaire local. Après la cérémonie dans la chapelle, le curé venait allumer le feu conjointement avec le maire, le feu était béni et alors commençait les rondes, le tir dans la couronne pour l’abattre. Enfin quand le feu diminuait il fallait s’emparer d’un brandon brûlant qui ramené à la maison était une assurance contre l’incendie. Je n’ai personnellement presque jamais omis de le faire.
             Dans les années trente, la chapelle était menacée de ruine mais un comité de sauvegarde fut constitué par l’abbé Bretocq, curé de Rosay et, les sommes recueillies permirent la réparation. L’inauguration fut faite le 2 juillet 1933 suivie d’un banquet dont j’ai conservé le menu copieux illustré d’une vue de la chapelle et des armes des Nolléval. Après la dernière guerre, l’abbé Bretocq compléta cette remise en état par la pose d’un beau vitrail de Décorchement. La toiture a été refaite par la municipalité dans les années soixante. Dans l’intérieur se trouve une peinture due à un artiste local et une statue de saint qui n’est pas Saint-Jean mais un diacre : la coutume veut qu’il guérisse les hernies des jeunes enfants. Il présente quelques rubans phylactères.
            Une autre croyance bénéfique veut que pour assurer cette guérison il faut le Vendredi Saint, enterrer au pied de l’arbre proche de la chapelle un œuf de poule noire. On pourrait évoquer la ressemblance de la saillie de la hernie avec la forme d’un œuf. Quelques graffiti anciens se voient sur les pierres extérieures représentant des personnages et un calvaire. »




Ci-dessus la chapelle à l'abandon en 1930



La chapelle en avril 2002

En ligne

 

#36 22-05-2019 18:00:49

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

https://francearchives.fr/fr/article/75586397


Portrait d’Arménie par un abbé normand, Gabriel Bretocq (1918-1922). De la Cilicie à la Principauté d’Antioche
19/09/2018
Un ouvrage des Archives départementales de l’Eure, 2007, 190 pages



La Cilicie, terre de l’ancien royaume médiéval d’Arménie et refuge pour quelque deux cent mille Arméniens rescapés du génocide de 1915, a fait l’objet, de 1918 à 1922, d’un extraordinaire « reportage » : celui d’un chanoine normand, Gabriel Bretocq (1873-1961), mobilisé à la fin de la Première Guerre mondiale et affecté dans les anciennes provinces ottomanes du Liban, de Syrie et de Cilicie, sous contrôle français. Pour le compte des autorités militaires, le chanoine, passionné par la photographie, réalise une série de clichés sur plaque de verre destinés à montrer la richesse des territoires administrés par le France et à promouvoir les institutions françaises au Moyen-Orient. De ses pérégrinations, qui l’ont mené jusqu’en Palestine et en Égypte, Gabriel Bretocq a rapporté des images étonnantes de modernité et de sensibilité. Paysages, monuments, scènes de rue ou portraits, ces photographies constituent un témoignage exceptionnel sur les Arméniens de Cilicie juste avant leur exil.

Gabriel Bretocq (1873-1961)

https://data.bnf.fr/fr/12998041/gabriel_bretocq/


ys :    France
Langue :    Français
Sexe :    Masculin
Naissance :    1873
Mort :    1961
Note :   
A été nommé chanoine honoraire de la cathédrale d'Évreux en 1955. - Membre de l'Association des monuments et sites de l'Eure
Domaines :    Histoire
ISNI :    ISNI 0000 0000 3602 1277
Gabriel Bretocq (1873-1961) : œuvres (2)
Auteur du texte (2)
Notice sur le maître-autel de l'église St-Evroult de Damville (1913)
Notice sur le maître-autel de l'Église St-Évroult, de Damville (1913)
Documents sur Gabriel Bretocq (1873-1961) (1)
Livres (1)
Portrait d'Arménie (2007)
Voir aussi (4)
À la BnF (1)
Notice correspondante dans Catalogue général
Sur le Web (3)


 
Historique de l'église Notre Dame
Sa cloche "Marie"  1744
Le Calvaire 1936 
Les curés et abbés de la paroisse
L'abbé Bretocq (1873-1961) : un prêtre et un artiste   
Saint-Jean-de-l’Essart-Mador sauvée par l'abbé Bretocq (1933)

Portrait d'Arménie: exposition de photographies, réalisées par l'abbé Bretocq entre 1918 et 1922, aux archives départementales d'Evreux du 12 mai au 12 juillet 2007

Historique de l'église Notre Dame    André NARDEUX
Dès 1150, une charte de Henri II fait mention d'Hugues le PORTIER, seigneur de ROSAY. L'église est signalée dans les archives de l'Archevêché de ROUEN à partir de 1181.
Jean de MARIGNY, seigneur de ROSAY, fait don de l'église Notre Dame aux chanoines réguliers de St Laurent en Lyons (BEAUVOIR) -1246-
Après la pendaison d'Enguerrand de MARIGNY, Charles de VALOIS  est mis en possession de la terre de ROSAY. Les moines de l'Abbaye de MORTEMER possèdent depuis le XIIème siècle une grange au ROULE qu'ils vendront en 1577 à Louis de BENSERADE, grand-père du poète.
La guerre de cent ans ruine l'église Notre Dame. Le clocher et les soubassements de la nef en sont les seuls témoins. A la Renaissance, l'édifice est entièrement rénové à telle enseigne que l'église est reconsacrée le 10.09.1507. Le portail nord date de cette époque. Les quatre panneaux supérieurs portent à droite St ADRIEN et la Sainte Vierge, à gauche Antoine du MESNIL-JOURDAIN et Jacqueline d'HELLENVILLIERS, arrière grande tante d'Isaac BENSERADE.
Le domaine de ROSAY est vendu en 1624 à Jehan de BENSERADE, cousin germain d'Isaac. Cette terre passera ensuite à J.B LEBLANC neveu de Jehan de BENSERADE qui la conservera jusqu'en 1669 (vente aux FREMONT).   
Au XVIIIème siècle (1778), Adrien Robert de FREMONT fait édifier le chœur actuel et la chapelle seigneuriale nord.
En définitive, ce sanctuaire a été bâti au XIIème siècle et entièrement remanié à la Renaissance puis au XVIIIème siècle.

L'époque romane
Le premier édifice roman avait la forme d'un long rectangle flanqué au nord d'un clocher.
Le chœur était sans doute en forme de "cul de fou". Il s'agissait certainement d'une église romane tout à fait semblable à St AUBIN de MENESQUEVILLE. Vous remarquerez les colonnettes situées aux angles du clocher

La Renaissance
Sous le régime de Louis XII, l'église partiellement détruite par la guerre de cent ans voit sa nef restaurée et un nouveau porche s'élever à l'ouest. Le très beau portail avec ses panneaux à serviettes, ses quatre têtes sculptées est un magnifique témoignage de ce temps.

Le dix huitième siècle
Le chœur roman qui tombait en ruines dès 1716 (visite de Mgr d'AUBIGNE) est abattu. Il est remplacé par le chœur actuel flanqué au nord de la chapelle seigneuriale. Il semble qu'une chapelle symétrique ait été construite au sud. La nef a été remaniée une nouvelle fois. Le porche a été restauré. Une voûte en forme de croupe (briques) recouvre l'ensemble de l'édifice.

En résumé
Grâce au clocher, l'époque romane est encore présente. La Renaissance nous a laissé le portail.
Le XVIIIe a donné un éclairage naturel qui met en valeur cette charmante église






Le portail nord, d'époque Renaissance



Sa cloche "Marie" 1744      Rosay-Infos 92

             
             Le 15 Août 1991 était la date idéale pour célébrer la renaissance de la cloche de Rosay appelée "MARIE".
             L'événement avait rempli l'église pour entendre la messe dite conjointement par MM les abbés Planté et Madou dans le souvenir de Mr l'abbé Bretocq.
             Mr Henri Collard Président du Conseil Général de l'Eure était présent et Mr Jean Béharel au nom du Conseil Municipal et des Rosayiens le remerciait pour l'aide qu'il avait apportée à cette entreprise.
Cloche en bronze, fondue par Pierre Maitrot

L’AN 1774 J’AI ETE BENITE PAR DISCRETE PERSONNE
FRANCOIS TAILLEUR PRIEUR CURE DE ROSAY ASSISTE
DE Me LOUIS DUCASTEL PTRE Vic DUDIT LIEU ET NOMMEE MARIE PAR HAUT ET PUISSANT Mr NICOLAS DE FREMONT 
CHEVALIER MARQUIS DE ROSAY  DE CHARLEVAL SEIGNEUR DAUNEUIL ET AUTRE LIEUX CONSEILLER D’ETAT ORDINAIRE GRAND DOYEN DE MES LES MTE DES REQUETES TE PAR HAUTE ET PUISSANTE DAME MARIE CATHERINE PAVYOT FEMME DE HAUT TE PUISSANT SEIGNEUR Mr NICOLAS DE FREMONT  DAUNEUIL CHEVALIER SEIGNEUR DE MESSEGROS ET AUTRE LIEUX PRESIDENT EN LA PREMIERE CHAMBRE DES REQUETE DU PARLEMENT DE PARIS  MICHEL GODEFROY TRESORIER


Le calvaire 1936



             Le village de Rosay doit le Calvaire du Vaumichon à son abbé Gabriel Bretocq.
Le plan fut réalisé par Yvelin, architecte à Rouen. Il sera édifié par l'entrepreneur Villerel avec des pierres provenant de l’église incendiée Saint-Nicolas de Rouen. Le comte René de Valon avait pour sa part offert le terrain situé face à l'église.
            Une grande stèle agreste, en pierres rustiquées, de huit mètres d’élévation, présente en haut et en avant, dans un vide ouvert sur la forêt et flanqué de contre-forts trapus, un Christ en terre cuite naturelle de un mètre quatre-vingts attaché sur une croix de chêne. Le Christ était l'oeuvre du sculpteur Marc Jacquin.
            Adossé à la stèle, un autel-reposoir semi-circulaire avec sa table constituée par une ancienne meule de moulin.
            L'inauguration se déroula le dimanche 23 Août 1936 en présence de plus de 3000 personnes. Pour l'occasion, l'abbé Bretocq avait écrit un oratorio "Golgotha"

Voir les photos de la cérémonie d'inauguration du Calvaire


La photo souvenir de la cérémonie, le 23 Août 1936



Les curés et abbés de la paroisse
Sous la domination romaine puis sous les mérovingiens et les carolingiens

             Lorsque cette nouvelle religion arriva dans le Vexin, les premiers fidèles se rassemblèrent en secret pour célébrer les Saints Mystères. C’est au Coudray en Vexin qu’ils avaient creusé une église souterraine qui n’avait que dix neuf pieds de long, onze de large et dix de haut. Une ceinture de pierres de taille supportait la voûte. A trois pieds du mur du fond, un autel isolé était préparé pour le prêtre. Lorsque les fidèles osèrent pratiquer hautement leur religion, une église dédiée à Saint Martin fut construite directement au-dessus de l’ancienne. En 1722, en creusant dans l’église on découvrira cet ancien sanctuaire que l’on consacrera sous le nom de chapelle Notre Dame de Pitié.(Laurent de la Bunodière dans sa Notice sur la forêt et le pays de Lyons 1907)

Sous la domination des ducs de Normandie

             Charles le simple, par le traité de Saint Clair sur Epte en 912, abandonne une partie de la Normandie à leur chef Rollon, à charge de recevoir le baptême. Enfin pour assurer la paix, il lui donne sa fille Gisèle en mariage. Toutefois en se faisant baptiser et en faisant baptiser avec lui ses principaux officiers, il crut nécessaire d’en faire les prêtres de ses villages, pour avoir un clergé dévoué. M de Larochefoucauld rapporte les écrits d’Ordéric Vital « Ces prêtres, d’origine danoise, plus instruits dans les armes que dans les lettres, envahirent violemment la contrée désolée ; et toujours armés, ils défendaient leurs fiefs par un service tout militaire. Ces néophites qui furent baptisés avec Rollon établirent en Neustrie une grande dissolution de mœurs, à tel point que non seulement les prêtres, mais encore les prélats avaient des concubines et faisaient parade de la nombreuse famille qu’ils en obtenaient.

Sous les rois de France

             Lorsque vers 1260, l'Archevêque Eudes Rigaud vient visiter l'église, il constate que "quatre chanoines de Saint Laurent servaient Dieu"
             On sait que les curés de Rosay seront en conflit avec les religieux de Mortemer dès 1181.
             Le premier curé connu, Robert Langlois en 1492, l'est pour de nouveaux conflits avec les moines. Après lui, Monsieur de Coquillères, en 1520, qui devient évêque, puis Jacques Ferré  en 1550. Il faut ensuite attendre plus d'un siècle pour lire le nom de Pierre Arachequesne en 1660 suivi de Le Coulteux et J.B. Canu en 1695. L'année suivante, nous trouvons J. de Haymet du Haume, curé. Il meurt en 1704 et sera  enterré dans l'église.
             En 1708, des réparations sont faites au pavé de la nef et au lambris du chœur.
             En 1711, les murs de clôture du cimetière, jugés trop bas, sont rehaussés.
             En 1681, les habitants se cotisent pour la réparation du chœur de l'église.
             A la fin du XVIIème siècle et au début du XVIIIème, on enterre pour une somme modique dans l'église. Les églises sont devenues de véritables nécropoles, lieux malsains et nauséabonds. On saura rester raisonnable à Rosay. En 1698, un garde-forestier est enterré dans l'église.
             Le curé Costard affirmait en 1729 (mais c'était exagéré) que Rosay avait été privé de prêtre pendant deux siècles. Il attribuait cette carence aux guerres et à la situation malsaine (marécages) de l'endroit. Il devait pourtant y rester, 29 ans de 1705 à 1734, assisté des vicaires Lenfant, Dufour et Fortin.
             Il eut pour successeur le "fameux" curé Le Tailleur qui voua une haine tenace à ses paroissiens. Il disait d'eux: "Ce sont des diables tels qu'en parcourant toute la terre, on n'en trouverait point de pire qu'eux. Il n'en existe même pas en enfer!! Les vielles filles sont des gourgandines (filles de mauvaise vie), quant aux jeunes, il n'y en a pas de pires sur le Pont-Neuf (Endroit chaud à Paris), elles sont loin d'être des filles d'honneur. Les conseillers de la fabrique (conseillers municipaux actuels) sont des coquins, scélérats, gueux, fripons, vieux pieds corniers ( pieds du diable).". Il interrompait ses offices pour aller souffleter celui ou celle dont l'attitude lui déplaisait. Son cas relevant de la médecine, il fut retiré de son ministère mais mourut cependant…à Rosay en 1749 âgé de 74 ans.
             On trouve ensuite comme curé, Demelle en1749, Anceaux en 1751 et Lesage toujours à Rosay en 1789. Avant la révolution, la famille de Frémont possédait dans l'église un caveau avec au-dessus, une chapelle.

Le dix neuvième et le vingtième siècle       

             Après la proclamation du Concordat en 1801 et la réouverture des églises, officieront à Rosay, Louis-Jacques Bultel officie à Rosay. En 1809, probablement du fait du tonnerre, le toit du clocher fut en partie incendié et sa reconstruction financée par une imposition exceptionnelle…
             En 1866, sur proposition de Mr de Valon et à ses frais, le cimetière de Rosay est agrandi.

   
Les curés de Rosay  1811-2005
BULTEL Louis Jacques 1811-1836
BELHACHE 1837-1845
LEBRUN 1846-1847
LAHAYE 1848-1869
SERVANT 1870-1877
pas de curé en 1878
LEVACHE 1879-1895
BOURDON 1896-1900
PORTIER 1901-1902
CORMIER 1903
JUFFAY 1904-1922
BRETOCQ Gabriel 1923-1961
MADOU 1962-1983
VORIMORE
SEVIN
PLANTE 1988?-2005
depuis le départ en retraite de l'abbé Planté, les paroisses de la vallée se sont regroupées.
site à visiter: Paroisse PAYS ANDELLE-LYONS


L'abbé Gabriel Bretocq 1873-1961 André NARDEUX

http://serge.ollivier.pagesperso-orange.fr/eglis.htm

            De nombreux habitants de Rosay ont connu et aimé Monsieur l'abbé Bretocq, leur curé durant 37 ans, qui a laissé le souvenir d'un pasteur chaleureux et généreux, d'un artiste amoureux de toutes les formes de beauté. Son ami Monsieur Paul Deschamps, membre de l'Institut a évoqué leurs voyages à travers la Normandie et la Bretagne à la recherche de nouveaux trésors religieux. Il le voyait encore devant une statue informe, empâtée d'une couche de plâtre aux couleurs criardes devinant une création précieuse due au génie d'un grand sculpteur. Toute sa figure s'animait alors, son intuition innée, son goût subtil lui permettait de deviner le chef d'œuvre. Il se passionnait pour sa découverte et cet homme naturellement bon se mettait en colère lorsque la restauration n'était pas parfaite ou tardait trop longtemps. Au cours de ses 61 ans de prêtrise (ordonné à Evreux le 15/10/1899) successivement vicaire à Notre Dame de la Couture, Pacy sur Eure, curé des Botteraux, de Rosay (le 30/06/1923) il avait vécu son sacerdoce comme un apostolat au service de l'Eglise et de l'Art.
        Nous nous intéressons surtout ici à l'artiste qui a sauvé tant de statues, restauré combien de sanctuaires ou défendu par sa parole et ses articles ses chers monuments du Moyen-Age.
            1- l'abbé Bretocq, un passionné du mobilier sacré de nos églises et un animateur des chantiers de restauration
          Sa vocation d'artiste était née au Proche-Orient à la fin de la première guerre mondiale. Passionné d'archéologie, il avait réussi des photographies de qualité des forteresses construites au XIIème et XIIIème siècle par les croisés. Il avait ainsi appelé l'attention du Général Gouraud, notre haut commissaire qui lui avait confié la mission de faire connaître par l'image ce beau pays devenu protectorat français. A son retour de métropole, il organise des conférences et présente des projections des monuments du Levant. Sa nomination à la Cure de Rosay en 1923 lui permettra de découvrir la statuaire du Vexin Normand. Il entreprend alors une action inlassable pour tirer de l'oubli et mettre en valeur les belles vierges en bois de Ménesqueville et de Rosay (XIIIème). Puis, ce sont les admirables statues de pierre du XIVème qu'il va faire décaper et rendre à leur fraîcheur originelle. Successivement nous seront révélées les vierges de Mainneville (commandée par Enguerrand de Marigny pour la chapelle de son château), Sancourt, Surtauville, sans oublier les joyaux d'Ecouis, de Beauficel et Lisors. Avec une patience infinie, il avait pu reconstituer en partie l'histoire de ces vierges nées au temps de St Louis ou de Philippe Le Bel sous le ciseau d'un artiste grâce à la générosité de quelques familles du Vexin (les Estoubreuille à Beauficel, les Trib à Sancourt, les Crespin à Lisors…). Toutes ses préférences allaient vers Notre Dame de Lisors. La noblesse et la sérénité du visage, la drapée de la robe, l'élégance de son maintien attestaient de son origine: l'Atelier Royal. Il y voyait la réplique de la célèbre vierge de vermeil de la Reine Jeanne d'Evreux.
        Malheureusement, la vierge de Lisors a perdu son enfant. Malgré tous les efforts de l'abbé Bretocq, le corps du Petit-Jésus n'a pu être retrouvé. Seule une merveilleuse tête d'enfant au sourire angélique, aux cheveux ondulés a été découvert. C'est une œuvre exceptionnelle dans l'histoire de l'art de cette époque et qui évoque déjà les "bambini" de la Renaissance Italienne!
L'abbé Bretocq poursuivit ses travaux en faisant connaître les figures pathétiques du Christ d'Etrépagny et de Boisemont, la St Catherine de Mesnil sous Vienne…
        Très affecté après la seconde guerre mondiale par l'état d'abandon de nombreuses églises, il décide de montrer l'exemple en ouvrant un chantier de restauration: st Aubin de Ménesqueville. Les murs de pierre furent mis à nu, la charpente décapée, l'Autel et le Tabernacle retrouvèrent leur emplacement primitif. Ainsi, il faisait revivre avec son mobilier, ses vitraux inspirés du Cantique des Cantiques (dus au maître verrier Decorchemont).une église romane du XIIème siècle . Il entreprit ensuite la construction du calvaire de Rosay avec les belles pierres de taille de l'église St Nicaise de Rouen détruite par un incendie..
        Enfin, il commença la rénovation de Notre Dame de Rosay cherchant à créer une atmosphère de recueillement et de beauté. Malheureusement, il n'eut pas le temps de terminer cet ouvrage.

             2-  un défenseur du patrimoine artistique par la parole et la plume
          Membre de l'Association des Monuments et Sites de l'Eure, l'abbé Bretocq a été l'un des précurseurs de l'inventaire et du classement de notre patrimoine religieux. Il saura ainsi convaincre le Service des Monuments Historiques de s'intéresser aux Abbayes de Fontaine Guérard et de Mortemer, à la Collégiale d'Ecouis.
A la demande du curé d'Ecouis, il était monté dans la chaire de la Collégiale pour prononcer l'homélie du 15 Août 1939. Il avait montré que ce monument de pierre par sa magnifique gloire de Dieu avait plus d'éloquence que les hommes… Rappelant la fondation et la consécration par le légat du Pape, Nicolas de Fréauville, le 09/09/1313, de Notre Dame d'Ecouis, il avait évoqué la personnalité d'Enguerrand de MARIGNY, premier ministre de Philippe le Bel, condamné au gibet de Montfaucon en 1315, (mais réhabilité deux ans après). Puis, il avait inventorié les richesses de la collégiale: l'incomparable Vierge, Ste Véronique avec son voile (ciselé à la perfection où transparaît le visage divin), l'Ecce homo…!
          Il avait terminé par une prière à Notre Dame d'Ecouis souhaitant que l'enfant-jésus laisse échapper la colombe de la Paix dont le monde avait tant besoin à quelques semaines de la guerre.
De cette époque, l'abbé Bretocq devint un collaborateur actif de "Semaine Religieuse" et de nombreuses autres revues. Il publiait périodiquement les compte-rendus de ses travaux. Photographe émérite, ses innombrables clichés ont illustré pendant trente ans les ouvrages religieux.
        Le dimanche 25 novembre 1951, ses immenses services rendus à l'Art et à l'Histoire étaient solennellement récompensés par la remise de la Croix de la Légion d'Honneur. Nommé chanoine honoraire de la Cathédrale d'Evreux le 17/10/1955, il devait s'éteindre six ans plus tard dans son presbytère de Rosay. Hélas, il n'avait pu terminer le livre magnifique qui aurait été le couronnement de sa carrière: "L'art marial dans le diocèse d'Evreux". Néanmoins, la revue canadienne "Marie" (septembre 1957) et les "Nouvelles de l'Eure" (N°38 1970) ont publié l'essentiel de son œuvre.
        Pendant quarante ans l'abbé Bretocq a mis son ardeur enthousiaste à faire connaître et admirer le patrimoine religieux du Vexin. Nous n'oublierons pas qu'il fut surtout le chantre de Notre Dame et nous conserverons son message:"…tout ce qui est beau sur la terre, tout ce qu'il y a de précieux dans l'héritage du passé, c'est un reflet de la Beauté Eternelle"

L’abbé Gabriel Bretocq en compagnie
de sa sœur devant le presbytère.


Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur le 25/11/1951
Chanoine honoraire de la Cathédrale d'Evreux le 17/10/1955
Officier d'Académie
Inspecteur des Beaux-Arts et des Monuments Historiques
Membre de la Société Française de Géographie
Délégué du Touring Club de France

La chapelle Saint Jean de l'Essart Mador
             L'article ci-dessous de M-A DOLLFUS évoque l'histoire de la chapelle, les croyances, traditions et sa sauvegarde à l'initiative de l'abbé BRETOCQ
               ( Histoire de Lyons-la Forêt : conférence de M-A Dollfus 1975 )

             « Avant 1802 outre l’église paroissiale existaient dans la paroisse de Lyons un certain nombre de chapelles publiques ou privées, il en reste qu’une encore consacrée, c’est la chapelle Saint-Jean sur la place de l’Essart-Mador aux Taisnières. Un culte y est régulièrement célébré lors de la fête de la Saint-Jean, le samedi le plus proche du 21 juin.
             Cette ravissante petite chapelle située à l’orée de la forêt a été fondée le 29 septembre 1634 par Jean de Nolléval, avocat au parlement de Normandie.
             L’acte de fondation sur parchemin existe aux archives de la Seine-Maritime, il a été établi pour «faire bâtir sur ses terres de l’Essart-Mador une chapelle dédiée à Saint-Jean-Baptiste ». L’acte  est passé devant maître Simon Gouberville et fut enregistré au baillage de Lyons le 16 Juin 1635. En 1738, elle était toujours à la présentation du sire de Nolléval. Le desservant pouvait être un régulier ou un séculier. Il n’était alors pas rare que ce fut un des moines cordelier de Lyons. Une décision diocésaine indique en 1716 que le desservant devra en outre assurer l’école aux enfants de l’Essart. Mais ce service n’allait pas toujours sans protestation des moines. Le gardien des religieux cordeliers en 1772 envoie une lettre disant «que les religieux ne peuvent desservir la chapelle en y allant dire la messe tous les dimanches à moins de trois livres par voyage, car il y faut transporter de nombreuses choses qui y manquent et qu’il n’y a pas de pied à terre pour s’y reposer et que la chapelle est à une demie lieue de Lyons ». On venait en pèlerinage le jour de la Saint-Jean et l’on y célébrait les vêpres le 23 juin, jour où l’on allumait le feu sur la place proche.
             Cette coutume s’est perpétuée jusqu’à nos jours en perdant un peu ces dernières années son caractère folklorique et populaire local. Après la cérémonie dans la chapelle, le curé venait allumer le feu conjointement avec le maire, le feu était béni et alors commençait les rondes, le tir dans la couronne pour l’abattre. Enfin quand le feu diminuait il fallait s’emparer d’un brandon brûlant qui ramené à la maison était une assurance contre l’incendie. Je n’ai personnellement presque jamais omis de le faire.
             Dans les années trente, la chapelle était menacée de ruine mais un comité de sauvegarde fut constitué par l’abbé Bretocq, curé de Rosay et, les sommes recueillies permirent la réparation. L’inauguration fut faite le 2 juillet 1933 suivie d’un banquet dont j’ai conservé le menu copieux illustré d’une vue de la chapelle et des armes des Nolléval. Après la dernière guerre, l’abbé Bretocq compléta cette remise en état par la pose d’un beau vitrail de Décorchement. La toiture a été refaite par la municipalité dans les années soixante. Dans l’intérieur se trouve une peinture due à un artiste local et une statue de saint qui n’est pas Saint-Jean mais un diacre : la coutume veut qu’il guérisse les hernies des jeunes enfants. Il présente quelques rubans phylactères.
            Une autre croyance bénéfique veut que pour assurer cette guérison il faut le Vendredi Saint, enterrer au pied de l’arbre proche de la chapelle un œuf de poule noire. On pourrait évoquer la ressemblance de la saillie de la hernie avec la forme d’un œuf. Quelques graffiti anciens se voient sur les pierres extérieures représentant des personnages et un calvaire. »




Ci-dessus la chapelle à l'abandon en 1930



La chapelle en avril 2002


https://www.collectif2015.org/fr/100Mon … al-de-Sis/


073
37° 26' 43" N
35° 48' 50" E
Սիսի Սուրբ Սոփիա եկեղեցի եւ կաթողիկոսական Աթոռ
Église Sainte-Sophie et siège catholicossal de Sis
(Sissi Sourp Sop‘ia Éghéghétsi yev Gat‘oghigossaran)
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Siège catholicossal, vue générale est (Coll. BNu). 1/25
Si la tradition place au sanctuaire d’Édchmiadzin, à Vagharchabad, le siège primitif de l’Église arménienne, elle admet aussi que les premiers chefs de cette Église, ceux qui appartenaient à la lignée de saint Grégoire l’Illuminateur, pourraient avoir résidé à Achdichad (n° 57), en Taronide. Peut-être indéterminée à l’origine, leur résidence s’est fixée par la suite en différents autres lieux au gré des vicissitudes politiques, entre autres à Twin (=Dwin), Ani, Aght‘amar (n° 17) ou encore Hromgla [Rumkale], sur l’Euphrate, non loin d’Édesse/Étessia [Urfa]. Dans la deuxième partie du XIIIe siècle, alors que la dissidence d’Aght‘amar n’avait pu être réglée, les catholicos d’Arménie résidaient dans la forteresse de Hromgla, sous la protection des princes Pahlavides (Bahlavouni). L’occupation de cette place en 1292 par les Mamelouks les obligea à s’installer à Sis [Kozan, 37°26' N, 35°48' E], capitale du royaume arménien de Cilicie.



Siège catholicossal, vue générale nord-est (©Bibliothèque orientale de l'USJ).

Nous savons qu’en 1226 le roi Hét‘oum Ier avait édifié à Sis, au pied de la citadelle et sans doute dans l’enceinte même de son palais, l’église à coupole Sainte-Sophie (Sourp Sop‘ia), mais ce n’est pas nécessairement en ce lieu, voire en de l’église Sainte-ocEdchmiadzin élevée en 1197 par le futur Léon Ier, que s’installèrent les catholicos en rejoignant Sis. En 1423, Paul II de Karni (Boghos Karnétsi, 1419-1428) y fit construire ou peut-être rénover un couvent placé sous le vocable de Sainte-Anne et la protection de la dextre de l’Illuminateur – l’Ancien Couvent – qui leur servit de résidence avant que l’église Sainte-Sophie ne devienne église patriarcale. La chute de Sis et de la royauté en 1375, à laquelle survécurent toutefois des seigneuries, mit le catholicossat aux prises avec les émirats turcomans vassaux de l’Égypte qui lui succédèrent. Sis, en particulier, passe aux mains des Ramadanides. Le catholicos Théodore II de Cilicie (T‘éotoros Guiliguétsi, 1382-1392), à la suite d’intrigues impliquant certainement le parti arménien latinophile, est empoisonné par l’émir Ömer, qui fait exécuter aussi de nombreux notables. En 1401 Sis est ravagé par Tamerlan, et retourne probablement aux Arméniens avant d’être cédé en 1404 aux Ramadanides. Dans un environnement simultanément marqué par l’instabilité politique et, au sein même de l’Église, par l’opposition entre courants traditionaliste et latinophile, plusieurs catholicos connaîtront une mort tragique. Dans le deuxième quart du XVe siècle, le trône patriarcal est occupé par Grégoire IX Moussabéguiants (Krikor Moussabéguiants, 1439-1442). C’est sous son catholicossat qu’à l’initiative des docteurs orientaux conduits par Thomas de Médzop‘ (T‘ovmas Médzop‘étsi, † 1447, v. n° 9), un synode improvisé décidera de transférer de Sis à Édchmiadzin le siège de l’Église d’Arménie.

Cette décision, à laquelle n’avait pas contribué Grégoire IX et à laquelle il n’avait pas adhéré comme toute une partie de son Église, conduisit ses auteurs, après le refus du catholicos de quitter Sis, à élire un nouveau catholicos à Édchmiadzin en la personne d’un élève de l’école d’Ardzwaper (n° 7), le moine Cyriaque de Khor Virab (Guiragos Virabétsi). En levant l’anathème qui pesait sur Aght‘amar (v. n° 17), mais plus généralement en raison de sa probité, celui-ci sut forcer l’estime ; cependant sa destitution en 1443 à la suite des menées d’une partie du clergé oriental dont il devenait inutile au dessein, et son remplacement par Grégoire X de Magou (Krikor Magwétsi, 1443-1466) sur le nouveau siège d’Édchmiadzin, rendirent la fracture définitive. Dénonçant une usurpation, les docteurs occidentaux donnèrent en 1444 à Sis un successeur à Grégoire IX, en élevant à la dignité patriarcale l’évêque d’Eudocie [Tokat], Garabed (Garabed Evtoguiatsi, 1444-1477, v. n° 72). Garabed d’Eudocie inaugure une lignée de catholicos établis à Sis, dont il est convenu de noter la succession dans un ordre distinct : deuxième du nom, Garabed d’Eudocie devient ainsi Garabed Ier de Cilicie, ou de Sis. Les catholicos demeurés à Sis continueront longtemps de s’affirmer catholicos « de tous les Arméniens » (aménayn Hayots), titre que s’approprieront les détenteurs du nouveau siège d’Édchmiadzin, mais que revendiqueront aussi dans certaines circonstances les catholicos d’Aght‘amar.



Quartier du catholicossat, vue est (Archives départementales de l’Eure, 36 Fi 819, fonds Gabriel Bretocq 1918-1922).

Garabed Ier s’installe à Sis au couvent de Sainte-Anne. Son pontificat est marqué en 1461 par le soulèvement de Sis contre un autre émir Ömer, au cours duquel le couvent patriarcal est pillé, et en 1468 par la prise de Sis par l’émir insurgé de Marache [Maraş], le Doulkhadiride Chah Souvar, qui y installe des musulmans syriens. Un an plus tôt, celui-ci avait déjà investi la forteresse de Vahga [Feke], résidence secondaire des catholicos, où leur présence, néanmoins, sera à nouveau attestée jusqu’au XVIIIe siècle. Garabed Ier est contemporain des deux grands catholicos d’Aght‘amar Zacharie III et Étienne IV, qui réuniront les deux sièges d’Aght‘amar et d’Édchmiadzin sous leur autorité en 1460 et 1467 sans pour autant parvenir à rallier Sis. Ses successeurs défendront à leur tour la légitimité de leur siège, dont dépendent alors tous les Arméniens des territoires situés dans les frontières de l’Égypte, de la Caramanie – disparue en 1475 – et de l’empire Ottoman, avec d’un côté Jérusalem, siège d’un patriarcat arménien fondé à l’époque arabe, et de l’autre Constantinople, où s’établira bientôt un second patriarcat. La conquête ottomane de la Cilicie, comme celles de la Grande Arménie occidentale, de la Syrie et de l’Égypte, surviennent sous le catholicossat de Jean II de T‘lgouran (Hovhannès T‘lgourantsi, 1489-1525). Une tradition erronée a fait de lui un catholicos poète, auquel ont été attribuées une quinzaine de pièces réunies dans un chansonnier paru en 1513 à Venise – il s’agit de l’un des cinq premiers livres arméniens imprimés – ainsi qu’une version de la geste du preux Libarid, qui raconte sous forme de Chanson les exploits et la mort de ce maréchal du royaume tué en 1369 sous les murs de Sis. Ces œuvres sont celles d’un auteur homonyme des XIVe-XVe siècles. Jean II est en revanche un pontife actif, qui fait édifier à Alep, grâce à la contribution d’Issa réis, une nouvelle résidence patriarcale, moins exposée que celle de Sis. D’autres travaux, conduits sous l’autorité des patriarches de la Ville Sainte et confiés pour certains au docteur Grégoire de Darôn (Krikor Darôntsi) et à son élève Malachie de Terdjan [Tercan] (Maghak‘ia Terdjantsi) (v. n° 44, 45, 46, 56), sont entrepris à Jérusalem, où le catholicos s’emploie à assainir les finances de la congrégation de Saint-Jacques, tandis qu’un édit de confirmation du patriarcat délivré en 1517 par Sélim Ier y consolide la présence arménienne.

Confrontés à l’arbitraire des chefs turcomans et aux dévastations des compagnies djélali, qui bouleverseront l’Asie Mineure au tournant des XVIe-XVIIe siècles, les détenteurs du siège de Sis auront aussi à combattre les ambitions de plusieurs anti-catholicos et à s’assurer la fidélité de Jérusalem et de Constantinople, dont ils devront eux-mêmes diriger les affaires à plusieurs reprises. Au-delà, leur ministère a pour toile de fond les sollicitations de Rome, résolument renouvelées avec la promotion de la Propagation de la foi par les papes Grégoire XIII et Grégoire XV, et la guerre des diocèses qui oppose leur siège à Édchmiadzin. On les trouve souvent établis à Alep. Si l’austérité et l’humilité de Khatchadour Ier Tchorig (1550/1-1560) vont alimenter longtemps les récits populaires, pour leur part, Azaria Ier de Djoulfa (Azaria Dchoughayétsi, 1581-1601) et Jean IV d’Aïntab (Hovhannès Aynt‘abtsi, 1602-1621) se signalent par leurs relations nuancées avec Rome, de même que par leurs interventions répétées destinées à libérer le couvent patriarcal de Jérusalem des lourdes créances engendrées par la pression fiscale ou par l’obligation qui lui est imposée de racheter périodiquement ses droits. Ils encouragent aussi les constructions et les rénovations. À Sis l’église Sainte-Sophie est devenue église patriarcale et une église du Saint-Sauveur (Sourp P‘rguitch), dite alors « royale », lui est associée. La ville compte en 1587 douze autres églises et chapelles. Parallèlement, Sis perpétue une riche tradition de chant sacré et de notation neumatique. Au XVIIe siècle, son école continue d’être réputée celle « des neumes », comme l’école de Mouch [Muş] – allusion au monastère de Saint-Jean (n° 56) – celle « des Psaumes ».

La légitimité du siège de Sis, voire sa suprématie, trouvent en Siméon II de Sébaste [Sivas] (Siméon Sépasdatsi, 1633-1648) leur plus résolu défenseur, comme en témoigne sa correspondance avec Philippe Ier d’Aghpag (P‘ilibbos Aghpaguétsi, 1633-1655, v. n° 34), alors catholicos à Édchmiadzin. Ces deux sièges exercent leur autorité sur un territoire désormais divisé entre les pouvoirs perse et ottoman, auprès desquels chacun d’eux trouve occasionnellement appui. En 1638 une lettre de conciliation est adressée par Siméon II à Édchmiadzin. Mais il faut attendre la grande assemblée de Jérusalem, qui réunit en 1652 auprès du patriarche Asdwadzadour III de Darôn (Asdwadzadour Darôntsi) les deux catholicos Philippe Ier, détenteur du siège d’Édchmiadzin, et Nersès Ier de Sébaste (Nersès Sépasdatsi, 1648-1654), nouveau détenteur de celui de Sis, pour qu’un accord soit conclu sur la répartition des diocèses et la nomination des évêques. Un des effets de cet accord sera cependant l’aggravation du conflit entre Édchmiadzin et le siège catholicossal d’Aght‘amar (v. n° 17). Dans la seconde partie du XVIIe siècle, les tensions se reportent sur l’activité des milieux latinophiles, qui tentent de soumettre non seulement le patriarcat arménien de Constantinople à leur influence, mais aussi le siège de Sis. Le catholicos Théodore II de Sébaste (T‘oros Sépasdatsi, 1654-1657) séjournera en 1656-1657 à Constantinople pour contrecarrer leurs initiatives. Mais Khatchadour III de Galatie (Khatchadour Kaghadiatsi, 1657-1674), qui leur est acquis, parvient à lui succéder à Sis, favorisant la dissidence d’une partie du clergé et des fidèles. Au cours du long conflit ainsi amorcé, plusieurs catholicos, contraints à abdiquer ou apostasier, chercheront leur salut à Rome.



La chapelle Saint-Édchmiadzin, façade ouest (Archives départementales de l’Eure, 36 Fi 825, fonds Gabriel Bretocq 1918-1922).

C’est Jean V de Hadjën (Hovhannès Hadjëntsi, 1705-1721) qui entreprendra de relever le siège de Sis, non sans avoir dû, pendant quelques années, partager sa fonction avec Pierre II de Bérée [Alep] (Bédros Périatsi, 1708-1710), période pendant laquelle il s’installera au monastère de Saint-Jacques de Hadjën (n° 96). C’est là que se retirera aussi Jean VI de Hadjën, intronisé en 1729, après qu’en 1733 Mahmoud Ier a accordé à la famille Adchabahian, de Sis, gardienne de la dextre de l’Illuminateur, le privilège de pourvoir le siège catholicossal. Entre 1733 et 1865, cette famille fournira au trône de Sis une série continue de catholicos. Leur avènement a lieu dans des circonstances difficiles, à la fois marquées par l’opposition d’Édchmiadzin et les intrigues du parti latinophile, et par les violences et la rivalité des chefs turcomans : Divanoghlou établis dans la région de Sis, Khozanoglou dans celle de Vahga. Les trois premiers Adchabahian, tous frères, mourront assassinés en 1737, 1758 et 1770. Luc 1er (Ghougas Adchabahian, 1733-1737), sacré à Vahga des mains même de son prédécesseur, active l’école du patriarcat, qui prendra le nom d’université Saint-Nersès de Lampron. Il rénove l’église de la Sainte-Mère de Dieu et les autres bâtiments du couvent de Sainte-Anne. Michel Ier (Mik‘ayel Adchabahian, 1737-1758) est contraint, quant à lui, de reprendre par firman impérial aux dissidents catholiques, en 1741, l’église dont ils s’étaient emparés à Alep ; mais il ne pourra s’opposer à la création dès 1739 d’un patriarcat arménien catholique, installé à partir de 1749 dans le mont Liban. Otage des conflits tribaux, Gabriel Ier (Kapriel Adchabahian, 1758-1770) est massacré par les Khozanoghlou, auxquels plusieurs sources attribuent également la mort de ses deux successeurs, le lettré Éphraïm Ier (Ép‘rem Adchabahian, 1771-1784), et Théodore III (T‘éotoros Adchabahian, 1784-1796).

C’est à l’initiative de ce dernier, dont l’investiture avait eu lieu à Constantinople en présence du nonce d’Édchmiadzin, que la dextre de saint Grégoire l’Illuminateur, conservée depuis le XVe siècle à Sis dans la demeure des Adchabahian, rejoint les reliques du couvent patriarcal, enrichissant d’une dignité nouvelle la titulature des détenteurs du siège de Sis, désormais « catholicos de tous les Arméniens, patriarches de la Maison de Cilicie, servants de la dextre du saint Illuminateur ». L’œuvre des Adchabahian ne prendra cependant toute sa dimension qu’avec Cyriaque Ier le Grand (Guiragos Adchabahian, 1797-1822), qui installe le couvent patriarcal sur les pentes de la citadelle de Sis, sur le site escarpé de l’ancienne résidence royale. Le Nouveau Couvent, qui exclut une partie des vestiges des constructions primitives et se voit délimité par une enceinte, se constitue entre 1797 et 1810 autour de l’église Sainte-Sophie, elle-même entièrement remodelée et flanquée de plusieurs chapelles et d’un clocher. Bien qu’autorisée, et en dépit du parti pris d’une architecture volontairement ramassée, cette initiative vaudra à Cyriaque Ier une condamnation à mort, à laquelle il n’échappera définitivement qu’après son entrevue avec Mahmoud II en 1820. Il mourra néanmoins empoisonné par les Khozanoghlou en 1822. Cette œuvre de redressement ne pourra être poursuivie par ses successeurs, qui verront leurs efforts perpétuellement ruinés par les exactions et les violences des tribus turcomanes, les obligeant à maintes reprises à abandonner Sis pour Adana ou d’autres lieux. Michel II (Mik‘ayel Adchabahian, 1832-1855) affrontera de plus l’opposition du Conseil religieux du Patriarcat de Constantinople, qui tentera de lui imposer une procédure d’autorisation préalable pour la nomination des évêques. Dernier des Adchabahian, Cyriaque II (Guiragos, 1855-1865) est contemporain de la promulgation en 1860-1863 de la Constitution nationale arménienne dans l’empire Ottoman, qui renforce considérablement les attributions et prérogatives du Patriarcat arménien de Constantinople. Il revivifie temporairement l’école du catholicossat, qui avait périclité, mais surtout, il obtient du pouvoir impérial l’envoi d’une armée pour soumettre les Khozanoghlou et autres beys campés dans la montagne.

Les dispositions de la Constitution nationale relative à l’administration des diocèses et les pouvoirs octroyés au Patriarcat de Constantinople devaient inévitablement engendrer une querelle de compétence avec les catholicossats d’Aght‘amar et de Sis. La tentative d’un neveu des Adchabahian, alors évêque d’Alep, d’occuper le trône de Sis en 1866 sous le nom de Cyriaque III échouera à la suite des interventions du Patriarcat, qui le mandera à Constantinople par le truchement des autorités avant de l’exiler jusqu’en 1876 au monastère d’Armache (n° 78). Élu catholicos dans l’intervalle, Mgrditch Ier Kefsizian (1871-1894) n’en combattra pas moins l’application des dispositions constitutionnelles dans son ressort et l’abaissement projeté de son siège au rang de prélature, alors que, dans le même temps, le catholicossat d’Édchmiadzin, désormais en territoire russe, a déclaré Sis illégitime en contravention à l’accord de 1652. Il s’appuie notamment sur l’assemblée synodale qu’il réunit en 1880 à Sis, et dont il défendra les résolutions à Constantinople jusqu’en 1881, sans pour autant qu’une entente s’établisse avec le Patriarcat. La situation matérielle du couvent patriarcal de Sis ne cessera cependant de se dégrader malgré le terme qui avait été tardivement mis aux extorsions des beys, les efforts du catholicos se portant davantage sur Marache [Maraş], Aïntab [Gaziantep], où il fonde une école, ou Alep.

Après la mort de Mgrditch Ier Kefsizian, les exigences du gouvernement impérial et celles du Patriarcat ne permettront de pourvoir le siège catholicossal qu’en 1902. Sahag II Khabayan († 1939), dernier catholicos à résider à Sis, personnalité d’une exceptionnelle stature, se distinguera à la fois par son attitude conciliante à l’égard d’Édchmiadzin – où trône alors Mgrditch Ier Khrimian, le « Petit Père » du peuple, (v. n° 1 et 53) – qu’il acceptera de considérer comme un siège suprême, et par sa fermeté à l’égard de Constantinople sur la question des nominations. Avec courage, il tentera de soulager la misère du couvent de Sis et d’y entretenir un séminaire qu’il se verra pourtant par deux fois contraint de fermer, en 1903 et en 1909. Prélude du génocide de 1915, les massacres fomentés en 1909 par les Jeunes Turcs du Comité Union et Progès, au pouvoir depuis 1908, ensanglantent toute la Cilicie. Avec le soutien des instances arméniennes de Constantinople, Sahag II œuvrera sans relâche pour relever les ruines, établir des orphelinats, des écoles ou des fabriques. C’est dans cet élan que le surprendront successivement la Grande Guerre et le Grand Crime (Medz Éghern) – le génocide des Arméniens. Assigné à résidence à Jérusalem puis à Damas, contraint d’accepter en 1916 le titre de catholicos-patriarche des Arméniens de Turquie que le gouvernement lui attribue en même temps qu’il abolit la constitution nationale, qu’il ordonne la fusion des catholicossats de Sis et d’Aght‘amar et soumet à cette nouvelle entité les patriarcats de Constantinople et Jérusalem, Sahag II assiste à la déportation et à l’extermination des son peuple. Peut-être, les relations qu’il a conservées avec Djémal Pacha, Ministre de la Marine et chef de la IVe Armée ottomane, ont-elles pesé dans la décision prise par ce dernier de soustraire à la mort certains déportés de Syrie et de Palestine ; mais l’attitude de Djémal Pacha s’explique aussi par le différend qui l’oppose à la branche dure du Comité Union et Progrès et par les tractations secrètes qu’il mène avec l’Entente. Avec la fin des hostilités, Sahag II retourne aux côtés des rescapés en Cilicie, où se sont établies les forces françaises. Pourtant, avec le retournement de la diplomatie française, qui aboutit à la signature de l’accord d’Angora [Ankara] avec les Kémalistes en octobre 1921, la Cilicie est évacuée. À juste raison, les Kémalistes sont perçus comme les continuateurs des Jeunes Turcs et les déportés qui étaient rentrés doivent repartir pour un nouvel exil. La population arménienne de Sis est évacuée en juillet 1920 vers Adana tandis que celle de Hadjën [Sayimbeyli] (v. n° 96) et d’autres villes est abandonnée à son sort. Sahag II quitte définitivement Adana en décembre 1921 pour rejoindre à Chypre et dans les territoires syro-libanais sous mandat français les réfugiés arméniens survivants.

Chargé du poids d’une longue histoire et témoin inébranlable d’une succession de tragédies, Sahag II, désormais catholicos « de la Grande Maison de Cilicie », sera, avec son coadjuteur Papguen Ier (Papguen Ier, Gulessérian, 1931-1936), l’artisan de la renaissance de l’institution ecclésiale du catholicossat de Sis, qu’il parviendra à installer au Liban, à Antélias, et à laquelle seront transférés les diocèses du patriarcat de Jérusalem.



Vue générale ouest : bloc absidial de l'église Sainte-Sophie avec la chapelle Saint-Édchmiadzin, 1943 (Kéléchian, 1949, 749).

Les bâtiments du siège catholicossal de Sis comprenaient, dans l’Ancien Couvent, situé au sud-ouest de la ville :
• L’église Sainte-Anne ou de la Sainte-Mère de Dieu, à coupole, vraisemblablement édifiée en 1423, restaurée en 1734, et dont le porche abritait la sépulture des plus anciens catholicos et de plusieurs prélats.

• Des bâtiments communs, dans lesquels avait été installée au XIXe siècle une école.

Dans le Nouveau Couvent :


Plan d’après (Gergian-Nordiguian, Les Arméniens de Cilicie, 2012: Restitution du plan de la Cathédrale à partir d'un plan de R.Edwards,DOP, 1982, fig 24.)

• L’église cathédrale Sainte-Sophie (A), église palatine fondée en 1226, devenue église patriarcale au XVIe siècle puis transformée et agrandie en 1797-1810 : basilique triabsidiale à toit en bâtière surbaissée au dessus de la nef centrale et à deux rampants couvrant en contrebas les nefs latérales, plus étroites. Celles-ci donnaient, de part et d’autre de l’abside centrale – semi-saillante – dans des absidioles à double niveau. Quatre piliers libres et quatre autres engagés, dont deux dans l’arc triomphal, soutenaient l’édifice, que prolongeait à l’ouest un porche à cinq arches, dont deux latérales, surmonté d’une tribune ouverte sur les nefs. Avant les années 1850, celle-ci avait été remplacée par une tribune intérieure en bois et les ouvertures primitives converties en fenêtres. L’église était éclairée par une série de fenêtres et d’oculi situés en hauteur. À l’intérieur, les murs et piliers engagés étaient en grande partie lambrissés de carreaux en faïence de Goudina [Kütahya] ; près du premier pilier nord était placé le trône catholicossal, face au chœur, et à l’extrémité ouest de la nef nord la tombe du catholicos Cyriaque Ier, bâtisseur de l’église. On accédait par le chœur à une crypte ou un caveau. Flanquée aux angles nord et sud du chevet de contreforts arrondis en saillie, l’église cathédrale Sainte-Sophie mesurait, porche compris, près de 40 m de long sur 20,4 m de large ; avec les contreforts, la largeur du chevet atteignait 22,4 m.



Abside centrale de l'église Sainte-Sophie après la destruction de l'autel (Archives départementales de l’Eure, 36 Fi 788, fonds Gabriel Bretocq 1918-1922).

• La chapelle Saint-Grégoire l’Illuminateur (B), édifice à coupole sans tambour mesurant 5 × 5,4 m à l’intérieur, accolé au mur nord de l’église Sainte-Sophie et communiquant avec elle.

• Dans le prolongement à l’ouest de la chapelle précédente et communiquant avec elle, la chapelle du Saint-Esprit (C), plus élevée, mesurant 5,4 × 5,4 m à l’intérieur ; également surmontée d’une coupole, elle abritait le trésor. Ces deux chapelles constituaient ensemble un bloc de 13,5 × 6,4 m disposé le long de la façade nord de la cathédrale.

• Bâtie contre la façade sud de la cathédrale, avec laquelle elle communiquait, la chapelle Saint-Édchmiadzin (D), mononef d’environ 14 × 6 m, surmontée d’une coupole à facettes.

• À l’angle du chevet de la chapelle Saint-Édchmiadzin et de la cathédrale, une tour-clocher (E) de 4,6 × 4,1 m d’emprise, dont la hauteur n’excédait pas toutefois celle de Sainte-Sophie.

• Une enceinte, servant de mur de soutènement à l’est et montant irrégulièrement et obliquement vers l’ouest le long de la pente rocheuse, pour s’achever en pointe au sommet du domaine conventuel. Des logis s’y adossaient au sud et au nord au-dessus des portes primitives. Une troisième porte plus haut placée avait été ouverte dans la muraille nord : elle donnait accès à la grange et aux écuries.

• Des communs – cuisine, four, celliers, réfectoire, bains – et le bâtiment du séminaire.

• Divers logis, alignés parallèlement à la muraille est ou constituant des pavillons distincts.

• La résidence patriarcale, vaste construction cruciforme à boiseries, dont la grande salle était agrémentée d’un décor peint sur enduit. Elle avait été édifiée, comme le reste des bâtiments conventuels, entre 1797 et 1810.



Plan générale restitution d’après (Gergian-Nordiguian, Les Arméniens de Cilicie, 2012: Restitution du plan de la Cathédrale à partir d'un plan de R.Edwards,DOP, 1982, fig 24.)

Du couvent patriarcal de Sis dépendaient la ferme de T‘il ou T‘lan, qui couvrait quelque 2.000 arpents et possédait un moulin. Le couvent avait aussi un moulin à Sis, ainsi que des maisons, boutiques et jardins à Sis et Marache. Quant au trésor, il était notamment composé de plusieurs reliquaires, d’objets d’orfèvrerie et de dinanderie, de vêtements sacerdotaux – plus de 820 pièces au total – et d’une précieuse bibliothèque de 145 manuscrits.

Confisqués après la rétrocession de la Cilicie à la Turquie, tous les bâtiments du catholicossat de Sis ont été ravagés et méthodiquement détruits. L’Ancien Couvent a entièrement disparu. Quant au Nouveau Couvent, il n’en reste que des vestiges. La démolition de l’église Sainte-Sophie a commencé dès les années 1915-1918. En 1943, il ne restait de la cathédrale que le bloc absidial ; au nord, les chapelles Saint-Grégoire et du Saint-Esprit avaient été arasées, et au sud, celle de Saint-Édchmiadzin étaient déjà mutilée ; à l’arrière, le clocher avait été abattu jusqu’à mi-hauteur. Dans les années 1980, on ne voyait plus de ces ruines que deux assises du chevet de Sainte-Sophie au-dessus du soubassement, le caveau du chœur et quelques pans de mur de Saint-Édchmiadzin toujours visibles en 2009. Un réservoir a été creusé à l’emplacement de la nef et des chapelles nord de la cathédrale et le site ultérieurement boisé. Du Trésor de Sis n’ont pu être sauvées qu’un très petit nombre de pièces, dont la dextre de saint Grégoire l’Illuminateur. Tous les manuscrits ont disparu ou péri, à l’exception de deux : le célèbre Évangile enluminé de Partzerpert [***], daté de 1248, et le grand rituel dit « de Sis », daté très certainement de 1311, dans lequel plusieurs catholicos ont déposé depuis le XVIe siècle la mention autographe de leur accession au trône.

Aram Ier, catholicos de la Grande Maison de Cilicie, a saisi en avril 2015 la cour constitutionnelle d’Ankara en vue de la restitution du couvent patriarcal de Sis et de ses dépendances. En attendant de statuer, la cour constitutionnelle a transmis la requête du catholicos au ministère turc de la Justice. L’avis défavorable émis par celui-ci en mai 2016 a été contesté dans les délais requis par le catholocossat.



Vue sud de la chapelle Saint-Édchmiadzin, 1943 (Kéléchian, 1949, 749).

Berbérian, 1871, 98-101, 166-167. Bezdiguian, 1927, passim. Savalaniants, 1931, i, 550 ; ii, 902-906. Ormanian, 1959-1961, ***, 1959. Pivazian, 1960, 12-33, 197-204, 265-273. Album, 1965, passim. Akinian, 1968, 251-272. Éghiayan, 1975, ***. Aznavorian, 1978, 16-17, 29-51. Edwards, 1982, 168-170, fig. 24-29. Edwards, 1983, 134-141, fig. 47-66. Taniélian, 1984, ix, 90, 96. Gulésserian, 1990, passim. Djemdjémian, 1996, 226. Correspondance, 1999, passim. Mutafian, Van Lauwe, 2001, 76-77. Dédeyan, 2003, ii, 1264-1268. Kévonian, 2004, 27-136. Tachdjian, 2004, ***. Kévorkian, 2006, 832-839. Mutafian, 2012, i, 224.


073
37° 26' 43" N
35° 48' 50" E
Église Sainte-Sophie et siège catholicossal de Sis
Սիսի Սուրբ Սոփիա եկեղեցի եւ կաթողիկոսական Աթոռ

Centenaire du génocide des Arméniens 1915-2015

Dernière modification par Pascal Nicolaides (22-05-2019 18:05:55)

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#37 23-05-2019 15:30:50

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

On peut voir avec les deux posts précédents le comportemental de l'internaute PN se comportant comme un tagger compulsif et agité cherchant à profiter du mouvement des gilets jaunes.
#17090

Dernière modification par Adic2010 (23-05-2019 15:43:46)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#38 23-05-2019 15:42:30

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

Adic2010 a écrit:

On peut voir avec les deux posts précédents le comportemental de l'internaute PN se comportant comme un casseur agité cherchant à profiter du mouvement des gilets jaunes.
#17090

Ne va pas trop loin dans la stupidité....je n'ai rien à voir de près ou de loin avec ta rengaine obsessionnelle des gilets jaunes...
Il faut te soigner mon vieux...et vite !

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#39 23-05-2019 16:41:58

Armen_P
@rmenaute
Réputation :   52 

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

Alors, voila:
Quelqu'un, en l’occurrence JP lance un sujet...
Deux ou trois personnes répondent...
Et ensuite adic s’empare du sujet et le détourne à son unique profit...
quelques rares posts  sont venus timidement tenter de rejoindre une discussion mort née, et voila le "travail" d'adic qui vient parasiter de ses délires ce forum...
Pascal, il faut savoir qu'ici le flood est le domaine réservé d'adic._


La culture, c'est comme la confiture:
Moins on en a, plus on l'étale.
Les titres y compris auto proclamés, idem...

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#40 23-05-2019 17:39:15

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

Armen_P a écrit:

Alors, voila:
Quelqu'un, en l’occurrence JP lance un sujet...
Deux ou trois personnes répondent...
Et ensuite adic s’empare du sujet et le détourne à son unique profit...
quelques rares posts  sont venus timidement tenter de rejoindre une discussion mort née, et voila le "travail" d'adic qui vient parasiter de ses délires ce forum...
Pascal, il faut savoir qu'ici le flood est le domaine réservé d'adic._

Finalement je me demande s'il ne serait pas un"animateur officiel" des Forums ? Avec lui il y a de l'ambiance ! Sans lui les interventions seraient sans doute plus limitées...un brin de folie salutaire,en somme...
La censure est parfois un peu... élastique car il bénéficie d'un capital sympathie.
Une excellente chose est de déplacer ses interventions dans les rubriques adéquates tandis qu'il les essaime n'importe où...

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#41 23-05-2019 19:44:38

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

neutral  La THÉMATIQUE de départ de ce 'thread' était Bruno LEMAIRE qui était un homme politique de l'EURE. Les hommes passent ou vont ailleurs ; le département, les institutions départementales et/ou communales restent sur place : les données les concernant, peuvent ainsi être réutilisées localement et en particulier dans la Société civile.

Il est aussi important de penser dans la durée et au niveau du terroir de la France profonde et de sa diversité -et non pas seulement au diapason des actualités médiatico-franco-euro-parisiennes... souvent à la sauce politico-politicienne. N'est-ce pas ?

Ceci dit... et au-delà des deux posts précédents à blablas creux de nos deux compères habituels    hmm   roll   lol  , SVP, revenons au département.(27) de l'EURE.

http://photos.geni.com/3f/1a/8d/c5/323511430250004224/miv76hej/3f1a8dc54173885f_large.jpg . https://static.openedition.org/covers/OB/editionsbnf/1133/1133-225x270.jpg . http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/images_6/pays/france_autin.jpg . Ainsi il y a le médiéviste Henri OMONT 1857-1940 qui est né à 27000.ÉVREUX ~~ DATA.BNF ~~ NOTICE BIOGRAPHIQUE / PERSÉE : Bibliothèque de l'École des chartes, Année 1941  102  pp. 371-378.

Henri OMONT a en particulier étudié le "GLOSSAIRE D'AUTUN" Latin-Arménien commencé avant le Xème Siècle (voir à ce sujet le post#8 du 'thread' concernant la Région Bourgogne - Franche-Comté).

Omont en fait une publication dans la revue Bibliothèque de l'École des Chartes, 1882, t.LXIII, pp.563-64 / GALLICA


https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62023040/f13.medres - Pages consacrée à Henri OMONT, dans le livre de Frédéric Macler, la France et l'Arménie à travers l'art et l'histoire - Esquisse, Paris 1917

- Henri OMONT, Missions archéologiques françaises en Orient aux xviie et xviiie siècles (2 vol.), collection de documents inédits sur l’histoire de France, Paris, Imprimerie nationale, 1902.  << sur GALLICA ou ARCHIVE.ORG ??

neutral    MERCI AUX ARMÉNAUTES DE BONNE VOLONTÉ DE LA MAJORITÉ SILENCIEUSE

- D'EN PARLER (COMME HABITUELLEMENT ET TOUT NATURELLEMENT) AUTOUR DE VOUS, À VOS ASSOCIATIONS, AUX CCAF RÉGIONAUX, À LA SOCIÉTÉ DES ÉTUDES ARMÉNIENNES, ETC, ETC.   smile

- https://www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/images/thumb/7/7f/Evreux.bd.jpg/250px-Evreux.bd.jpg OU MIEUX ENCORE D'EN INFORMER DIRECTEMENT LES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE L'EURE, LES BIBLIOTHÈQUES MUNICIPALES D'ÉVREUX, SES LYCÉES-COLLÈGES, RADIO-LOCALES, LA PRESSE DÉPARTEMENTALE, ETC, ETC...    wink

HATCHOGHOUTYOUN TSEZ.

#17131

Dernière modification par Adic2010 (23-05-2019 20:02:27)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#42 23-05-2019 19:55:51

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

Pascal Nicolaides a écrit:

Armen_P a écrit:

Alors, voila:
Quelqu'un, en l’occurrence JP lance un sujet...
Deux ou trois personnes répondent...
Et ensuite adic s’empare du sujet et le détourne à son unique profit...
quelques rares posts  sont venus timidement tenter de rejoindre une discussion mort née, et voila le "travail" d'adic qui vient parasiter de ses délires ce forum...
Pascal, il faut savoir qu'ici le flood est le domaine réservé d'adic._

Finalement je me demande s'il ne serait pas un"animateur officiel" des Forums ? Avec lui il y a de l'ambiance ! Sans lui les interventions seraient sans doute plus limitées...un brin de folie salutaire,en somme...
La censure est parfois un peu... élastique car il bénéficie d'un capital sympathie.
Une excellente chose est de déplacer ses interventions dans les rubriques adéquates tandis qu'il les essaime n'importe où...

Comme il fallait s'y attendre Adoc repart avec sa dialectique de café du commerce...Et si on parlait un peu de comportemental
en enfermement post-génocidaire d'Adoc, hein ?

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#43 24-05-2019 00:34:30

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

Suite au post#41 plus haut concernant le médiéviste Henri OMONT né À ÉVREUX, il y aura des institutions à informer-sensibiliser aux travaux arménologiques qu'il a pu faire...

http://www.immaculee-evreux.com/immaculee/IMG/jpg/collegeetlogo.jpg  . http://www.scholastiquemukasonga.net/home/wp-content/uploads/2013/11/M%C3%A9diatheque-d%E2%80%99Evreux.png. http://actu-et-histoire.fr/wp-content/uploads/2016/02/EVR-logo-signature-fond.jpg . https://www.salisbury.anglican.org/mission/international-links/evreux/diocese-devreux/image_small

L'HISTOIRE D'ÉVREUX ~~ LES BIBLIOTHÈQUES D'ÉVREUX ~~ LES LYCÉES-COLLÈGES ~~ LE DIOCÈSE ~~ SALON DU LIVRE ~~ CONSEILLERS MUNICIPAUX >> LA CULTURE & JUMELAGES ? ~~ RADIOS LOCALES[/url][/u] ~~ ARCHEOPHILES.27

http://briand-lyc.spip.ac-rouen.fr/IMG/siteon0.jpg?1535448254
#17165

Dernière modification par Adic2010 (24-05-2019 01:09:40)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#44 24-05-2019 09:57:44

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

A déplacer Forum le Monde Arménien rubrique Histoire. !

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#45 24-05-2019 11:00:58

Adic2010
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

Au-delà de ces données historico-culturelles arménisantes et encyclopédiques, les arménautes comprennent que cela nous est de multiples clefs-passerelles-atouts qui nous donnent accès à la Société civile dans le présent et sur le terrain.

C'est cette Société civile et professionelle qui vote et élit ses représentants politiques. Les CCAF régionaux, la Société des Études arméniennes, le G2IA, nos différentes associations, ont du boulot à s'organiser sur le terrain.
#17191

Dernière modification par Adic2010 (24-05-2019 11:01:23)


http://www.globalarmenianheritage-adic.fr/flags/turquie.JPG RUBRIQUE #85 . ANKARA~DIYANET~COJEP~PEJ ottomanisant-kémalisant L'ISLAM DE FRANCE ??

PENSONS À L'INFORMATION ARMÉNO-HISTORICO-CULTURELLE FRANCO-CITOYENNE FACE AUX RÉSEAUX TURCO-NÉGATIONNISTES EN FRANCE.

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#46 24-05-2019 11:27:21

Pascal Nicolaides
@rmenaute

Re: 27.Eure~données départementales de la SociétéCivile ~ Informer GdA1915

Adic2010 a écrit:

Au-delà de ces données historico-culturelles arménisantes et encyclopédiques, les arménautes comprennent que cela nous est de multiples clefs-passerelles-atouts qui nous donnent accès à la Société civile dans le présent et sur le terrain.

C'est cette Société civile et professionelle qui vote et élit ses représentants politiques. Les CCAF régionaux, la Société des Études arméniennes, le G2IA, nos différentes associations, ont du boulot à s'organiser sur le terrain.
#17191

Et c'est reparti ! Le Maître du Flood a parlé !... A lui seul il conseille la société civile et toutes les associations arméniennes...Quel talent !!!

Dernière modification par Pascal Nicolaides (24-05-2019 11:29:19)

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